La Stylettante

jeudi 3 décembre 2020

Respect...

gettyimages-947314198-2048x2048

C'est avec une profonde tristesse que j'ai appris, ce matin, le décès de Valéry Giscard d'Estaing. Est-il besoin de rappeler qu'il a été Président de la République de 1974 à 1981. Le plus dur a été, certainement, de trouver un titre à ce billet pour lui rendre ce court hommage. C'est la Une un peu outrageuse de Ouest France avec un rappel perfide aux diamants de Bokassa qui m'a soufflé cette notion de respect. Oui, respect pour cet homme moderne, trop peut-être pour l'époque à laquelle il a été élu. Cette image de lui en compagnie de Simone Veil s'est imposée tout de suite car en tant que femme, je ne peux pas oublier qu'il a dépénalisé l'avortement. Il a favorisé l'intégration des handicapés dans le monde du travail ainsi que le divorce par consentement mutuel. Le reste ? Tous nos hommes politiques ont des boulets à la cheville. Ne retenir que la stature athlétique et élégante d'un homme que j'ai croisé trois fois dans la vraie vie. Lycénne, j'ai milité en cachette de mes parents dans les "jeunesses giscardiennes". Je l'ai, ensuite, croisé pressé mais courtois en me frôlant d'un pas vif sur un trottoir du 16ème arrondissement où il résidait. Une troisième, il y a trois ans, au Salon du Livre à Versailles. J'aimais sa plume tout particulièrement pour ses "bluettes" autour de l'amour et de la chasse. Il faut que je retrouve ce livre que je me souviens avoir beaucoup aimé pour son ambiance feutrée mais non moins épicée au coeur de la Sologne. En bref, dire que je conserve pour cet homme politique un infini respect.  


Une jupe d'automne Prince de Galles

PhotoCollage_1606486951378[22919]

Voici la première pierre d'une collection capsule à venir. Une jupe couleur d'automne et Prince de Galles dans un tissu bi-extensible de chez Tissus.net qui m'a donné du fil à retordre. C'est le défaut des commandes en ligne. On est souvent déçu par la couleur ou la matière à l'arrivée du colis mais par les temps qui courent comment faire quand le premier magasin de tissu se trouve à 70km ?... De surcroit malgré la facilité du modèle Burda déjà éprouvé, j'ai réussi à faire une bêtise monumentale. J'ai coupé le dos d'un tenant. N'ayant qu'un seul mètre de tissu, j'ai du poser ma fermeture éclair sur la couture de côté et ça gondole. Il faut dire que j'ai oeuvré le jour où tout allait de travers; blog en panne, doublon dans une commande de Noël, etc... La voici quand même terminée et je pense qu'elle sera portée malgré ses défauts bien planqués sous le pull-over... Ou pas, car en prenant ces photos, Jules a fait chuter mon téléphone. Ecran cassé et surchauffe. Il a donc du m'offrir un nouvel engin. Je crois que ça m'arrangeait car ce Huawei ne me branchait pas du tout. Il était intrusif et me renvoyait vers des articles de presse en rapport avec la moindre de nos conversations. Incroyable mais vrai. De plus, il cristallisait sur lui tout ce que j'ai détesté de cette année étrange et ce, depuis ce jour de février où je l'ai acheté à la hâte parce que le mien n'était plus adapté à certaines applications indispensables. Retour donc aux fondamentaux en ce mois de décembre, en téléphonie et dans ma garde-robe mais pas que... Affaire à suivre.   

mercredi 2 décembre 2020

Ma charlotte au chocolat

DSC05261

Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas réalisé de charlotte au chocolat. Jules adore ça. Moi, moins. Je voulais marquer le coup à distance pour le premier anniversaire de mes deux petits bouchons lyonnais. Moule Tupperwar offert par Belle Maman, l'année de mon mariage. Ainsi, elle est encore un peu avec nous. Il date mais résiste malgré le nombre incalculable de charlottes qu'il a façonnées au temps où mes enfants étaient petits. Il risque de reprendre du service avec les petits enfants. Recette modifiée au fil des années pour un résultat à la fois plus gourmand et plus raffiné. 

  • Biscuits à la cuillère (un petit paquet suffit pour ce moule)
  • 1 tablette de chocolat à pâtisser
  • 2 gros oeufs
  • 1/2 brique ou 15 cl environ de crème liquide
  • 1 tasse de café fort
  • 1 cuillère de sucre glace
  • 2 cuillères de Gin 

DSC05263

Faire fondre le chocolat au bain-marie. Bain-marie impératif sinon le chocolat perd sa qualité. Séparer le jaune des blancs d'oeuf. Battre les jaunes et ajouter le chocolat fondu. Incorporer les blancs monté en neige avec beaucoup de délicatesse. Battre la crème entre crème fouettée et Chantilly avec une cuillère de sucre glace. Ajouter avec tout autant de délicatesse au mélange mousseux chocolat. Préparer un sirop avec de l'eau, du café fort, un peu de sucre et du Gin. Tremper les biscuits et les placer autour du moule. Mettre la moitié de la mousse au chocolat, une couche de biscuits, de la mousse et terminer par une couches de biscuits. Tasser avec le couvercle hermétique comme ici ou avec une assiette. Mettre au frais au moins une nuit. Démouler et servir avec des copeaux râpés de chocolat ou n'importe quelle décoration pâtissière. 

Posté par Armelle-L à 06:58 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

mardi 1 décembre 2020

En décembre, retrouver "l'essentiel"...

IMG_20201124_111142[22895]

Voici le mois de décembre. C'est la dernière ligne droite sur une année qui restera marquée dans notre mémoire collective. Une année où chacun d'entre nous aura vécu ce temps de pandémie et de confinement selon son ressenti et son mode de vie. Retrouver avant les fêtes "l'essentiel" ou presque puisqu'il demeure impossible de retourner prendre un café au zinc ou en terrasse. On peut, en revanche, aller chez le coiffeur, acheter des fleurs et des collants si on souhaite, même chez soi, en mode cocooning, se mettre en robe. On nous autorise vingt kilomètres ce qui pour moi ne rime à rien. Je reste au milieu des vignes. Alors, pour fêter décembre, voici une potée de jancinthes vendues sur le marché Saint Louis de Versailles. Je suis rentrée avec, plus glorieuse que si j'avais déniché un trésor. Si tout va bien à Noël, nous serons tous ensemble. Si tout va bien, si chacun respecte le protocole sanitaire indispensable à l'essentiel car l'essentiel, à mon sens, c'est retrouver le droit de circuler librement sans cette maudite attestation, entrave à notre liberté individuelle. Un comble au pays des droits de l'homme... En attendant fébrilement les fêtes, je vous souhaite, malgré tout, un bon mois de décembre.  

dimanche 29 novembre 2020

Un an déjà et premier dimanche de l'Avent

UN AN

Deux menottes soudées dans l'action. Faire des sottises à quatre mains, c'est tellement mieux et nos jumeaux en font voir de sacrées, déjà, du haut de leur première année à leurs parents. Il faut dire qu'aller à la crèche, c'est apprendre des plus grands plein de choses à (ne pas) faire. En bref, en ce premier dimanche de l'Avent, nos deux bouchons lyonnais vont souffler à distance leur première bougie et j'enrage. Dans une vie avant Covid, nous aurions couplé leur anniversaire et la Fête des Lumières. Nous aurions passé un super moment en famille et à deux à faire nos emplettes de Noël dans les belles boutiques de Lyon. Il nous faut nous résigner à ne voir Canaille et Canaillou que sur WhatsApp en ce moment. Le temps nous parait long. Histoire de marquer le premier dimanche de l'Avent, je vais faire ma crèche et allumer une bougie. La première des quatre qui nous mèneront à cette douce nuit de la nativité. Bon dimanche à tous et joyeux anniversaire à mes twins coquins.

Posté par Armelle-L à 07:29 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


samedi 28 novembre 2020

Francis Perrin alias Mongeville ou inversement

Mongeville-France-3-Mauvaise-foi

Si je m'endors devant certaines séries de France 2 ou France 3, Francis Perrin alias le Juge Mongeville parvient à me faire sourire en ces temps troublés. Le personnage de fiction me plait infiniment. Je crois qu'il ressemble pour beaucoup à l'acteur original, homme de théâtre avant être homme de télévision aux côtés de la pétillante et fraîche Gaëlle Bona. J'étais heureuse, samedi dernier, de voir qu'il avait quitté Bordeaux pour la bonne ville de Lyon que j'affectionne particulièrement. Mongeville a la rondeur et la malice d'un Francis Perrin glissé dans la peau d'un Molière malgré lui sur les tréteaux des Grandes Ecuries à Versailles lors d'un Mois Molière partilèrement savoureux. L'acteur, ancien directeur du Théâtre Montansier avec François de Mazières, maire de Versailles a co-fondé ce fameux festival de théâtre et de musique estival en plein air. Alors évidemment, il s'y produit de temps en temps. J'ose espérer que lorsque nous retrouverons une vie post-Covid, il viendra présenter la pièce qu'il interprète avec son fils, Louis atteint d'autisme et pour lequel il se bat. Oui, on espère. En attendant, le sémillant juge continue à m'amuser de ses enquêtes policières sur le petit écran. 

¤ Molière malgré Moi ¤ - La Stylettante

C'est d'extrême justesse que nous avons pu accéder aux dernières places libres dans le théâtre en plein air des Grandes Ecuries pour cette première du Mois Molière. Nous étions pourtant arrivés de bonne heure mais la foule était nombreuse pour venir applaudir Francis Perrin dans une pièce de sa composition, "Molière malgré Moi".

http://www.stylettante.net

vendredi 27 novembre 2020

Re-confinement, semaine 4, la tête ailleurs...

PhotoCollage_1606402008511[22911]

J'ai bien failli ne pas trouver matière pour alimenter cette rubrique hebdomadaire. Du reste, j'ai décidé que ça serait la dernière fois quelle que soit l'issue de cette crise sanitaire. Voici donc une quatrième semaine de re-confinement, la tête complètement ailleurs. Je plane depuis que, samedi dernier, je suis allée à Versailles. Je regarde pousser cette potée de jacinthes achetée sur le marché de la ville royale et ça me fait du bien. J'ai cuisiné de manière roborative alors que la perspective des fêtes à passer, finalement, en famille me dicte de maintenir le cap côté régime. Tant pis. J'ai succombé à la bavette sauce au gorgonzola et noix. C'était délicieux tout comme le pain maison fait sans machine avec de la farine exprès achetée chez les Mousquetaires. Insolite cette nacelle au-dessus du clocher de l'église de mon village. Ce n'est pourtant pas Notre Dame. Hier, il a fait beau et nous avons parcouru la campagne à un kilomètre autour de chez nous. Etrange ce lavoir sur le Grand Morin au milieu de nulle part et très loin des habitations. Et puis ces petites pommes rouges sur le ciel bleu comme des boules de Noël. C'était réellement, une semaine sans grande importance, un pont entre deux rives puisque dès demain, nous allons pouvoir reprendre nos visites de maison.

Posté par Armelle-L à 07:27 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : , , ,

jeudi 26 novembre 2020

C'est moche, c'est bleu mais c'est chaud...

IMG_20201124_144209

Comme une polaire taillée dans un tissu trop épais, d'un bleu peu à mon goût commandé chez Caréfil parce que la polaire cousue l'année dernière à force d'être portée commence à être élimée. Couture dans l'urgence sans réelle motivation sinon celle que d'avoir chaud pour trainer dans cette grande maison où la pompe à chaleur peine à maintenir une température confortable. Sous couverture d'aides de l'Etat, on nous pousse à installer ces engins qui rament pour peu qu'ils se trouvent en bout de ligne et que toutes les maisons en amont tirent sur le courant électrique. C'est un truc dont je ne veux pas si je parviens à acheter une maison.

IMG_20201118_101054

IMG_20201124_144228

En bref, je n'ai pas aimé coudre cette polaire et pour le même modèle que celle ci-dessous dans un tissu plus fin mais non moins chaud, j'ai fait chauffé machine à coudre et surjeteuse. De plus, ce patron de 2010 a été revu et corrigé dans le Burda Easy de printemps avec des lourdeurs en moins au niveau des parmentures. J'ai percuté trop tard mais si je dois récidiver, ca sera sur ce modèle plus récent et mieux ajusté. Je vous avais promis de m'atteler à la confection d'un jean. Projet remisé au début de l'année prochaine car j'ai envie de facilité en attendant un colis pour un haut de Noël inspiré par un instagrameuse à partir d'un patron Fibremood. Ca changera de mes sempiternelles petites robes noires de fin d'année et ça sera violet à paillettes. Rien que ça, je vois vos pupilles briller. Affaire à suivre après les fêtes...

Verte polaire pour vie au vert - La Stylettante

Beaucoup moins glam que Sofia, la polaire mais hautement nécessaire pour vivre au vert. Ceci d'autant que j'abhorre celle achetée à la va-vite chez Sport 2000 avant notre séjour chamoniard, trop grande et trop serrée à la fois.

http://www.stylettante.net

mercredi 25 novembre 2020

La tarte aux pommes classique de chez classique

IMG_20201115_112015[22838]

Toutes les semaines, je me masturbe les neurones pour trouver une idée de dessert dominical. Les blogs inspirants et les émissions culinaires diverses et variées sont là. Sauf que la tarte aux pommes telle que la faisait ma grand-mère revient toujours sur le dessus du panier quand j'ai le moral au fond des chaussettes. C'est à dire souvent en ces temps de confinement. Voici donc la pâte sablée sans artifice avec :

  • 250 grammes de farine
  • 125 grammes de beurre à température ambiante
  • 70 grammes de sucre glace ou, pourquoi pas semoule
  • 1 jaune d'oeuf
  • 1 pincée de sel
  • 1 cuillère à soupe de lait
  • 3 pommes (Reinette ou Canada)
  • sucre blond de cane

Sabler la farine et le beurre. Faire un puit. Ajouter le jaune d'oeuf, le sucre, le sel et le lait. Pétrir à la main, sans robot, jusqu'à obtenir une belle pâte à réserver une heure au frais au moins. Etaler dans un moule à tarte rond pour rester dans l'esprit vintage. Cranter à la fourchette les bords de la pâte. Garnir avec soin de lamelles de pommes (ici des Canada). Saupoudrer de sucre de cane blong. Mettre au four thermostat 210° pendant 15 minutes et encore 15 minutes à 180°. Voilà, c'est prêt. A savourer comme une madeleine de Proust tiède ou refroidi. Le succès est toujours garanti !

lundi 23 novembre 2020

Une parenthèse enchantée

IMG_20201121_110232[22851]

Samedi, une parenthèse enchantée à Versailles sous un ciel insolemment bleu. Une respiration dans ce long tunnel du re-confinement avec cochée sur l'attestation dérogatoire, la case "assistance à personnes vulnérables". Non, pas lui ci-dessus car il va bien. Il respire sur sa place d'Armes désertée par les cars de tourisme. Il est fort aise puisque sa Chapelle Royale, lentement, se déchafaude et laisse entrevoir les ors de sa flamboyante restauration. Mes parents, aussi, vont bien. Ils sont autonomes mais leur grand âge m'a permis de leur rendre visite avec à la clé une belle et saine promenade dans les rues de la ville royale.

IMG_20201121_110341

IMG_20201121_110623

L'automne est la saison qui illumine et sculpte le mieux les merveilles de l'architecture versaillaise. Sous le soleil ou dans les brumes de novembre à l'image des bâtiments des Archives Communales de  la ville, ici sur l'avenue de Paris. Régulièrement, ce lieu abrite des expositions très intéressantes. En ce moment, la culture est mise à mal par ce fichu virus. Le confinement nous prive de nombre de choses essentielles et met en évidence ce besoin que nous avons d'aller et venir à notre guise. Alors, vivement...

IMG_20201121_104016

PhotoCollage_1605977440590

IMG_20201121_103810

Sur le parvis de la Cathédrale Saint Louis, le marché du samedi m'a rappelé assez cruellement que choix et qualité me font défaut là où je vis. Impossible de trouver des clémentines par exemple. C'est donc avec infiniment de plaisir et de gourmandise que je me suis ravitaillée en agrumes. J'ai même pu acheter des fleurs et le traiteur italien servait des expressos. L'odeur de son café embaumait jusque dans la rue.

IMG_20201121_103922

IMG_20201121_103101

IMG_20201121_103128

IMG_20201121_102620

Je suis entrée dans la Cathédrale par une porte lattérale. Beaucoup de personnes étaient pieusement recueillies devant l'autel où se sont mariés mes parents, il y a presque 62 ans. J'ai mis un cierge et j'ai prié, moi aussi, un peu à l'écart devant l'autel-privilégié de la Vierge. Là, où si tout va bien d'ici l'Avent, sera installée la crèche de Noël. La Cathédrale était baignée d'une lumière divine tombée depuis les vitraux que mes photos ne restituent en rien. Photos prises de biais pour ne pas gêner ce temps de recueillement.

IMG_20201121_102347

IMG_20201121_101312

IMG_20201121_100242

Nous étions garés rue Royale mais avant d'aller déjeuner chez mes parents, j'ai perdu mes pas dans le Quartier Saint Louis. Rue d'Anjou, Maman a vécu chez ma tante quand elle a débarqué à Versailles pour trouver du boulot. Elle a trouvé Papa dans une brasserie à l'angle de l'avenue de Sceaux. C'est aujourd'hui, une banque. Il y avait le tram à cette époque qui passait là. Versailles change oui et non. Sa lumière m'enchante et me régénère. Pour preuve, elle a effacé de mes joues cette satanée paleur que je traine depuis la fin du mois d'août. De là à dire que je somatise mon manque d'être tenue loin de ce et ceux que j'aime, il n'y a qu'un pas. Il faudra pourtant faire avec jusqu'au déconfinement. Ensuite... On verra.