1

Argenteuil dans le Val d'Oise, hier un peu avant 15 heures. Des groupes bretons en coiffe et costume se mettent en place pour le défilé du Festival Pariz Breizh. Malgré la pluie qui menace de tout gâcher, ils posent avec le sourire pour le plus grand bonheur des passants.

2

3

4

5

On croise des retardataires dans la rue qui se hâtent vers l'Hôtel de Ville d'où partira le cortège. Dernière retouche aux coiffes et attaches de bijoux. Le breton, rôdé aux grains, est vraiment prévoyant. Des paniers circulent chargés de parapluies. De très beaux visages tout sourire. Comment résister au pouvoir d'attaction de la culture bretonne, forte même hors ses murs, dans cette ville de banlieue populaire et cosmopolite ?

6

7

8

9

10

11

12

13

14

Le cortège encadré par des voitures de police s'étire sur toute l'avenue principale de la ville fermée à la circulation. Il se rend à la salle des fêtes en bord de Seine. Nous le suivons au son des binious et des bombardes. Les applaudissements pleuvent sur le passage des ces deux enfants.

15

16

17

18

19

A mi parcours, les groupes s'arrêtent pour exécuter ridées et gavottes. Même le soleil a l'air d'apprécier puisqu'à ce moment et à cet endroit précis, il déchire les nuages et se frotte les yeux !

20

21

22

Après l'effort, le réconfort ! Parvenu à la salle des fêtes tout le monde se rue sur les stands de crêpes et ceux qui vendent des produits gastronomiques bretons. Même la littérature enfantine est écrite en breton. Pour Petit Poucet, il faudrait que ma mère qui parle la langue couramment se dépêche de transmettre son savoir. Pour ma part, si je ne parle pas ou peu, je le comprends puisque ma grand-mère maternelle ne parlait pas un traître mot de la langue de Molière. J'ai surtout retenu ses jurons.... Nous avons passé un bien bon moment et vive la Bretagne !