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Dimanche, il est à peine 10 heures lorsque nous franchissons la Porte Saint Antoine pour accéder au domaine. Versailles s'éveille, diaphane apparition dans la brume matinale et sous les ors de l'automne. C'est ainsi que je l'aime. Peu de monde encore. Seuls des joggeurs et des promeneurs amoureux de ce théâtre de nature hors normes. Il fait frais et du terreau des feuilles mortes monte une odeur suave et sensuelle.

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Devant tant de magie les mots sonnent creux..

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Balade silencieuse dans ce décor royal, le long de la Grande Prairie où les moutons ne sont pas encore levés de leur lit de pâture. Au loin, l'ombre tutélaire du Château se dessine en contre-jour. Premier dimanche de gratuité des mois d'hiver, il attend ses visiteurs. Nous remontons tranquillement l'allée Saint Antoine en longeant le Petit Trianon où git la souche, vestige du tulipier de Marie Antoinette planté en 1681 qui, s'il a survécu à la tempête de 1999 s'est définitivement éteint lors de la canicule de 2003. Les visiteurs affluent, il est temps de battre en retraite.

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Place du marché, sortie de messe à Notre Dame, il y a foule. Je viens de faire pas moins de 8 kilomètres à pied entre domaine et centre ville. A Versailles, on marche bien, les pieds anesthésiés par la beauté des lieux.  J'ai faim et je mords sans vergogne dans cette bombe atomique, un bostock. Il s'agit d'une pâtisserie à base de brioche façon pain perdu, de crème d'amande et de chocolat dont Ladurée et la maison Lenôtre se disputent la paternité mais avant eux, Marie Antoinette. On n'en trouve pas partout. Gourmandise à haute teneur en calories, c'est une petite tuerie ! C'était Versailles, un dimanche matin en automne.