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Détail architectural d'une maison bourgeoise sur le boulevard de la Reine à Versailles. Dans ma ville, ces belles maisons sont démollies pour laisser place à du béton. C'est crève-coeur et révoltant. En place  de ces bâtisses élégantes, on érige des immeubles sans âme qui, dans quatre ans, comme celui où  je vis, accuseront, déjà, les outrages du temps. Le grand froid et les pluies diluviennes, chez moi, ont mis à nu les fers à béton et soulevé les dalles de la terrasse. Force est d'admette qu'on savait mieux bâtir autrefois que maintenant.

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J'ai besoin, une fois par semaine, d'aller à Versailles pour reprendre ma respiration. On n'est pas obligé d'aller au château, en cette saison, asphyxié par le tourisme de masse. Le centre ville est si agréable avec ses accents quasi provinciaux. On a, parfois, du mal à s'imaginer à seulement 18 km des portes de Paris. Pour s'en convaincre, il suffit de se poser en terrasse sur la place Charost. On se croirait dans un village. Comme le quartier de Montreuil, c'en était un, autrefois. Celui de Bel-Air. Acheter du pain bio chez ce petit nouveau, le Pain Journel, qui a une côte ascendante. Il parait qu'il est fort bon.

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J'attends la quille et, comme un prisonnier dans sa cellule de prison, je barre les jours sur un calendrier jusqu'au 1er octobre. A cette date précise, Jules sera officiellement à la retraite. Vivement. Se dire pour se donner du courage que nous ne passerons pas les fêtes de fin d'année à la même adresse. En attendant, offrir ces fleurs baignées d'une douce lumière, sur le marché aux fleurs, à Nelly pour son bouquet du vendredi et vous souhaiter bon weekend.