semaine rocambolesque

La semaine dernière a été éprouvante et, surtout si on la toise avec un peu d'humour, rocambolesque. Elle a débuté par ce gros disque solaire, brûlant comme la lave dès son lever à 6 heures 30 du matin. Fenêtres et volets fermés n'ont servi à rien. J'ai vécu 48 heures avec 32° dans mon appartement. Alors, vous imaginez bien que mardi soir, une séance cinéma dans une salle bien climatisée s'est imposée. Dans la torpeur, recevoir cette jolie carte d'une amie blogueuse avec laquelle je corresponds depuis plusieurs années. L'amitié virtuelle est aussi sacrée que celle dans la vraie vie, je trouve.

Une jolie robe à la vitrine de chez Naf-Naf pour rêver et me pincer car mon assureur auquel je suis fidèle sans le moindre accro depuis 1992 m'apprend qu'il ne pourra plus m'assurer car les conditions ont changé. Ils ne couvrent plus les "jeunes conducteurs". Je viens de fêter le 5 août, mon 38ème anniversaire de permis mais je n'ai pas eu de voiture perso depuis plus de trois ans. Comme au Monopoly, retour à la case départ. Sur mes états passés, il m'assure un mois, un mois seulement, à 150€ réglés cash par CB en me priant d'aller me faire voir chez DA... Tout en sachant que la première année, le moindre clash me fera dégringoler dans la catégorie "grands malusés" et qu'on me taxera d'une prime à 3000€ l'année !

Depuis un mois que nous avions passé commande de ce véhicule en prévision du jour où Jules va rendre à son employeur son véhicule de fonction pour une retraite bien méritée, nous avions hâte de la récupérer. Nous avions rendez-vous chez le concessionnaire, samedi en fin de matinée et j'avais demandé à ma banque d'effectuer un virement à son ordre. "C'est le mois d'août, ils n'ont pas le personnel, ils ont oublié..." Qu'à cela ne tienne, je ferai avec un chèque de banque moyennant 25€50 de frais. Qu'on en finisse et point barre. Sauf que vendredi, quand j'ai téléphoné pour confirmer ma venue à l'agence le samedi dès l'ouverture, je me suis vue envoyer chier. Moyennant un mail interne rappelant point par point, toutes les conversations téléphoniques entretenues avec eux depuis le 2 août, j'ai obtenu bon gré, mal gré, mon chèque à l'heure prévue. Tout a changé et pas en bien dans cette agence de Crécy la Chapelle. Je n'ai jamais vu une directrice d'agence aussi vulgaire. Crécy aussi a changé. J'ai compris qu'il me fallait définitivement tourner la page sur ce pan de mon passé et avancer...

Avancer et aller au marché Notre Dame à Versailles, dimanche matin, pour respirer. Versailles, en centre ville, si tranquille, si sereine, si apaisée loin des foules du château... provinciale. Nous aurions du manger au restaurant pour fêter le 38ème anniversaire du jour où nous sommes sortis ensemble, Jules et moi. Nous avons préféré nous faire un festin d'un poulet rôti de chez Marguerite avec des petites pommes de terre nouvelles sautées. En dessert, j'ai craqué chez Bigot pour ce baba au rhum délicat et corsé ! C'est les vacances et il me faut occuper Jules avant notre départ. Ca me fait flipper pour le moment venu de son départ à la retraite... C'est pourquoi je vous donne rendez-vous, samedi, pour un nouveau billet.