crémaillère

Samedi soir, ma fille avec un an de retard, pendait sa crémaillère. C'était surtout pour elle l'occasion de réunir ses anciennes élèves qu'elle a formé aux rudes rudiments de son métier de tapissière à l'Ecole Boulle. C'est ma cadette qui a poussé à la roue pour que je sois présente avec, pour mission, si je l'acceptais d'inviter Mamie Pépin à fumer le calumet de la paix. Nous nous étions levés tôt pour aller visiter caves et maisons en Champagne et je serai volontiers restée à la maison plutôt que remettre le cap sur l'Essonne pour honorer ce buffet plus que copieux. Je me suis goinfrée de canapés vautrée sur un canapé Chesterfeld que ma fille doit relooker avant de le rendre à son propriétaire.

J'ai, cependant, passé ma soirée à flipper pour la sécurité de Petit Filou, lilliputien au mileu des invités et des enfants déchaînés, son grand cousin en tête. C'est ainsi que j'ai zappé Mamie Pépin. Il faut dire qu'avec son chien-chien à mémère dans les bras, elle me hérissait un peu le poil. J'avoue ma phobie des yorkshires. N'appelez pas madame Bardot, tout de suite, j'ai réussi à me maîtriser.

C'est alors que nous allions prendre congé que ma fille m'a rappelé à l'ordre. Inviter Mamie Pépin à déjeuner. Sur l'instant, elle a fait des mines, elle a refusé pour finalement accepter. Date est prise pour mi-novembre et j'ai du pain sur la planche car Mamie Pépin viendra accompagnée de son homme et de son fils, tous deux deux chefs cuisiniers. Mon menu est déjà prêt. Souris d'agneau de mon boucher versaillais avec ce fameux gratin dauphinois, recette signée Thierry Marx. En dessert, des panna cotta-mirabelles sachant que Mamie Pépin avait vivement apprécié la version groseille du 3ème anniversaire de notre Petit Poucet, commun. Et pour faire bref, nous avons passé une bien belle soirée !