je porte ce que je couds

Hier, après la pluie, les températures ont chuté. Mon moral aussi. La mélancolie s’est sournoisement installée. J’ai remisé en haut du placard mes nippes trop légères avec pas mal de mes illusions. J’ai enfilé avec bonheur jean et gilet du commerce. La fièvre du tout fait maison est tombée comme un soufflé.

Je suis loin d’être assez habile pour me coudre une garde-robe entière même, si j’ai vivement apprécié de boucler ma valise en un temps éclair grâce à mes marinières. Un jean, deux jupes, une robe en jersey qui ne froisse pas et le tour était joué. La marinière est pratique car elle va partout et avec tout. Cependant que reste-t-il des quelques pièces ci-dessus à porter l’été prochain ? La robe, uniquement, mais je doute qu’elle survive au retour du printemps car le coton-élasthanne de chez Rascol est de mauvaise qualité.

Au seuil de l’automne, à la veille du départ à la retraite de Jules, je dois tout repenser. J’ai juré de ne plus acheter en ligne. Je préfère toucher l’étoffe, jauger de sa qualité, être certaine du coloris. Ce sont mes bonnes résolutions de rentrée. Je dois, aussi, m’appliquer davantage à mes finitions car j’ai l’art de tout bâcler. L’automne, le vrai étant enfin arrivé, je ne tarderai pas à vous montrer une jupe et un cardigan very old school cousus sans entrain, juste pour tuer le temps et m’occuper les mains. Ensuite, on verra, l’année prochaine, si tout va bien…