le compromis théâtre

Dimanche, il faisait un temps merveilleux sur les grands boulevards. Paris, le dimanche, retrouve un visage avenant et les terrasses faisaient le plein. Nous avions pris des billets pour une comédie interprétée par Pierre Arditi et Michel Leeb. J'aurais du me méfier en achetant mes billets car le Théâtre des Nouveautés à moins de monter en gamme s'il est intimiste, est très mal fichu. La visibilité est réduite. Heureusement, il s'agit d'un dialogue entre deux amis de longue date dont l'un a appelé l'autre pour donner du crédit à la vente de son appartement à un acquéreur aussi "beige que son imperméable". Ca fuse. Arditi et Leeb sont deux orateurs brillants et, eux-mêmes, emportés par les fous rires des spectateurs peinent à contenir leur envie de rire aussi de leur farce Dommage, aussi, cette négligence vestimentaire très actuelle car mon voisin était certainement venu en petite foulée dans sa tenue de foot et puait la transpiration. Il m'a gâché le spectacle. On ne devrait pas laisser entrer dans une salle de spectacle, les gens dont le tenue vestimentaire tient plus du Stade de France que d'un théâtre qui, aussi mal fichu soit-il, reste un petit bijou dont le foyer vient d'être rénové à l'antique. Ceci et les téléphones portables qui sonnent à tue-tête en pleine représentation. Le théâtre s'est démocratisé, certes, mais ne pourrait-on pas rester propre sur soi et bien élevé ?!