mardi 30 avril 2019

Les halles et la Brasserie du Boulingrin

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Ces halles du Boulingrin si j'en avais entendu parler, je ne les avais jamais visitées. Cet édifice à l'architecture curieuse et impressionnante abrite le marché du centre ville. Le bâtiment a été construit lors de l'entre deux guerres. Il a été rénové en 2012 pour reprendre du service. C'est parce que nous cherchions pour aller diner une place de stationnement gratuite que nous avons pu le découvrir. Nous cherchions, aussi, un restaurant et le hasard a voulu que la brasserie située en face nous convienne parfaitement.  

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Cet espace immense qui, le vendredi soir, héberge un petit marché bio m'a rappelé, un peu par son architecture et ses dimensions l'aéroport du Bourget. J'ai tout de suite imaginé le grand marché du samedi matin et ses espaces restauration pris d'assaut. La lumière du soleil couchant entrait à flot donnant à l'ensemble une illusion de cathédrale des temps modernes. C'est vraiment saisissant.

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le Boulingrin

A vrai dire, nous avions repéré quelques restaurants sur la place Drouet d'Erlon avant d'aviser cette brasserie où les habitués entraient joyeusement alors que nous consultions une carte alléchante sur le trottoir. Nous sommes donc entrés. Fort heureusement, il restait une table car il convient de réserver dans cet établissement qui tient le haut du pavé rémois depuis 1925. Au menu du marché à 27€, une cuisine de marché justement avec des asperges rôties sous un oeuf mollet, un risotto crevettes, coques et sauce au champagne dont mon palais se souvient encore. En dessert, une tartelette à la rhubarbe sous sa crème au citron. En résumé, une adresse où j'ai fermement l'intention de revenir tellement c'est sympa et bon !

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* La Brasserie le Boulingrin - 31, rue de Mars - 51100 Reims *

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lundi 29 avril 2019

Reims, sa Cathédrale Notre Dame et son architecture art-déco

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Alors que Notre Dame de Paris flambe encore, fragile, sous les assauts de la météo dans notre esprit, Notre Dame de Reims nous apparait comme la promesse d'une reconstruction efficace. Cette vielle dame de pierre qui a fêté ses 800 ans en 2011, depuis son parvis, impose par son élégance et la charge de son histoire puisqu'elle a été théâtre du sacre de nombre - 33 au total -  de nos rois de France.

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Ce chef d'oeuvre de l'art gothique a connu lors de la première guerre mondiale un incendie qui l'a quasi détruite, de fond en comble. Elle s'en est relevée à l'aide d'une charpente en béton considérée comme une prouesse architecturale. Elle abrite de très beaux vitraux dont ceux dessinés par Marc Chagall - non photographiés - et ceux-ci, modernes et lumineux, oeuvre de Ini Knoebel, cadeau de l'Allemagne à la France pour son jubilé de 2011. Lorsque nous sommes sortis, le soleil brillait de tous ses feux et j'ai failli rater l'Ange au sourire - à droite - sculpture médiévale elle aussi sauvée grâce à l'émission d'un timbre de 5F. 

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Entre nuages et éclaircies, nous sommes partis en balade dans ce quartier central de Reims, commerçant et animé. De l'Opéra à la Fontaine Subé surmonté d'un ange, allégorie à l'eau du département de la Marne. Nous avions pique-niqué et avons avisé la maison Waïda, pâtissiers de père en fils depuis trois générations, sur cette place Drouet d'Erlon pour nous offrir un goûter bien mérité.

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Dans cet écrin élégant art déco entre, mosaïques, bois précieux et velours carmin, nous avons vivement apprécié l'amabilité du service. Jules a pris un chocolat à l'ancienne et un glace maison. J'ai été sage avec un thé dit des moines et une tartelette aux pommes. Alentours, on trouve toutes ces chaînes de restauration sans âme au service anonyme. Je les zappe volontiers quand je trouve sur ma route une telle maison.

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A l'issue de la Grande Guerre, Reims est une ville de ruines, à feu et à sang. Il faut la reconstruire de part en part. La ville refusera le projet de l'Etat jugé peu ambitieux pour le confier à un architecte américain. En 1922, ce sont plus de 2000 permis de construire qui seront déposés en mairie. Voici pourquoi, il faut visiter Reims, le nez levé vers le ciel pour admirer toutes ces façades art-déco. L'immeuble Kodak a été le premier  doté d'un ascenseur. Pour finir, revenir au siècle second de notre ère avec cette Porte de Mars, vestige gallo-romain qui vient d'être rénové dans le cadre d'un vaste chantier de 10 millions d'euros pour la refonte totale des Promenades Jean-Louis Schneiter. Reims est une ville à aimer passionnément. Elle pétille...

dimanche 28 avril 2019

Balade champenoise - La Montagne de Reims

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Cette virée, à quelques jours de déménager, n'était pas prévue au programme. Pour tout vous expliquer, j'ai trainé Jules en Champagne pour le Marché du Tissu de Reims. Nous avons pris le chemin des écoliers pour traverser le sublime Parc Naturel Régional de la Montagne de Reims. Le soleil non plus n'était pas à l'agenda et pourtant, il a brillé et allumé d'une sublime lumière ce paysage ondulé et ondulant de vignes, de forêts, de patîs et de rivières où la flore est à la noce.

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La Marne partie de Langre pour rejoindre la Seine joue à cache-cache avec nos yeux et se fond, sinueuse, dans le paysage. Elle est vert émeraude sous ce ciel un peu chahuté de printemps. Si nous nous sommes arrêtés pour pique-niquer devant la chapelle sur la première photo, nous n'avons fait que parcourir en voiture ce parc naturel. Tout est prévu pour la randonnée pédestre ou en vélo. Je me souviens la première fois que je suis allée à Reims via cette route, un jour de décembre pour le marché de Noël, il neigeait et, pourtant, même hivernale, cette nature est très belle. A voir si vous passez par là.

jeudi 25 avril 2019

Paris en vrac - la French Touch

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La French Touch c'est visiter Paris à bord d'une 2CV à présent. C'est tendance, certainement très inconfortable mais tellement plus crazy que regarder se dérouler Paris à bord d'un banal autobus. Et puis les chauffeurs de ces voitures d'un autre temps sont jeunes, sympathiques, séduisants. Comment résister à l'appel d'une telle chevauchée ? Ceux-ci avaient l'air de bien se marrer, à fond la caisse sur les pavés.

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Sans ordre et sans chronologie, au  hasard de mes pas dans Paris, un billet complètement échevelé avec des terrasses de bistrots dont celle très belle de la rue Chanoinesse à laquelle il convient de rendre visite au mois d'avril quand sa glycine est à l'apogée de sa floraison. J'avais ce rituel, autrefois. Le Procope institution parisienne, la maison Sauvage, rue Buci, des vitrines, des terrasses, un atelier d'artiste et ce pigeon qui regarde Notre Dame avec effarement. Certainement son perchoir habituel a-t-il brûlé. Et puis des BD, celles de mon enfance chez ce bouquiniste en bord de Seine. Paris en vrac, un matin d'avril comme je les aime.

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mardi 23 avril 2019

Notre Dame de Paris - état des lieux

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Notre Dame de Paris, état des lieux à peine une semaine après le sinistre de ce maudit lundi. Elle garde la face côté parvis, chancelante mais debout. Pourtant à mesure qu'on la contourne via le quai de Montebello, puis le Pont de l'Archevêché et, enfin, la rue du Cloître Notre Dame, on mesure l'ampleur des dégâts. Louer le professionnalisme des pompiers de Paris car sans leur travail acharné à combattre le feu, Notre Dame aurait pu ne plus être à ce jour qu'un tas de ruines. On est passé très près d'une castastrophe bien pire. 

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Etat des lieux car la reconstruction de la cathédrale prendra du temps, beaucoup de temps, une décennie ou plus et, non pas cinq ans comme envisagé par Monsieur Macron. Comme pour d'autres grands travaux à Paris, il ne fait aucun doute que je passerai faire des photos en me promenant. L'heure présente est aux constats, à l'enquête, aux purges et à la consolidation. Là encore, saluer ces professionnels des travaux périlleux qui même un dimanche pascal travaillent sans relâche perchés sur leur échafaudage léger pour conforter et étayer l'édifice en situation de grand péril.

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Et pendant ce temps, la Seine continue de couler et sur ses eaux, les bateaux mouches font recette. Pris d'assaut, ils sont bondés de touristes avides d'approcher Notre Dame au plus près par la voie du fleuve qui encercle l'Ile de la Cité. Une "base vie" s'organise autour du monument blessé. On croque Notre Dame au pastel ou, comme les journalistes de France 3 on campe au plus près de cette actualité "brûlante". Il est tôt et la foule est déjà dense, touristes et parisiens confondus.

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La rue du Cloître Notre Dame venait d'être rouverte au public lorsque nous sommes passés. Et là, on comprend que la noble dame a bien failli tomber. On frissonne à regarder l'étendue des dégâts et ce qui a déjà été étayé. Il va falloir des gestes précis de chirurgien pour évacuer l'échafaudage tordu et noirci des précédents travaux pour soulager l'édifice de son poids. On imagine que des spécialistes planchent malgré les jours fériés sur cet épineux problème. Dans la foule, curieusement, les gens murmurent entre eux comme si chacun craignait qu'un écho de voix porte préjudice à la structure du bâtiment malmené par le brasier.

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Passé le Pont d'Arcole, depuis le quai de l'Hôtel de Ville, on comprend très vite qu'il faudra redonner à Notre Dame sa flêche car il manque quelque chose à la vue. Pas n'importe quelle flêche futuriste comme on a pu en voir griffonnées à la hâte dans les médias. L'architecture et les vieilles pierres de l'Ile de la Cité conditionnent un projet plus classique. Etat des lieux, photos à l'appui qui je l'espère sera fait et bien fait par ceux qui valideront ce projet. J'étais pourtant une des premières à vouloir quelque chose de différent, en début de semaine dernière. Mea culpa... Paris sera toujours Paris.


lundi 22 avril 2019

Un top marine, vite-fait, bien fait

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Je me suis laissée surprendre par la brutale hausse des températures. Je ne m'en plains pas mais bien sur, je n'ai rien à me mettre... J'ai donc rouvert mon carton à tissus et je me suis attelée à ce petit top Burda vite fait-bien fait, en une après-midi chrono, pendant que Jules bouquinait sur la terrasse. Joli coton marine doux et soyeux de chez Tissus.net, infiniment agréable à travailler et à porter. Aucune prise de tête pour ce petit haut à associer sans modération avec un jean ou une jupe décontractée.

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A vrai dire, tous les soucis liés à mon déménagement sans cesse retardé ont fait déraillé mon régime. J'ai trouvé refuge dans le fromage et le chocolat. Mon poids s'en ressent. C'est quand j'ai ressorti mon blouson en jean que j'ai compris qu'il était urgent de renverser la vapeur. J'ai profité du jeûne du Vendredi Saint pour remettre le pied à l'étrier. Ce petit top un peu large était donc nécessaire... Prise de vue au soleil de Paris où nous avons fait, hier dimanche, une très belle balade avec une glace (tant pis pour le régime) fraise et bio chez Grom sur la rive gauche. Et de me dire que jamais, je ne pourrai vivre à plus de cent bornes de Paris !

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dimanche 21 avril 2019

Flan chocolat - Laurent Mariotte

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Du chocolat pour fêter Pâques sous forme d'un flan, recette Laurent Mariotte. A la télé, on a l'impression que ça se fait en cinq minutes alors que ce flan c'est quand même un peu de boulot. Ne serait-ce que pour ma pâte à tarte, Pierre Hermé, dont j'ai augmenté d'un tiers la quantité pour un flan bien haut dans un moule à manqué. La cuisson m'a donné un peu de fil à retordre car l'animateur préconise un four à 180° alors que 160° sur le mien était amplement suffisant avec un quart d'heure supplémentaire. La surface est donc un peu ternie et craquelée par un chaleur trop vive. J'ai rectifié le tir en cours de cuisson. Pour le flan, il vous faut :

  • 750 grammes de lait cru entier
  • 250 grammes de crème fraîche liquide 
  • 4 oeufs
  • 200 grammes de sucre
  • 250 grammes (1 tablette) de chocolat noir à pâtisser
  • 75 grammes de Maïzena

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Faire blanchir les oeufs avec le sucre. Ajouter la fécule. Pendant ce temps faire bouillir lait et crème. Au premier bouillon, hors du feu, ajouter le mélange oeuf et sucre. Remettre sur feu moyen et tourner jusqu'à ce que le mélange épaississe. Ajouter en petits carrés le chocolat. Bien amalgamer. Entre temps, on aura abaisser la pâte réservée dans son moule au frais. Verser la crème sur la pâte et mettre au four selon les consignes ci-dessus pendant une petite heure environ. Laisser au frais au moins une nuit. Le résultat est gourmand. Ceci pour vous souhaiter un bon dimanche et de joyeuses fêtes de Pâques.

NOTA : la tablette de chocolat photographiée n'est pas celle utilisée pour la recette. Elle est purement décorative.

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samedi 20 avril 2019

Candice Renoir - Saison 7

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Si France 2 se félicite de l'excellent démarrage de la saison 7 de sa série télévisée Candice Renoir, personnellement, je reste mitigée. Trop, trop, trop. Je trouve que la blonde Candice ricane trop, bêtement et mal à propos. Chaque année, au clap de fin de la saison, bien entendu sur un incident fâcheux qui nous questionnera tout au long de l'année, je me demande où je serai installée devant mon téléviseur pour le retour de la blonde héroïne tout de rose vêtue. Si j'ai baillé d'ennui sur le second épisode, vendredi soir, je sais que je vais certainement zapper les 9 et 10 pour cause de migration dans mon nouveau logement. Quoique les geeks que je remplace dans cette maison avaient des écrans de télé et d'ordinateur partout. Avec un peu de chance, même sans box, je vais pouvoir me raccorder à l'antenne sur le toit. Affaire à suivre en espérant quand même une saison 8, Cécile Bois laissant planer le doute sur ses intentions de poursuivre ou pas sa collaboration avec France 2. On verra bien en 2020.

vendredi 19 avril 2019

Bagatelle aux couleurs du printemps

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C'est drôle comme d'une année sur l'autre, même jour pour jour, la nature ne nous peint pas son tableau avec la même palette de couleurs. Bagatelle est un bijou aux portes de Paris, à l'orée du Bois de Boulogne. Hier, pour tuer ce temps trop long jusqu'à notre déménagement, histoire de profiter du beau temps, nous sommes allés nous balader dans ce parc botanique, tocade du Comte d'Artois et de Marie-Antoinette.

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En cette presque Pâques, les magnolias font de la résistance, les cerisiers japonais sont selon où ils se trouvent finissant ou à l'apogée de leur floraison, les tulipes illuminent parterres et pelouses. Il y a des clochettes et des coucous des bois partout. Les paons s'y fondent à la perfection. Hier, ils étaient paresseux et un seul a daigné faire la roue. Hélas, il était trop loin et je n'avais que mon petit appareil photo. Je ne sais pas si c'est nouveau mais nous avons croisé des coqs bien gras suivis de leurs poules, elles aussi bien replettes. En résumé, nous avons fait une superbe balade prêts à recommencer ce weekend pascal qu'on nous annonce fort beau. Je pense que Nelly trouvera à butiner dans ce billet quelques fleurs pour son bouquet du vendredi.

jeudi 18 avril 2019

* Le Fournil de Maisoncelles *

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Trente ans que je fréquente cette pizzeria au milieu de nulle part. Ou plutôt si au beau milieu des champs de blé et de colza, aux quatres vents du plateau briad. Pour la trouver, il faut quitter les grands axes pour se perdre sur une route qui serpente de Coulommiers à Meaux ou inversement. Et attention, à ne pas rater l'entrée du parking dans un virage. Le Fournil de Maisoncelles en Brie affiche, désormais crânement sur un panneau, qu'il régale ses clients depuis 1985. Ma première fois remonte à novembre 1988. Depuis trente ans, il est vivement recommandé de réserver sa table car c'est toujours complet alors que cette pizzeria ne se nourrit d'aucune publicité. Le bouche à oreille a depuis fort longtemps oeuvré pour sa réputation.

On a grisé les poutres et le pizzaiolo a changé mais l'ambiance familiale, chaleureuse et les pizzas généreuses demeurent sans faillir. Nous avons fêté là, dimanche, notre anniversaire de mariage avec un peu d'avance. J'ai opté pour la Briade avec ratatouille maison et Brie pour rester régionale. Jules s'est régalé d'une Troyenne avec andouillette, pommes de terre et jambon. Pour le dessert, j'ai dépassé mes limites car j'ai voulu tester cette glace aux macarons de Voulangis - Voulangis étant un hameau proche sur la commune de Crécy la Chapelle - Glace et macarons sans gluten, ni conservateur, un vrai régal que Jules a du finir car je n'en pouvais plus. Nous sommes repartis comme toujours depuis trente ans que ça dure, heureux et repus !

* Le Fournil de Maisoncelles - Ferme de Montgodefroy - 77580 Maisoncelles en Brie - Tél. 01.60.25.70.17