mercredi 22 mai 2019

Paris en vrac - Fenêtres sur cour

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D'abord, il y a lui, le pigeon parisien, le voisin le plus bruyant de cet immeuble avec fenêtres sur cour et vue sur les toits de Paris. Il roucoule du matin au soir, indifférent à notre présence. Heureusement qu'il est là car il arrive que même en plein Paris, le silence soit étourdissant. Non, je ne plaisante pas.

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Vues du dehors, ces façades en retrait qui ne paient pas de mine cachent de coquets appartements à l'image de celui de cette dame élégante que j'observe depuis près de dix ans, depuis que mon fils a acheté ce petit deux pièces cosy. J'aime compter les perles de la corniche du plafond non pas pour m'endormir car, débarquée là lestée d'une dette colossale de sommeil, je fais des nuits paisibles et complètes. Je fais retraite dans un silence quasi monacal et j'entretiens ma ligne en montant les six étages sans ascenseur auxquels je me fais plutôt bien. Je vais avoir une taille de guêpe telle celle-ci, en mosaïque sur la rampe du parking dans une rue proche. Le soir, je regarde le soleil couchant faire étinceler l'archange de Saint Michel des Batignolles, réplique de celui de l'abbaye du Mont Saint Michel. Oui, j'aime cette vie tranquille alors que passée la porte cochère de l'immeuble, on entre de plain-pied dans la vie trépidante de Paris.


mardi 21 mai 2019

Un peu de tout, beaucoup de rien #19#

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Un an, aujourd'hui, que j'ai lancé cette rubrique qui, semble-t-il, ne vous déplait pas. Je confesse avoir supprimé deux numéros pour ne garder aucun souvenir de ce début de mois de mai calamiteux. C'est là, en bord de Seine à la Frette que j'ai pris la décision de lever l'ancre pour quitter mon ancien appartement. Je ne le supportais plus et je me demande, à posteriori, comment j'ai fait pour tenir bon quatre ans dans cette banlieue fauve. La terrasse y était certainement pour beaucoup mais à force de vivre recluse et sédentaire dans mon quatrième étage, j'ai pris pas mal de poids...

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Poids en partie pulvérisé à déménagemer meubles et cartons. A gravir les six étages sans ascenseur chez mon fils, également. Aucun scrupule donc, à se faire plaisir avec un döner chez Zelal, avenue de Clichy. Régressif et délicieux. Des glaces, aussi, l'une à la griotte à Coulommiers chez Mouilleron et l'autre au calisson chez San Luis à Versailles. Je ne sais pas pourquoi, dimanche matin, j'ai goûté plus que d'habitude mon petit déj' au lit avec vue sur les toits de Paris. Le soulagement, certainement, d'avoir pris la bonne décision sauf en matière de stationnement parisien. Merci madame Hidalgo pour ces quelques 27€ quotidien. Du coup, dans les jours à venir, nous bougerons pour échapper à ce racket.

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Coulommiers et son élégant théâtre municipal au bord du Grand Morin. Où, je réalise que le Grand Morin a toujours été proche des endroits où  j'ai vécu tranquille et heureuse. J'attends donc avec impatience la semaine prochaine car nous serons à nouveau voisins. Le mois de juin devrait être plus serein.

dimanche 19 mai 2019

Intermède parisien

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Je ne sais pas si c'est l'âge qui me joue des tours mais jamais déménagement ne m'aura été aussi pesant et laborieux. De notre nouveau logement, nous n'aurons les clés que fin mai. Notre ancienne propriétaire s'impatientait aussi, avons-nous sauté le pas en fourrant meubles et effets dans un box. En attendant, nous squattons l'appart de notre fils aux Batignolles. Intermède parisien avec en toile de fond une vie de bohême, six étages sans ascenseur à gravir plusieurs fois par jour et des döners chez le turc de l'avenue de Clichy en guise de réconfort. Un carré de vignes et des roses le long des voies du RER, Porte de Clichy pour rêver des jours meilleurs et vous souhaiter un bon dimanche malgré la pluie.

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mercredi 15 mai 2019

Coulommiers - Le Parc des Capucins

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C'est régressif et c'est ainsi. A chaque fois que je perds pied, je file en Brie me réparer, me régénérer, me ressourcer. Coulommiers sous le soleil du mois de mai m'a accueilli les bras ouverts. Savez-vous que ce Parc des Capucins pourtant méconnu du plus grand nombre est un des plus beaux d'Ile de France. C'est un lieu apaisant pour les sens où flotte le mystère. Le mystère, entre fiction et réalité, de l'héroïne du roman de Madame de la Fayette, la Princesse de Clèves puisque ce lieu est cité à plusieurs reprises dans ce récit.

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Ce parc des 4 hectares situé en centre ville et lové dans une boucle du Grand Morin abrite les vestiges d'un château fort qui joua un grand rôle lors de la Guerre de Cent ans. Reconstruit au XVIIème siècle par Catherine de Gonzague, épouse d'Henri Ier d'Orléans, il fût détruit au XVIIIème siècle par le Duc de Luynes. Ne restent que quelques ruines et les deux pavillons des gardes. Dommage, les massifs de pivoines n'étaient encore qu'en boutons car le rouge sur tous ces verts très puissants, eau et végétal mêlés sont du plus bel effet. Ensuite, j'ai visité maisons et appartements. Dans deux semaines, je rentre au bercail. Après tant d'errance, il était temps de prendre cette sage décision.

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lundi 13 mai 2019

Balade aux Puces de Saint Ouen

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Dans un appartement aux trois quarts vide car nous avons logé une partie de nos meubles dans un box, nous nous ennuyons. C'est Jules qui a eu cette idée lumineuse. Aller aux Puces de Saint Ouen en nous garant Porte de Clichy où nous avons emprunté la nouvelle ligne du tram T3 bis. Pratique pour rejoindre la Porte de Clignancourt sans encombre et plutôt sympathique, un dimanche après midi hors foule.

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Une fois la zone des fripes et des nippes en bordure de périphérique passée, on accède au(x) marché(s) aux puces de Saint Ouen. Dans une ambiance compètement atypique pour qui ne connait pas ce lieu et son esprit, on découvre mont et merveilles. J'ai rêvé devant cette paire de fauteuils club, ceux-ci le cuir bien patiné et bien tanné mais aussi ces fauteuil de cinéma italien ou cette commode qui, si je la payais en monnaie sonnante et trébuchante me revenait à la moitié de son prix. 

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On trouve de tout aux Puces de Saint Ouen. Les perles cotoyent le vison, les revues de mode et les petites voitures de collection très vintage. Il y en a pour tous les goûts. J'ai craqué pour un Modes et Travaux de juillet 1961 dans lequel j'ai, enfin, trouvé le modèle de pull d'été au crochet que je dois me faire pour l'été. De nos jours, les modèles ne sont ni si précis, ni si détaillés et bien trop loose. Je vous reparlerai de ce journal car il raconte, aussi, une époque révolue à tout point de vue.

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Saisissantes collections de tire-bouchons, de cafetières en émail, de moulins à café et de nécessaires à toilette délicatement peints. Bien sur, nous n'avions ni le temps vraiment, ni le coeur aussi à parcourir l'ensemble de ces puces et nous sommes cantonnés au Marché Vernaison qui se trouve être les plus anciennes puces de Saint Ouen. Nous avions repéré, la semaine dernière, chez Maisons du Monde des miroirs baroques à mettre au-dessus des cheminées. A Saint Ouen, nous en avons vu de bien plus beaux au même prix... certainement négociable avec quelques talbins au fond de la poche...

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En résumé une après midi dépaysante et amusante,
à recommencer dès que nous aurons une jolie maison à meubler ou pour le plaisir de flâner !

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dimanche 12 mai 2019

La BAP [1] Le mariage ville-nature

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Versailles accueille dans son écrin précieux, la première Biennale d'achitecture et de paysage de la région Ile de France. Jusqu'au 13 juillet, en différents sites de la ville royale, on peut découvrir le parcours imaginé par Djamel Klouche, architecte urbaniste. Hier, pour nous changer les idées nous sommes allés voir l'exposition Versailles, ville nature qui se tient à l'Espace Richaud.

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Quatre séquences : grands projets urbains, ville nature, patrimoine rénové et architecture, se partagent l'espace. Bien entendu ce billet sera complètement abscons pour qui ne connait Versailles que pour son château. Savoir cependant que cette ville dite nouvelle est sortie ex-nihilo d'un environnement marécageux par la seule volonté d'un roi. Sur la maquette, en haut, on voit assez clairement le Grand Canal et la Pièce d'Eau des Suisses. Cependant, c'est le futur du quartier militaire de Satory dont il est question. Plus bas, c'est une ancienne halle ferroviaire aux Chantiers qui devient de façon spectaculaire le siège de Nature-Découvertes. Sur la mosaïque en bas, ce sont les étangs Gobert et ce qui parle à moi, le square des Francine parce que j'allais y jouer quand j'étais petite en attendant maman qui travaillait juste à côté.

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Alors bien entendu, je peux mettre en page une kyrielle de clichés dont vous ne saisirez pas forcément le sens qu'ils ont pour moi comme cette vue sur des jardins familiaux labellisés Jardin Remarquable au milieu d'une cité HLM qui vient d'être modernisée de belle façon tout comme cet immeuble de la rue Borgnis Desbordes que j'ai connu moche quand je bossais à côté (photo en bas à droite) et qu'on peine à reconnaitre. J'avais déjà parlé ici-même de la future Cité Fertile sur le site de l'ancienne Caserne Pion aux portes du château dont les premiers batiments ne devraient pas tarder à sortir de terre. Si c'est comme la résidence construite en place de l'ancienne clinique du Dr Aumont, sur la Butte Montbauron (en bas, à gauche), les logements se sont vendus comme des petits pains en deux jours chrono.. Inutile donc d'espérer s'y loger... Et finalement, après débat c'est UGC qui a gagné contre la municipalité pour la rénovation en centre ville du vieux Cyrano où les Beatles se sont produits en 1962.

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Hier, il faisait beau, il faisait chaud place du Marché.
Nous nous sommes donc offert une glace chez San Luis. Parfum rose pour moi
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C'était bien comme dirait Heure Bleue...

mercredi 1 mai 2019

Mai, le temps des iris

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Si vous me suivez depuis longtemps, vous n'êtes pas sans savoir que je n'aime pas du tout le muguet. Native de début mai, on m'en a tant offert que j'en suis saturée jusqu'à l'écoeurement. Ne comptez pas sur moi en ce 1er mai pour sacrifier à la traditon du sacro-saint brin de cette clochette blanche à l'odeur entêtante. Mai voit une explosion de fleurs de toutes les couleurs dans nos jardins. Drôle d'idée que d'aller chercher ce brin falot du fond de nos forêts pour illustrer ce joli mois. Alors voici le temps des iris. Celui-ci a été photographié, il y a un an, dans cette maison champenoise dont le souvenir fait de la résistance et que pourtant, sagement, je n'achèterai pas car je ne veux pas gaspiller ce temps précieux qu'il nous reste à vivre en contraintes financières et travaux. Je vous souhaite un beau mois de mai.

Posté par Armelle-L à 07:11 - - Commentaires [26] - Permalien [#]
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