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L'annonce du décès de Jacques Chirac, hier, alors que j'étais sur BFM en train de regarder le développement des opérations sur le site Seveso de Rouen en feu, m'a clouée sur place. On savait l'ancien président de la République malade. On savait mais n'empêche cette nouvelle m'a secouée. Je ne sais pas pourquoi, tout au long de l'après midi, de ce jeudi des souvenirs, non pas de ce grand gaillard, mais d'une époque engloutie et de la vie qui allait avec me sont revenus en mémoire. Jacques Chirac ou la "carrure" d'une époque. Cette photo ci-dessus s'est imposée d'elle-même. L'élégance du geste et cette liberté de fumer en plein conseil des ministres n'est plus. La Loi Evin allait passer par là. Juste pour ne pas déraper et faire de ce billet un hors sujet, dire à quel point, j'ai été heureuse quand Jacques Chirac a été élu président de la République en 1995. J'ai tellement eu d'aversion pour François Mitterrand, deux septennats durant que j'ai vécu cette victoire comme une réelle délivrance avec ce sentiment que la vie serait, désormais, meilleure. Je n'ai jamais plus ressenti ça et je traine de plus en plus les pieds pour me rendre aux urnes faute de choix franc pour tel ou tel candidat. Je n'ai pas pour habitude dans ce blog de rendre hommage aux personnalités disparues. Pour Jacques Chirac, c'est différent. Il incarne la "carrure" d'une époque dont j'ai souvent la nostalgie.