lundi 30 septembre 2019

Plats du Jour sans chichi - Puzzle #25#

plat du jour

En cette journée de deuil national et d'hommage de la Nation rendu à Jacques Chirac, j'ai trouvé judicieux d'éditer cette mosaïque composée de plats du jour. Plats du jour simplissime, sans chichi avec au coeur, une pomme au four. Je crois que ça ne lui aurait pas déplu. Avantage certainement à la bavette à l'échalote ou l'omelette aux pommes de terre. Ma préférence va au lapin thym et carottes et à cette tartine oignons roses et chèvre toute simple. Sinon, évoquer le plaisir après des agapes d'une pizza surgelée sans chichi, justement avec un salade de tomates ou bien, ce pan bagnat en pique-nique et en sous-bois pour les journées du patrimoine. Côté poisson, une assiette océane dans une cafeteria non loin de Versailles que je fréquente depuis plus d'un demi siècle au temps où c'était encore Super M et mon risotto aux fruits de mer dont je vous donnerai la recette exacte, après mon déménagement. Dernière semaine à cette adresse au milieu des cartons et d'une inévitable poussière. Jamais attente d'un déménagement ne m'aura semblé aussi longue. Hâte d'en finir pour envisager une fin d'année plus tranquille.

Posté par Armelle-L à 07:27 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , ,


samedi 28 septembre 2019

"Trois-Quarts" aux pommes

DSC04580

Trois-quarts parce que le moule à cake qui n'avait pas encore rejoint les cartons était le plus petit. Donc, trois quarts des quantités d'un quatre-quarts traditionnel avec des pommes car nous sommes en automne et que c'est la saison. Recette simplissime avec quelques petits plus pour corser l'affaire à l'heure du tea-time.

  • 180 grammes de farine
  • 150 grammes de sucre (volontairement réduit à cause du sachet de sucre vanillé sur les pommes)
  • 3 oeufs
  • 150 grammes de beurre + 50 grammes pour les pommes et le moule
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 2 pommes (ici des Canada grises)
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 1 pointe de fleur de sel

Battre les oeufs et le sucre. Ajouter farine, levure et sucre. Faire fondre le beurre en veillant à ne pas le colorer. Incorporer. Pendant ce temps, faire revenir les pommes en petits morceaux dans une poêle avec du beurre et le sucre vanillé. Attention, de ne pas trop les ramollir, ni les colorer. A la fin saupoudrer de fleur de sel. Ajouter les fruits à la pâte et verser dans un moule à cake. Mettre au four 180° chaleur tournante pour environ 45 minutes. Si je fais souvent des cakes, je songe moins souvent au quatre-quart. C'est dommage car c'est simple et les quatres fondamentaux de la pâtisserie que sont la farine, les oeufs, le sucre et le beurre font merveille. Celui-ci nous a laissé les papilles en extase. A réaliser plus souvent.

Posté par Armelle-L à 06:51 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

vendredi 27 septembre 2019

Jacques Chirac ou la "carrure" d'une époque

11503618-11503645-g-k004887a4-jpg_4806223_1000x667

L'annonce du décès de Jacques Chirac, hier, alors que j'étais sur BFM en train de regarder le développement des opérations sur le site Seveso de Rouen en feu, m'a clouée sur place. On savait l'ancien président de la République malade. On savait mais n'empêche cette nouvelle m'a secouée. Je ne sais pas pourquoi, tout au long de l'après midi, de ce jeudi des souvenirs, non pas de ce grand gaillard, mais d'une époque engloutie et de la vie qui allait avec me sont revenus en mémoire. Jacques Chirac ou la "carrure" d'une époque. Cette photo ci-dessus s'est imposée d'elle-même. L'élégance du geste et cette liberté de fumer en plein conseil des ministres n'est plus. La Loi Evin allait passer par là. Juste pour ne pas déraper et faire de ce billet un hors sujet, dire à quel point, j'ai été heureuse quand Jacques Chirac a été élu président de la République en 1995. J'ai tellement eu d'aversion pour François Mitterrand, deux septennats durant que j'ai vécu cette victoire comme une réelle délivrance avec ce sentiment que la vie serait, désormais, meilleure. Je n'ai jamais plus ressenti ça et je traine de plus en plus les pieds pour me rendre aux urnes faute de choix franc pour tel ou tel candidat. Je n'ai pas pour habitude dans ce blog de rendre hommage aux personnalités disparues. Pour Jacques Chirac, c'est différent. Il incarne la "carrure" d'une époque dont j'ai souvent la nostalgie.

jeudi 26 septembre 2019

Ascenseur émotionnel et le géant aux pieds d'argile

IMG_2294

C'est mon fils qui m'a suggéré ce titre alors que j'envisageais davantage un ascenseur pour l'échafaud tant j'étais tétanisée à l'idée de monter tout là haut. Là haut, à l'Aiguille du Midi qui m'est apparue auréolée d'un ciel mauve dès mon lever par la fenêtre de ma chambre. Dès l'aube, il fallait se hâter car ces sommets se gagnent tôt le matin si on veut pleinement en profiter. Paroles de ceux qui m'entouraient lors de ce séjour et qui pratiquent avec assiduité la haute montagne, mon fils en "premier de cordée".

aiguille du midi

Il est tôt et pourtant, il y a foule pour cette ascension matinale à 3842 mètres. Je ne suis pas très rassurée. Je crains autant cette foule bruyante que le trajet en deux étapes en télécabine. Comble de tout, presqu'au sommet et pour cause de travaux, un peu comme dans le métro, nous voici stoppés au-dessus d'un vide abyssal, la cabine ballotée par le vent, reculant, avançant avec peine. Là, je ne vous raconte pas... Je suis un peu chancelante à l'arrivée, le souffle court avec le manque d'oxygène et seulement 2° en place des 24° dans la vallée. Vite, on sort la doudoune enfouie dans le sac à dos.

DSC04384

DSC04388

DSC04391

DSC04394

DSC04397

DSC04400

DSC04404

DSC04407

Une fois là haut, évidemment, toutes les appréhensions tombent devant le panorama d'une beauté à couper le souffle. Le Mont Blanc, pourtant, m'apparait comme un géant aux pieds d'argile. Les chemins qui mènent à son sommet sont devenues des autoroutes. On se presse et pas toujours avec respect. On imaginait jusqu'à il y a peu que la montagne était solide, immuable. On se leurrait...

DSC04409

DSC04419

DSC04441

DSC04460

Je n'ai pas fait exprès. Ce billet était en préparation quand les tristes nouvelles sont, hier, tombées. Sur le versant italien, dans une vallée proche de Courmayeur, un glacier menace de se détacher de sa paroi. Il pourrait engloutir le paysage en seulement 80 secondes. Entendu à Plan Praz un guide expliquer à des randonneurs que côté français, nous n'étions pas mieux lotis et que Chamonix pourrait disparaitre dans les mêmes conditions. Du bus qui nous ramenait vers les Houches, j'observais ces fameux glaciers. Ils font grise mine, le permafrost est endommagé, les roches fragilisées se fendent comme des éventails. Sur l'Aiguille du Midi, des ouvriers travaillent sans relâche, haut perchés au-dessus du vide, pour solidement arrimer la plateforme. Illusion ? Nos petits enfants ne connaitront pas la montagne telle que nous avons pu en profiter. Le paysage va changer. A l'heure où une jeune génération nous bouscule pour endiguer la catastrophe, il est temps, grand temps de réagir avec force et détermination. Notre mode de vie, notre société doit profondément se transformer et vite !

mardi 24 septembre 2019

Première journée d'automne

DSC05681

Nous avons profité du timide soleil de cette première journée d'automne pour aller perdre nos pas aux Capucins. Passer par l'escalier en face de l'ancienne prison et se dire que compte tenu de la pluie annoncée, c'est certainement la dernière fois que nous faisons cette promenade et, au-delà, réaliser que nous n'aurons plus guère l'occasion de revenir à Coulommiers dans les mois ou les années futurs.

DSC05680

DSC05684

DSC05685

DSC05686

DSC05688

DSC05692

DSC05694

DSC05691

Cette promenade, toujours la même, était devenue un rituel, un automatisme dans notre quotidien. Aller au parc pour ne pas prendre la voiture et s'ennuyer à mourir à regarder les canards barboter dans l'eau du Grand Morin. Hier, j'ai ouvert les yeux plus grands sur un automne qui hésite encore à se colorer, les ginkgos en jaune et les liquidambars en rouge. J'ai connu le Parc des Capucins plus flamboyant. S'asseoir une dernière fois et se dire qu'il est temps, grand temps de déménager car jamais, auparavant, une première journée d'automne ne m'aura autant pesée.


lundi 23 septembre 2019

Saveurs d'automne

IMG_2405

Voici l'automne et par ici, la bonne soupe dirons-nous avec cette brouette qui déborde allègrement de cucurbitacées. Honnêtement, en matière de soupe, je suis plus classique et je n'arrive pas à rejoindre l'engouement collectif pour un potage au potiron. Je reste très poireaux-carottes-pommes de terre ou bien soupe de lentilles et velouté de chou-fleur. La courge dans tous ses états même agrémentée de tous les artifices ne parvient pas à me faire décoller. J'en mange, un peu, sans entrain parce qu'il faut varier son alimentation. Bref, nous sommes en automne et je disserte sur le potage alors que cette saison, ma préférée, est pleine de bien autres promesses comme celles de paysages rouges et or à photographier. L'automne referme  la page sur un été caniculaire et désastreux. On nous le prédit pluvieux. En attendant, je vous laisse car mon déménagement approche à grand pas et je suis en train de faire mes cartons. Bel automne à tous.

Posté par Armelle-L à 07:14 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , ,

dimanche 22 septembre 2019

La tarte aux prunes rustique de l'automne

DSC04574

La tarte aux prunes, grand classique de nos automnes réalisée selon la recette de Laurent Mariotte avec pour lui des mirabelles de Lorraine. Hélas, pas de mirabelle pour moi, cette année. On se contentera de ces quetsches ceuillies sur l'arbre à la Cueillette de Lumigny. Par contre, cet été, les prunes pour cause de canicule ne sont pas d'une qualité exceptionnelle et sont ou trop juteuses, ou trop fermes. J'ai pourtant procédé comme d'habitute avec une pâte brisée à la poudre d'amande. Poudre d'amande saupoudrée sur le fond de tarte précuit avant de disposer les prunes sans ajout de sucre. La pâte est un peu rustique car difficile à étaler. C'est de ma faute, je ne l'ai pas laissée assez reposer. Tant pis, c'était bon quand même ! 

En profiter pour piquer un coup de gueule après TF1 qui me prive de mes "petits plats en équilibre" depuis plusieurs jours pour cause de Coupe de Monde de Rugby. Cette hégémonie du sport sur toutes les chaînes frise l'indigestion pour ceux que le sport ne passionne pas et il y en a plus que l'on croit. Dire aussi que je ne m'interesse plus au ballon ovale depuis que Jean-Pierre Rives dit Casque d'Or a quitté le stade. Depuis les silhouettes de jumbo surdimensionnées de ces athlètes me laissent dubitative. En bref, TF1 rendez-nous Laurent Mariotte car sinon, je lance une pétition en ligne !

samedi 21 septembre 2019

Le château de Blandy les Tours

DSC04546

En ce weekend consacré aux Journées Européennes du Patrimoine, revenir sur une balade que nous avons faite, samedi dernier, au château de Blandy les Tours. Il faisait beau et nous sommes plus que lassés du parc des Capucins. Nous avons donc poussé vers ce château fort, dernier vestige de l'architecture militaire médiévale de France et de Navarre. Connu et inconnu à la fois car à l'ombre de son bien plus illustre voisin, Vaux le Vicomte dont il a été annexe fermière à une certaine époque. Vaux le Vicomte tristement évoqué dans les faits divers, il y a deux jours...

DSC04548

DSC04551

DSC04553

DSC04555

Cette forteresse telle qu'elle se présente rénovée à nos regards ébahis a été édifiée au XIIIème siècle. Elle est alors propriété du Vicomte de Melun. Ce simple manoir est devenu château fort lors de la Guerre de Cent Ans. La quasi intégralité de la bâtisse se visite, aujourd'hui. On accède à la cour avant de monter par des escaliers de pierre étroits jusqu'au  haut du donjon et là, la vue est à couper le souffle.

DSC04558

DSC04559

DSC04567

DSC04568

DSC04571

J'ai un attachement particulier à Blandy les Tours car lorsque je l'ai visité pour la première fois en 1990, à la faveur d'une sortie scolaire de mes enfants, il est encore en ruines même si des travaux de restauration ont débuté depuis 1984. Alors, imaginez mon émerveillement à chaque fois que je lui rends visite de le voir ainsi, si gaillard et flambant. Les enfants adorent parcourir le chemin de ronde. Ils se prennent pour de preux chevaliers. On imagine mal la vie au Moyen Age, pourtant à visiter ces châteaux en général et Provins en particulier, j'ai appris que la vie, alors, n'était pas aussi rudimentaire qu'on pourrait l'imaginer. Dans chaque tour, il existe des latrines à tous les étages... A voir, absolument, si vous passez par là.

vendredi 20 septembre 2019

Un peu de tout, beaucoup de rien #30#

IMG_2573

A la faveur d'un été qui fiche le camp, le vert au Parc des Capucins se fait moins pesant. La cime des grands arbres commencent à roussir, lentement. Ce n'est pas pour autant que ce jour là, je suis rentrée guillerette à la maison. Cette balade m'a donné un coup de massue au moral car nous n'avons croisé que des "vieux" de notre âge si statiques, si sclérosés dans leur morne quotidien, si englués dans ce temps devenu pour eux trop élastique qu'ils donneraient raison aux projets de notre gouvernement. A savoir repousser à l'extrême l'âge de la retraite et faire travailler les gens à perpète. On se surprend à rêver job sénior en les regardant assis à radoter toujours sur le même banc. Déprimant.

pdt30

IMG_2559

C'est certainement le dernier opus de cette rubrique consacrée à cette ville que je piaffe d'impatience de quitter pour un nouvel horizon. Pour tenter de me remonter le moral, Jules m'a payé une glace chez Mouilleron. La der des ders de la saison, à la griotte du même parfum que celle prise le jour où nous avons visité ce satané appartement. L'autre, celle au chocolat-macaron chez Grom à Val d'Europe m'a donné une indigestion. Il faut dire qu'au rayon déception, ce centre commercial que j'ai vu sortir de terre au début des années 2000 m'a donné, lui aussi, le bourdon. Ceci, au point, que le soir même je me suis couverte de boutons. J'ai cru avoir la varicelle mais le lendemain tout a disparu comme par enchantement. Bref, vous l'aurez compris, la Brie et moi, c'est terminé, définitivement.

mercredi 18 septembre 2019

Bagnoles de l'Orne entre thermes et nature

DSC05579

Cette escapade soudaine en Normandie n'était pas inscrite à notre programme alors que nous étions en pleine recherche de maison. C'est parce que j'ai consulté les spécificités de la cure thermale de Bagnoles de l'Orne que Booking a pointé du doigt une offre canon d'hébergement dans cette ville thermale. Ces eaux étant recommandées pour les problèmes de santé de Jules, je me suis dit pourquoi pas. Et c'est ainsi que nous avons découvert cette petite ville charmante entre thermes et nature sous un joli soleil de fin d'été.

DSC05590

DSC05594

DSC05581

IMG_2497[15470]

A peine nos bagages posés, nous sommes partis nous promener autour du lac dans une atmosphère un peu surannée de ville d'eaux après saison estivale. Beaucoup de vieilles dames et d'anglais. Jules a pris des renseignements sur les cures à valider par son médecin. Cependant s'il doit rester trois semaines, le temps d'une cure réglementaire, je ne suis pas certaine de séjourner autant de temps en sa compagnie en dépit des nombreux sentiers de randonnée alentours et des excellentes pâtisseries normandes. S'il venait à pleuvoir, c'est un endroit où je déprimerai. Une semaine me suffira. Ensuite, je rentrerai à Paris.

DSC05584

DSC05585

DSC05602

DSC05601

Coup de coeur pour l'établissement hôtelier qui nous hébergeait et dont, hélas, nous n'avons pas profité pleinement car nous n'avions pas pris de maillot de bain. C'est bête car la piscine et son solarium sur cette prairie et ses pommiers étaient en accès gratuit avec tout ce qui faut pour une simple remise en forme. Nous avons profité non d'une chambre mais d'un studio suréquipé pour le prix modique d'un hôtel dit économique. D'où l'intérêt d'être dispo en fin de saison.

bagnoles de l'orne

Pour conclure ce billet que j'ai eu du mal à mettre en page, voici une carte postale du vieux Bagnoles de l'Orne que nous avons découvert en arrivant en nous trompant de route. Un village paisible, ramassé et somnolent autour de son église ouverte à tous, de sa lumière qui fleure déjà la Bretagne avec des hortensias et des maisons aux allures de malouinières. Et puis des pommes et des roses anciennes encore pimpantes qui débordent de dessus les murets. Pour le reste et alors que le centre thermal bouillonne d'activité, tous les commerces sont fermés jusque 16 heures et beaucoup de volets son clos. Le charme de la province, le calme et la sérénité... Si on aime ça.

Posté par Armelle-L à 07:47 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,