la daronne

Ou comment bien terminer le mois de septembre avec ce film que la divine Isabelle Huppert rend jubilatoire. Pour cette séance, en ce lundi pluvieux, nous avons fait connaissance avec le petit cinéma de Sézanne. Quelle bonne surprise. C'est moderne, d'une propreté irréprochable et dans une confortable salle pouvant accueillir 220 personnes, nous n'étions que 5 masqués. La distanciation était donc largement respectée. Je crois que nous allons y prendre des habitudes comme au temps où nous allions au Figuier Blanc d'Argenteuil. A 6€ la place, nous n'allons pas nous priver de ce menu plaisir encore autorisé.

Ce film est inspiré par un livre que je souhaite lire et qu'on ne trouve plus en poche. Ca reviendra. L'histoire est celle d'une quinqua désabusée qui élève seule ses deux filles et fait des piges pour la Police en tant que traductrice parce qu'elle parle arabe. Un jour, elle sursaute, lors d'écoutes en découvrant que le fils de la dame qui s'occupe de sa maman en EPHAD est la mère d'un malfrat trempé jusqu'au coup dans un trafic de drogue. En une minute, sa vie bascule. Elle va devenir dealeuse sous le pseudo de la Daronne. On ressent dans ce film le plaisir que l'actrice a pris a endosser ce rôle. De Belleville à Barbès, elle nous balade et nous enchante en ce lundi pluvieux. Ca fait du bien de rire. A voir si vous ne l'avez pas déjà vu en ces temps moroses.