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Nous sommes à la recherche d'une maison à acheter. Dans un marché immobilier qui perd la boussole entre crise sanitaire, crise économique et euphorie post confinement avec l'envolée du télé-travail, pas facile de trouver la perle rare. Les stocks des agences immobilières sont rincés. Ne restent que les fonds de tiroirs. Cette maison visitée, hier, en fait partie parce que partie trop cher en décembre dernier. Elle a, certes, le charme de l'ancien avec ses carreaux de ciment, ses beaux parquets et son spacieux jardin. Située dans un bourg avec boulangerie, pharmacie, supérette, écoles sur place à proximité d'une grande ville où il a tout, ce sont ses atouts. Cependant, la réalité est là. A peine emménagés, le porte-monnaie vidé, il faudra envisager de changer la chaudière ainsi que la plupart de ses fenêtres non pourvues de double-vitrage. Evidement, l'agent immobilier qui nous prend pour les perdreaux de l'année, nous pousse à acheter avant le weekend car samedi, elle sera visitée deux fois. Dans ce brouillard artificiel, existent deux  juges de paix, Google et site des impôts. Le premier à partir de quelques éléments pointe du doigt la date et le prix de mise sur le marché. Le second, inflexible et austère à partir de l'adresse dans un rayon donné liste toutes les ventes des mois derniers dans le quartier avec les caractéristiques des biens vendus et à quel prix au m². Cette maison attendra donc que nous en ayons visité deux autres, la semaine prochaine , similaires, de l'autre côté de la grande ville sus-citée et, surtout beaucoup moins chères. Et, si certains jouent la méthode Coué, les professionnels du secteur le savent bien, le soufflé post-confinement est en train de retomber, les banques resserrent leurs conditions d'octroi de prêts et le chômage partiel ou définitif s'installe, peut-être, durablement. Il faut donc se montrer prudents. En tout cas, j'ai juré que le jour où je ferai affaire, je cesserai pour un moment de regarder les sites de petites annonces immobilières car en quelques semaines, j'ai attrapé le mal de mer...