les apparences

Parce que je ne sais pas quand nous retournerons au cinéma faute de film attractif à l'affiche, j'ai voulu voir ce thriller avec Karin Viard et Benjamin Biolay. J'ai adoré voir sauter, un à un, les verrous qui tiennent enfermés ce couple dans de fausses certitudes. Le théâtre de leurs tribulations sentimentales en rajoute. Vienne où Henri, chef d'orchestre à la réputation mondiale, prépare un concert pour un public huppé et entretient une liaison avec l'insitutrice de son fils. Elle, responsable de la médiathèque de ce microcosme français en Autriche tient plus que tout à ces apparences, à ses pyjamas de soie, à ses diners mondains. Elle rejette avec arrogancee sa mère qui lui rappelle ses origines qu'on devine modestes. Un jour, un soir, celui de son anniversaire, elle découvre que son mari la trompe. Pour tromper sa souffrance, elle sort en ville pour se saouler au propre comme au figuré. C'est là qu'elle se laisse aller à baisser la garde devant un garçon charmant qui parle français mais porte à la cheville un bracelet électronique qu'elle ne verra pas. Elle va vouloir se venger. Ca marchera, un temps avant que tout ne s'enchaine et que le maillage de ce jeu de dupes ne se détricote. L'image de fin est intéressante. Eve va-t-elle se réconcilier avec celle que sa maman appelle Evelyne. Tout le laisse supposer.