New york 2023

Depuis quatre ans, le premier octobre n'est plus tout à fait une date ordinaire sur le calendrier. C'est l'anniversaire du départ à la retraite de Jules. Ce jour là, il souffrait d'une entorse et nous gardions Petit Filou à la maison. J'avais pourtant l'impression qu'une nouvelle et belle vie s'ouvrait devant nous. Depuis la crise du Covid, la folie immobilière et la guerre en Ukraine sont passées par là. Alors que nous entrons dans une cinquième année de notre vie de retraités, je me sens lasse et désabusée. Nous avons, certes, acheté une maison en Normandie loin de nos rêves champenois et elle est, à ce jour, inhabitable en l'état. Je ne sais même pas si nous aurons les reins et les finances pour mener à bien ce projet de rénovation. Il faudrait un miracle auquel je ne crois pas (plus). Si j'étais seule, je la revendrai au plus vite pour me sortir de cette impasse qui me tient prisonnière d'un deux pièces et demi à Chartres. Bref, alors que nous entrons dans ce mois d'automne que pourtant j'aime bien, je doute de tout. Le mois prochain, je devais préparer mon dossier de liquidation de mes droits à ma propre retraite à valoir pour le printemps prochain. Un peu d'eau fraîche à notre moulin. Hélas, la réforme risque de repousser cette échéance à une date ultérieure. Je me résigne à espérer. Et, de me souvenir que notre fils cagnotte toujours pour notre voyage à NY. Alors, en octobre, rêver de New York avec toi à l'horizon 2023... Ca m'étonnerait...