jeudi 26 mars 2020

à qui profite le crime ?

IMG_20200324_143656

Hier soir, à l'unisson avec toutes les églises de France et de Navarre, les cloches de Saint Denis de Coulommiers ont carillonné à la volée. Encouragement au personnel soignant, aux malades et hommage aux défunts de cette cochonnerie en circulation. J'ai ouvert grand la fenêtre car si je tiens le coup tout au long de la journée, le soir, je me sens très angoissée. C'était mieux que le JT et l'allocution de Macron. En regardant ce ciel bleu, je me suis demandée à qui profitait ce crime car les climatologues l'affirment. La pollution atmosphérique est en nette régression. Les satellites de la NASA eux, sont formels, notre belle planète bleue est capable d'une incroyable résilience. Les activités humaines à l'arrêt, elle se régénère à vitesse grand V. J'espère sans y croire un instant que nous tirerons les leçons d'un tel épisode à l'échelle mondiale. Hélas, une fois le confinement levé, ça va recommencer. On va mettre les gaz à plein régime et polluer notre atmosphère à nouveau. Moi en tout cas, je ferai attention et je tiendrai compte de l'avertissement au nom de mes quatre petits enfants. Combien en feront autant et regarderont à deux fois avant de prendre leur voiture ou l'avion ? Bonne journée, malgré tout. La dixième de notre séquestration à la maison.

Posté par Armelle-L à 07:54 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


dimanche 22 mars 2020

Tous les jours, dimanche... jusqu'à quand ?!

PhotoCollage_1584261017291

Dimanche dernier, dimanche d'élections municipales, il a fait beau. Sur le marché de Coulommiers, peu de monde. Les distances de sécurité contrairement aux marchés parisiens étaient largement respectées. Malgré le ciel bleu et la douceur des températures, il flottait sur la ville, un silence glaçant. Des gâteaux gourmands chez le boulanger, des fraises aux étals, des jonquilles en bouquets. Hélas, rien n'y faisait. On ne parlait que de coronavirus et de cette annonce, la veille au soir, du premier ministe, à savoir la fermeture des bars, restaurants et commerces non indispensables à la vie quotidienne. Et encore, le pire restait à venir avec cet annonce de total confinement tombée, lundi soir, des lèvres du président Macron après maintes circonvolutions autour du premier tour des élections municipales. Ceci avant d'entamer sa longue complainte sur la nécessité de nous enfermer tous à domicile. Je me suis exprimée, ici même, sur ma difficulté à être cloisonnée chez moi et ces mesures commencent à me miner très sérieusement. Je ne peux même pas dire, je vais filer au bout du monde puisque la planète entière est soumise à la même punition. Dimanche, oui et alors puisque depuis mardi midi, c'est tous les jours dimanche. Jusqu'à quand ?!

mardi 17 mars 2020

Savoir raison garder...

IMG_20200315_144641

Au pays des droits de l'homme, la sanction est tombée. Nous voici confinés à domicile quinze jours durant. Monsieur Macron nous intime de lire, de jouer au scrabble et faire tapisserie. On veut bien limiter l'invasion de l'ennemi (le virus) mais il faut savoir raison garder, Monsieur le Président. Si je lis bien le décret du 16 mars 2020, il va nous falloir imprimer une dérogation et la certifier sur l'honneur à chaque fois que nous allons devoir nous "deplacer" à la boulangerie - si toutefois elle reste ouverte - pour une baguette de pain. Notre police déjà débordée ne peut pas se trouver à chaque place, chaque coin de rue ou de route pour nous verbaliser de 38€ pour manquement au règlement. Mes parents âgés s'ils sont connectés n'ont pas d'imprimante. Comment vont-ils faire ? Déjà, que hier, ils ont du affronter des foules hystériques pour tenter de trouver 250 grammes de Saint Hubert. En bref, chacun de nous va observer comment cet appel ou cet ordre à rester chez soi va être appliqué dans la réalité. Dans la tourmente à l'image de cette statue au Parc des Capucins de Coulommiers pour vous souhaiter une bonne journée à zoner votre canapé.

Posté par Armelle-L à 07:49 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
Tags : , ,

dimanche 15 mars 2020

Fermeture sinon ça sera une boucherie...

IMG_20200307_103253

En clair et sans décodeur, c'est un peu le message qu'Edouard Philippe, premier sinistre, a voulu nous faire passer, hier soir à l'heure de l'apéro. Françaises et français vous vous aimez trop. Vous vous embrassez trop. Prière de rester chez vous jusqu'à nouvel ordre pour cause de Covid-19 galopant. Sinon, le virus fera une boucherie. L'Etat s'occupe de tout. Je me demande comment les services en charge des dossiers de chômage partiel et d'arrêts maladie à outrance vont gérer la crise et indemniser en temps et en heure chaque citoyen qui en fera la demande par lui-même ou via son employeur. Parce que pour le reste, on s'organisera. Voir rouge, aussi, ce matin alors que les élections municipales ont été maintenues. N'allez plus au bistrot, ni à la messe, ce dimanche, mais rendez-vous au bureau de vote. Personnellement, ça me laisse perplexe. A regarder la photo de cette boucherie à la devanture pimpante et vintage dans les rue de Chartres, je me dis que certains clichés dont sur l'instant on ne sait que faire, tombent à pic pour illustrer une actualité impromptue. Prenez soin de vous et de vos proches. Bon dimanche malgré tout.

samedi 14 mars 2020

Un si Grand Soleil s'éclipse...

un-si-grand-soleil_0

Je n'ai jamais caché, ici même, mon béguin de midinette pour cette série quotidienne de France 2. Depuis son lancement fin août 2018, je n'ai pas perdu une miette, en live ou en replay, de ce feuilleton dont le cadre de tournage est Montpellier. Hélas, la ville de l'Hérault est touchée lourdement par cette cochonnerie de Covid-19 et France 2 a décidé de suspendre sa série avec un dernier épidose diffusé, ce soir. Un si Grand Soleil s'éclipse. Dommage car ces 22 ou 23 minutes que dure cette série a le pouvoir de me vider la tête. De son côté France 3 poursuit Si Belle la Vie avec prise de température à l'entrée des studios et TF1 envisage de mettre en quarantaine, aussi, Demain nous appartient. C'est bizarre mais, c'est à la lumière de ce repère dans mon quotidien que je prends la pleine mesure de la menace sanitaire qui plane au-dessus de nos têtes. J'ai décidé de vivre au jour le jour cette période de quarantaine en espérant que dans quelques semaines, nous verrons le bout du tunnel. Je suis inquiète pour mes proches et mes parents, âgés, encore plus. Qui vivra verra. Je vous souhaite, néanmoins, un bon weekend.

Posté par Armelle-L à 08:34 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , ,


vendredi 14 février 2020

Quelques mots d'amour...

saint valentin lettres

Saint Valentin, ce vendredi. Je ne suis pas adepte de cette fête mais voici l'occasion de parler d'un sujet qui a animé une de nos réunions de famille quand à la faveur de notre emménagement, nous avons retrouvé, au fond d'un carton, des lettres d'amour. Lettres édulcorées échangées avec Jules au temps de nos fiançailles, il y a longtemps. Lettres écrites au Waterman pour Monsieur et au Stypen, encre turquoise pour Madame. Force est d'admettre que l'encre noire s'est mieux conservée que celle de ce stylo plume très en vogue chez les jeunes filles d'alors. C'est ainsi que nos enfants ont réalisé que lorsqu'ils auraient atteint notre âge canonique, il ne resterait rien de leurs sms ou mails enflammés sur internet et les réseaux sociaux. L'ère de la correspondance désuette sur papier velin étant bel et bien terminée. Ca les a d’un coup minés. Il ne restait déjà plus rien des débuts de leur histoire. Et puis, nous avons aussi conservé de vieilles lettres dont l'écriture ample et appliquée a suffit à ramener parmi nous, l'affection d'une grand-mère, d'une grand-tante, de vieux prétendants devenus amis... Alors, les jeunes, écrivez. Ecrivez ne serait-ce que quelques mots d'amour sur un post-it à glisser au fond d'un porte-feuille pour l'oublier et, un beau jour, le retrouver. C'était ma participation à une Saint Valentin que je vous souhaite douce si vous la fêtez. Bon weekend à tous les autres.

Posté par Armelle-L à 06:46 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,

samedi 25 janvier 2020

L'année du Rat de métal

2020 année du rat

Nouvel an chinois, aujourd'hui. Il parait que ce rat de métal doit porter chance dans le business au buffle que je suis. Je prends note qu'il ne faudra pas m'éparpiller et savoir où je veux aller. Ayant lu cet horoscope bien amont, j'ai eu le temps de réfléchir au sens et à la direction à donner à mes projets. Reste juste à travailler sur le sujet et m'appliquer pour bénéficier des bons influx sur mon signe de ce rat de métal. Cette nouvelle année lunaire ne s'annonce pas, hélas, sous les meilleurs auspices pour tous les chinois du monde pour cause de coronavirus de la même famille que le Sras. Villes en quarantaine et festivites ont ete annulees et meme interdites en Chine pour limiter la propagation de cette étrange pneumonie. A l'heure où je rédige ce billet, aucune mesure aux aéroports français ne semble avoir été prise contrairement à d'autres pays. Pourtant, hier soir, à la clôture des JT,deux cas avérés étaient révélés sur notre territoire. Sans commentaire. Rien à voir avec cette épidémie mais n'ayant pas à une distance raisonnable de chez moi, de restaurant chinois digne de ce nom, je dois renoncer à ce petit plaisir saisonnier. Une autre fois...

Posté par Armelle-L à 07:06 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , , ,

lundi 16 décembre 2019

Histoire(s) d'eau et de fromage

fromagerie saint simeon

Si France 3 n'avait pas évoqué une pénurie d'eau potable à Coulommiers, je ne serai pas allée à la pêche aux infos sur le site de la gazette locale, le Pays Briard. Ainsi, je n'aurais pas su qu'une sortie de crise sanitaire se profile pour la Fromagerie de Saint Siméon. L'info tragique, au mois d'avril, est passée quasi inaperçue sur fond d'incendie à Notre Dame. Ce fromager spécialiste du Brie et du fromage de Coulommiers a vu un de ses lots infecté par la listeria avec un décès à la clé. Il s'est vu donc contraint de fermer ses portes. Cette photo a été prise début mars. Nous étions passés nous ravitailler car nos lyonnais étaient à Paris. Mon fils est friand de leur Coulommiers au lait cru. Presque 30 ans que nous sommes fidèles à cette maison et nous n'avons jamais connu aucune déception. Crève-coeur comme pour nombre de briards d'apprendre ce coup d'arrêt décidé par les autorités sanitaires mais non anormal.

C'est donc en cherchant pourquoi, comment, la bonne ville de Coulommiers était privée d'eau potable que j'ai appris la bonne nouvelle. Un fromager des Pays de Loire vient de racheter pour partie la Fromagerie de Saint Siméon rebaptisée "le Brie de Saint Rémy". Dans ce cadre, ils viennent de se voir délivrer une autorisation provisoire pour relancer leur activité. Dans un premier temps, son nouveau dirigeant, Pascal Beillevaire, ne souhaite reprendre que la fabrication des Bries de Meaux, Melun, Nangis moins sensibles que le Coulommiers à proprement parler. Ensuite, il entend fusionner l'ancienne unité de production de Saint Siméon avec celle, plus récente, de Saint Rémy la Vanne. Sur 13 producteurs de lait, deux sont priés revoir leur copie du cahier des charges. Bref, c'était dans mon dimanche matin, une excellente nouvelle.

La distribution d'eau potable a repris depuis, hier, dans la ville de Coulommiers mais madame le Maire entend faire toute la lumière et assure que des travaux d'envergure vont être entrepris sur le réseau en 2020. Promesse de campagne ? Je ne suis pas surprise puisque la très mauvaise qualité de l'eau lors de notre séjour a été la cause de graves problèmes cutanés chez Jules. Elle a donc contribué fortement à notre décision de départ. Je vais donc suivre ces historie(s) d'eau et de fromage avec un certain intérêt.

Posté par Armelle-L à 12:34 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

jeudi 24 octobre 2019

"Body Positive"

IMG_2279

Ce billet, depuis un certain temps, me tenait à coeur. Il n'est pas facile à rédiger car j'ai du mal à aligner mes pensées et mes réflexions. De surcroit, je ne souhaite heurter personne car le surpoids est et n'est pas une fatalité. J'ai toujours été ronde et ce, depuis l'enfance. J'ai été très mince ou trop maigre - c'est selon - aussi à grand coup de régimes trop violents. Je me souviens, encore, d'un article lu dans le magazine ELLE, il y a trente ans. Il était très bien fait et le test réalisé, j'ai compris que devenue quinqua, il me faudrait manger comme un petit oiseau pour maintenir un poids de forme sans les formes.

Partout, à la télé, à la radio, dans les médias et, surtout sur les réseaux sociaux, on parle à grand fracas de ce nouveau courant social appelé le "Body Positive" à savoir qu'il faut savoir s'accepter tel qu'on est et non pas (plus) se plier aux diktats de la mode et de la minceur. Alors, on voit surgir un peu partout des égéries plus que rondes dans les pubs et chez les influenceuses. 

L'autre jour, je regardais les reportages autour du décès de Jacques Chirac. Rien à voir mais ce sont les images des années 60, 70, 80 qui m'ont interpellée. On ne faisait, alors, pas plus attention à sa ligne mais on boulotait pas à longueur de journée. On ne prenait pas sa bagnole pour un oui, pour un non. On achetait un steak chez son boucher et on mangeait de la soupe, le soir. En résumé, la junk-food n'existait pas.

Quand je me promène dans la rue, je suis affolée par ces jeunes si fats et si obèses, déjà, leur silhouette grasse et informe moulée à outrance dans des jeggings et autres jeans beaucoup trop collants. A vrai dire, me suis-je dit, ce "body-positive" n'est-il pas plutôt une forme de renoncement ? Renoncer à cuisiner fruits et légumes convenablement, à fuir les canettes de soda et les fast-foods, à faire de l'exercice, à délaisser un temps son portable pour s'occuper autrement, à redevenir un tantinet "préhisto".

J'ai du poids en plus et j'ai une piètre estime de moi quand ça dérape. Je fais, cependant, très attention à mon alimentation et je ne fais plus de régimes sauvages. Je sais pertinemment que je ne retrouverai pas le poids de mes vingt ou trente ans pourtant, je refuse d'adhérer à un mouvement qui me libèrerait de la contrainte de faire un peu d'exercice physique et cuisiner sainement. Chaque écart est sanctionné et c'est pour cette raison que je dois, en amont, d'une fête de famille ou d'un restaurant, faire ma propre prévention. 

En résumé, je dirai que le "Body Positive" a été inventé par les industriels de la malbouffe pour déculpabiliser leurs clients. Pas faute au corps médical d'avoir tiré depuis bien longtemps la sonnette d'alarme en pointant du doigt les risques d'une mauvaise santé liés à l'obésité de leurs patients. Dur de trouver une chute à ce billet sans s'inquiéter de la dérive d'une société qui, a petit feu, flingue ses enfants...

vendredi 27 septembre 2019

Jacques Chirac ou la "carrure" d'une époque

11503618-11503645-g-k004887a4-jpg_4806223_1000x667

L'annonce du décès de Jacques Chirac, hier, alors que j'étais sur BFM en train de regarder le développement des opérations sur le site Seveso de Rouen en feu, m'a clouée sur place. On savait l'ancien président de la République malade. On savait mais n'empêche cette nouvelle m'a secouée. Je ne sais pas pourquoi, tout au long de l'après midi, de ce jeudi des souvenirs, non pas de ce grand gaillard, mais d'une époque engloutie et de la vie qui allait avec me sont revenus en mémoire. Jacques Chirac ou la "carrure" d'une époque. Cette photo ci-dessus s'est imposée d'elle-même. L'élégance du geste et cette liberté de fumer en plein conseil des ministres n'est plus. La Loi Evin allait passer par là. Juste pour ne pas déraper et faire de ce billet un hors sujet, dire à quel point, j'ai été heureuse quand Jacques Chirac a été élu président de la République en 1995. J'ai tellement eu d'aversion pour François Mitterrand, deux septennats durant que j'ai vécu cette victoire comme une réelle délivrance avec ce sentiment que la vie serait, désormais, meilleure. Je n'ai jamais plus ressenti ça et je traine de plus en plus les pieds pour me rendre aux urnes faute de choix franc pour tel ou tel candidat. Je n'ai pas pour habitude dans ce blog de rendre hommage aux personnalités disparues. Pour Jacques Chirac, c'est différent. Il incarne la "carrure" d'une époque dont j'ai souvent la nostalgie.