mardi 19 juin 2018

¤ RUY BLAS ¤

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Curieusement, je n'avais jamais vu Ruy Blas sur scène et, devant le succès des deux premières représentations de cette pièce de Victor Hugo, au Mois Molière, j'ai voulu assister à cette dernière. Ca se passait, samedi à 16 heures, sur le Parvis de la Cathédrale Saint Louis pendant qu'une autre troupe jouait le Bourgeois Gentilhomme, place du Marché et qu'on dansait sur la Place Charost. Versailles n'est pas avare de réjouissances. J'ai eu un moment d'hésitation car j'aime beaucoup Monsieur Jourdain...

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Théâtre en plein air dans la tradition de la Commedia dell'arte. On joue au centre et on s'asseoit autour. C'est ainsi que Monsieur de Mazières et Francis Perrin avaient initialement imaginé ce festival, à ses débuts, en 1995. Ici, ce sont les marches de la cathédrale qui servent de gradins. La pierre dure est très inconfortable mais on n'entendra pas piper mot durant tout le spectacle. Même le très jeune public, devant la scène, à même le pavé, captivé, ne bougera pas d'un cil et demandera des autographes à la troupe (à la Reine, surtout...) en fin de représentation. Victor Hugo a encore de belles heures devant lui...

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L'histoire se situe à la fin du XVIIème siècle à la Cour espagnole. Don Sallustre, obscur aristocrate, imagine une vengeance machiavélique contre son exil forcé. Il s'appuie sur son fidèle valet Ruy Blas qu'il charge de séduire la reine. La reine s'ennuie dans son palais. Son époux Charles II toujours parti à la chasse par monts et par vaux la laisse seule sous la surveillance de devôts et de chaperons. Elle confie à sa servante regretter son enfance heureuse et libre en Allemagne. C'est alors que Ruy Blas entre en scène mais le pauvre jeune homme est réellement fou amoureux de sa reine. Dans cette pièce en cinq actes, Victor Hugo pointe de  la plume nombre de sujets encore bien contemporains comme l'obscurantisme... Une pièce magistralement interprétée par les élèves de 3ème année de l'Académie Internationale des Arts du Spectacles (A.I.D.A.S.) Chapeau les artistes, vous nous avez enchantés avec panache et brio !


mardi 12 juin 2018

ON PURGE BéBé et LA MAIN LESTE

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Je commence par la fin avec la troupe des deux pièces réunies au grand complet chaudement applaudie par un public ravi. Ca se passait, vendredi soir, dans le cadre du Mois Molière à l'Université Inter-Ages de Versailles. Deux pièces pour pas un sou. La main leste d'Eugène Labiche et On purge Bébé de Georges Feydeau interprétées par des amateurs brillants. Nous avons beaucoup ri.

* La main leste de Labiche *

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Petite pièce courte et allègre ou comment Madame Legrainard a la main leste. Elle a la gifle facile. C'est ainsi qu'elle a perdu son sac dans l'omnibus parce qu'un polisson a caressé sa bottine fourrée. Alors qu'elle se rend aux objets perdus, un jeune homme rapporte le sac à Monsieur Legrainard. Contre sa bonne action, il réclame réparation pour le soufflet reçu en public. Un baiser de Madame ou un duel avec Monsieur. C'était sans compter sur le coup de coeur éprouvé pour la fille de la maison. Monsieur Legrainard réussira-t-il à convaincre son épouse de se laisser embrasser par ce malotru ? Suspens mais tout est bien qui finit bien par un mariage !

* On purge Bébé de Faydeau *

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Cette pièce-ci est plus connue. Je l'ai vu jouer au Théâtre du Palais Royal à Paris avec Cristina Réali dans le rôle de Madame Follavoine sauf que je ne me souviens pas avoir tant ri. Monsieur Follavoine, porcelainier de son état attend un client importnt, Monsieur Chouilloux mais c'est l'instant où son impétueuse épouse débarque, seau à la main, dans son cabinet de travail pour lui parler de Bébé qui est constipé et ne veut pas prendre sa purge. Comédie rythmée où, toutes les conventions sociales tombent les unes après les autres et où, on s'amuse beaucoup. La salle est hilare devant le jeu de ces acteurs de la troupe de l'Atelier Théâtre de l'UIA et leur succès amplemenent mérité !

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Rentrer et passer devant le château et son Roi qui goûtent un repos de courte durée avant le retour, dès potron minet, des hordes de touristes et de ceux qui font le déplacement de province pour profiter du Mois Molière telle cette dame à nos côtés qui venait de Toulouse tout exprès. Je ferai, certainement de même, si nous partons passer notre retraite trop loin...

Posté par Armelle-L à 06:35 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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lundi 12 février 2018

A DROITE, A GAUCHE

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Théâtre encore, ce matin. Hier, nous sommes allés voir cette pièce signée Laurent Ruquier au Comédia, boulevard de Strasbourg. Oui, certes, elle est passée samedi soir à la télé mais, c'était le cadeau d'anniversaire de Jules, de la part de notre aînée. En marge, écrire que la station de métro Strasbourg-Saint Denis est de plus en plus mal fréquentée et que nombre de jeunes filles y sont, en toute quiétude, importunées par une faune inquiétante même en plein après midi... Sans commentaire.

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Nous ne connaissions pas cette salle très art déco. Elle est très confortable et nous avons vivement apprécié cette pièce où il est question de politique. Francis Huster, au sommet de son art, y joue le rôle d'un intellectuel de gauche fortuné face à Paulo, chauffagiste de son état, venu réparer sa chaudière. Régis Laspalès est plus vrai que nature. Tout y passe. Tous les travers de notre société jusqu'aux tableaux de Soulages trop abscons pour le commun des mortels. On rit du début à la fin et on applaudit, souvent, très souvent à droite comme à gauche ! Nous avons passé un excellent moment.

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En venant, j'ai croisé Félix sur le parvis de Saint Lazare. Cette fois-ci, nous étions en voiture et garés non loin. Nous évoquons cette polémique créée par un certain Julien Denormandie, secrétaire d'état, qui estime le nombre de SDF à Paris à une cinquantaine. Cela fait longtemps que le garçon ne s'est pas baladé dans la capitale. Rien que là, autour de ce chat, nous en comptons plus de dix. En allant vers Havre Caumartin, nous constatons que la belle image du commerce chic parisien est entâchée par les entrées de magasin jonchées de sacs de couchage et de cartons. Et puis, cette faune autre que ce chat dissuasive de prendre les transports en commun. La réponse se trouvait dans la pièce, justement, dans la bouche de Paulo... Trop de laxisme et de complaisance de nos gouvernements, des décennies, durant...  

samedi 10 février 2018

NUIT D'IVRESSE

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Théâtre de la Michodière, samedi dernier, en matinée comme on dit. Nous sommes allés voir cette nuit d'ivresse revue et corrigée par Josiane Balasko avec Jean-Luc Reichmann, Thierry Lopez et Stéphane Boucher en tête d'affiche. Il pleut et après avoir bu un thé au Starbucks du coin sur l'avenue de l'Opéra, nous nous engouffrons dans ce théâtre où nous avons déjà vu Jean-Luc Reichmann sur scène, il y a trois ans.

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Nous sommes haut perchés car j'ai pris des billets à petit prix. Ce n'est pas gênant car nous voyons très bien. Honnêtement, j'ai eu un peu de mal avec la première partie quand cet animateur télé complètement ivre noue la conversation avec ce taulard homosexuel, en permission, dans le bar crasseux d'une gare mais quand Jacques Belin alias Jean-Luc Reichmann se réveille, le lendemain, en peignoir sur son canapé, tout de suite les gags s'enchainent et ça devient hilarant.

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Bref, nous avons passé une bonne soirée. L'Opéra Garnier de nuit et sous la pluie pour rejoindre la Gare Saint Lazare puisque nous étions venus en train. Désolée, Madame Hidalgo, la prochaine fois je prends la voiture car rentrer, en banlieue, le soir par les transports en commun, outre que ce n'est pas toujours rassurant, ça gâche tout y compris le plaisir de sortir élégant !

samedi 18 novembre 2017

LE CHAT de SIMENON

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Ca se passait, mardi soir, au Figuier Blanc à Argenteuil. Je fréquente habituellement le lieu pour ses salles de cinéma que je trouve infiniment agréables avec ses places à prix modéré. Ce centre culturel affiche un programme très intéressant avec des spectacles à succès tel ce Chat de Georges Simenon, pour la première fois adapté au théâtre par Didier Long avec en tête d'affiche, Myriam Boyer et Jean Benguigui.

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La très belle salle à l'étage est rapidement comble. Surprise, nous sommes placés au premier rang devant la scène. Nous avions revu, il y a quelques temps, la version cinéma avec Simone Signoret et Jean Gabin pour nous en imprégner avant de voir cette pièce. Quand Myriam Boyer entre sur scène, de dos, j'ai l'impression de voir Signoret. Jean Benguigui a une interprétation différente, tout comme cette histoire, de Jean Gabin. Il est touchant. Il parait que nous sommes plus près du roman de Simenon dans cette version. Tout oppose Marguerite et Emile. Ils se déchirent devant nos yeux. J'ai trouvé la mise en scène très bien faite avec un décor en fond de scène et un placard qui pivotent du passé au présent. Le succès est total.

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Petit clin d'oeil sur Argenteuil, la nuit, avec le clocher d'un ancien couvent d'augustins de 1632 situé derrière la Basilique d'Argenteuil, au coeur de la prestigieuse école de l'automobile, le GARAC. En résumé, une bonne soirée si on excepte la perte de mon alliance. Heureusement, ce n'est pas l'originale que je ne porte plus tant mon doigt a grossi. On se console comme on peut...