lundi 29 avril 2019

Reims, sa Cathédrale Notre Dame et son architecture art-déco

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Alors que Notre Dame de Paris flambe encore, fragile, sous les assauts de la météo dans notre esprit, Notre Dame de Reims nous apparait comme la promesse d'une reconstruction efficace. Cette vielle dame de pierre qui a fêté ses 800 ans en 2011, depuis son parvis, impose par son élégance et la charge de son histoire puisqu'elle a été théâtre du sacre de nombre - 33 au total -  de nos rois de France.

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Ce chef d'oeuvre de l'art gothique a connu lors de la première guerre mondiale un incendie qui l'a quasi détruite, de fond en comble. Elle s'en est relevée à l'aide d'une charpente en béton considérée comme une prouesse architecturale. Elle abrite de très beaux vitraux dont ceux dessinés par Marc Chagall - non photographiés - et ceux-ci, modernes et lumineux, oeuvre de Ini Knoebel, cadeau de l'Allemagne à la France pour son jubilé de 2011. Lorsque nous sommes sortis, le soleil brillait de tous ses feux et j'ai failli rater l'Ange au sourire - à droite - sculpture médiévale elle aussi sauvée grâce à l'émission d'un timbre de 5F. 

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Entre nuages et éclaircies, nous sommes partis en balade dans ce quartier central de Reims, commerçant et animé. De l'Opéra à la Fontaine Subé surmonté d'un ange, allégorie à l'eau du département de la Marne. Nous avions pique-niqué et avons avisé la maison Waïda, pâtissiers de père en fils depuis trois générations, sur cette place Drouet d'Erlon pour nous offrir un goûter bien mérité.

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Dans cet écrin élégant art déco entre, mosaïques, bois précieux et velours carmin, nous avons vivement apprécié l'amabilité du service. Jules a pris un chocolat à l'ancienne et un glace maison. J'ai été sage avec un thé dit des moines et une tartelette aux pommes. Alentours, on trouve toutes ces chaînes de restauration sans âme au service anonyme. Je les zappe volontiers quand je trouve sur ma route une telle maison.

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A l'issue de la Grande Guerre, Reims est une ville de ruines, à feu et à sang. Il faut la reconstruire de part en part. La ville refusera le projet de l'Etat jugé peu ambitieux pour le confier à un architecte américain. En 1922, ce sont plus de 2000 permis de construire qui seront déposés en mairie. Voici pourquoi, il faut visiter Reims, le nez levé vers le ciel pour admirer toutes ces façades art-déco. L'immeuble Kodak a été le premier  doté d'un ascenseur. Pour finir, revenir au siècle second de notre ère avec cette Porte de Mars, vestige gallo-romain qui vient d'être rénové dans le cadre d'un vaste chantier de 10 millions d'euros pour la refonte totale des Promenades Jean-Louis Schneiter. Reims est une ville à aimer passionnément. Elle pétille...


mardi 23 avril 2019

Notre Dame de Paris - état des lieux

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Notre Dame de Paris, état des lieux à peine une semaine après le sinistre de ce maudit lundi. Elle garde la face côté parvis, chancelante mais debout. Pourtant à mesure qu'on la contourne via le quai de Montebello, puis le Pont de l'Archevêché et, enfin, la rue du Cloître Notre Dame, on mesure l'ampleur des dégâts. Louer le professionnalisme des pompiers de Paris car sans leur travail acharné à combattre le feu, Notre Dame aurait pu ne plus être à ce jour qu'un tas de ruines. On est passé très près d'une castastrophe bien pire. 

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Etat des lieux car la reconstruction de la cathédrale prendra du temps, beaucoup de temps, une décennie ou plus et, non pas cinq ans comme envisagé par Monsieur Macron. Comme pour d'autres grands travaux à Paris, il ne fait aucun doute que je passerai faire des photos en me promenant. L'heure présente est aux constats, à l'enquête, aux purges et à la consolidation. Là encore, saluer ces professionnels des travaux périlleux qui même un dimanche pascal travaillent sans relâche perchés sur leur échafaudage léger pour conforter et étayer l'édifice en situation de grand péril.

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Et pendant ce temps, la Seine continue de couler et sur ses eaux, les bateaux mouches font recette. Pris d'assaut, ils sont bondés de touristes avides d'approcher Notre Dame au plus près par la voie du fleuve qui encercle l'Ile de la Cité. Une "base vie" s'organise autour du monument blessé. On croque Notre Dame au pastel ou, comme les journalistes de France 3 on campe au plus près de cette actualité "brûlante". Il est tôt et la foule est déjà dense, touristes et parisiens confondus.

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La rue du Cloître Notre Dame venait d'être rouverte au public lorsque nous sommes passés. Et là, on comprend que la noble dame a bien failli tomber. On frissonne à regarder l'étendue des dégâts et ce qui a déjà été étayé. Il va falloir des gestes précis de chirurgien pour évacuer l'échafaudage tordu et noirci des précédents travaux pour soulager l'édifice de son poids. On imagine que des spécialistes planchent malgré les jours fériés sur cet épineux problème. Dans la foule, curieusement, les gens murmurent entre eux comme si chacun craignait qu'un écho de voix porte préjudice à la structure du bâtiment malmené par le brasier.

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Passé le Pont d'Arcole, depuis le quai de l'Hôtel de Ville, on comprend très vite qu'il faudra redonner à Notre Dame sa flêche car il manque quelque chose à la vue. Pas n'importe quelle flêche futuriste comme on a pu en voir griffonnées à la hâte dans les médias. L'architecture et les vieilles pierres de l'Ile de la Cité conditionnent un projet plus classique. Etat des lieux, photos à l'appui qui je l'espère sera fait et bien fait par ceux qui valideront ce projet. J'étais pourtant une des premières à vouloir quelque chose de différent, en début de semaine dernière. Mea culpa... Paris sera toujours Paris.

vendredi 29 mars 2019

Balade à Dampierre en Yvelines

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Hier, nos pas nous ont menés dans la Vallée de Chevreuse, à Dampierre en Yvelines. Et me voici au coeur de l'actualité puisque ce château ayant appartenu à la famille de Luynes, après travaux, va rouvrir ses portes au public dès demain. Ce qui me navre, c'est d'apprendre que la célèbre famille du Duc de Luynes, favori de Louis XIII a vendu son âme à la famille Mulliez. Son nouveau propriétaire voit grand, trop grand peut-être pour son nouveau joujou quand on apprend que la grande distribution n'a plus le vent en poupe.

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Ce château est un bijou dont l'architecte n'est autre que Jules Hardouin-Mansart. De style classique, il date de 1675. Il se situe dans le charmant village de Dampierre en Yvelines. Autrefois, du parking en contre-bas de l'église, on pouvait admirer et photographier les jardins du château. La sente a été bouchée. Il faudra, désormais, en passer par la machine à cash de Jacky Mulliez alias Monsieur Kiloutou. On se console en se disant que pour une fois, ce n'est pas un prince du pétrole qui a raflé la mise et que ce nouveau châtelain se fait épauler par Pascal Thévard, directeur de Chambord ainsi que d'un éminent architecte des monuments historiques. J'espère de tout coeur que la famille du mignon de Louis XIII conservera sa "maison mère" à Luynes, en Touraine, belle bâtisse visitée avec bonheur, il y a quelques années.

dimanche 24 février 2019

L'église Saint Quentin de Dienville

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Si on excepte que Saint Quentin de Dienville dans l'Aube est classée monument historique depuis 1907, rien ne distingue vraiment cette église de tant d'autres en France. Rien, si ce n'est la lumière spirituelle qui l'habite et rayonne sur ceux qui en franchissent le seuil. Ou comment retrouver la foi sous ses voûtes baignées de ce divin halo. Cette église de Brienne de style ogival date de la Renaissance. Elle abrite un statuaire de bois fabuleux ainsi qu'une collection de trésors des églises de Champagne. Sa grille de choeur est signée d'un sieur Lesueur de l'Abbaye de Clairvaux.

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Au bout du pont qui enjambe l'Aube qui caracole claire et joyeuse, je crois que cette église si je m'étais décidée à acheter la maison du Lac aurait été une motivation supplémentaire à mon souhait de me marier, même à retardement, religieusement. Certains lieux vous éblouissent plus que d'autres. Dienville en Champagne, son église, son lac, sa nature m'ont séduite. C'est un coup de coeur absolu et si mes prières sont entendues, je reviendrai y brûler un ou même plusieurs cierges. Faire du stand up paddle, aussi car je suis mortelle. En attendant, nous avons choisi le chemin de la raison. A moins que...

samedi 5 janvier 2019

L'histoire en Playmobil à Versailles

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J’ai douté avant de catégoriser ce billet. Histoire et patrimoine s’est tout de suite imposé pour le lieu où cette exposition avait lieu et son thème. L’histoire, notre histoire universelle, celle des dynosaures à la conquête spatiale retracée en figurines de Playmobil. C’était le sortie de fin d’année promise à Petit Poucet. Pour entrer, même arrivés en avance, nous avons du patienter une heure. Un public d’enfants avec parents et grands parents se pressaient sur le pavé de l’ancienne chapelle royale devenue cet Espace Richaud dédié aux manifestations culturelles. Une heure mais ça valait la peine.

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Une histoire aussi variée que plaisante à regarder défiler dans toutes ces mises en scène. On réfléchit à la suite à donner, au climat, aux JO de 2024. De ils sont fous ces romains au cirque de nos campagnes en passant par les cours d’Angleterre ou celle de Napoléon. Je peine parfois à réaliser que lorsque j’étais petite fille, cette chapelle de l’ancien hôpital était si lugubre les jours d’enterrement. Cette transformation est une réelle réussite. On voit quoi l’année prochaine ? Une chose est certaine, où que je sois, j’ai déjà rendez-vous avec Petit Poucet au moins pour aller à la patinoire devant la mairie. Il me l’a fait jurer…

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jeudi 27 septembre 2018

WHAT DID YOU EXPECT ? - PUZZLE #17#

Satory

Vous ne vous attendiez tout de même pas à ce que je passe à la trappe ces beaux véhicules de l’armée américaine exposés au Camp de Satory pour les Journées du Patrimoine. Le but était de sensibiliser le public au manque de deniers pour sauvegarder et remettre en état de marche cette flotte de guerre. Des baptêmes de chars étaient organisés moyennant participation. Des soldats faisaient monter des enfants à bord leur expliquant le fonctionnement de cette machinerie lourde. C’est au son d’une musique d’après guerre que des GI nous ont accueillis dès le parking avec le salut s’il vous plait. Ensuite, nous avons déambulé dans ces ateliers où on travaille à restaurer ce matériel hors du commun. Pour ma part, j’ai trouvé la visite intéressante. Vous, je ne sais pas mais j’avais envie, malgré tout, d’éditer ce billet…

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mardi 18 septembre 2018

PATRIMOINE MILITAIRE (Caserne de Croÿ)

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Dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre 14/18, Versailles riche de son passé militaire ouvrait, en partenariat avec la Grande Muette ses casernes pour cette 35ème édition des Journées du Patrimoine. J'avoue être partie, un peu, beaucoup, la fleur au fusil et, au moment de rédiger ce billet, je m'aperçois que je n'ai pas vu le plus spectaculaire. Tant pis. L'essentiel étant d'avoir participé. Un peu avant midi car nous avions décidé de pique-niquer au Balbi, nous nous sommes arrêtés à l'ancienne Caserne de Croÿ située rue Royale. Un simple portail la signale mais ce dimanche, un blindé et des soldats en uniforme d'une autre époque racolaient à son entrée.

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Le lieu repris par la ville à l'Armée a l'habitude des mises en scène puisqu'on y joue des spectacles lors du Festival Mois Molière. Cette fois-ci, il était le théâtre de camps militaires. L'un de la seconde guerre, l'autre de celle de 14/18. La reconstitution était fidèle avec tous les objets du quotidien usuels du soldat sous les drapeaux. Ne me demandez pas de quel régiment faisait partie, ce sympathique bidasse qui a pris la pose pour une dame et moi-même. Les (trop) rares enfants présents étaient tous très intéressés et stupéfaits de découvrir cette vie de camp avec même des rats en jouet déposés près des campements. Cette expo de notre patrimoine guerrier et militaire était ludique et infiniment interessante. Je n'ai pas regetté mon choix de m'être éloignée de la foule.  

jeudi 13 septembre 2018

LUçON, sa CATHEDRALE et RICHELIEU

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Depuis que j'ai croisé le fantôme furtif et énigmatique de Richelieu dans les corridors du château de Condé en Brie (Aisne), je le traque pour tenter de comprendre la personnalité de cet homme aussi brillant qu'ambitieux. C'est ainsi que j'ai voulu voir son évêché et la cathédrale de Luçon situés en Vendée à une quarantaine de kilomètres de la Rochelle, fief autrefois, hautement, protestant.

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A vrai dire que ce soit sur place, dans les guides touristiques ou grimoires, on trouve peu de renseignements sur l'histoire et la construction de cet édifice de style gothique dont la flêche de 85 mètres serait la plus cloutée de France et de Navarre. On sait juste qu'elle date du XIIIème siècle et que les travaux seront achevés au XVème. Malmenée par les guerres sous le règne d'Henri III, le jeune évêque de Luçon se voit contraint de délier les cordons de la bourse familiale pour la faire restaurer pour assurer desseins et prestige. On ne dit rien de cet aigle au pupitre. Pourtant, dans mes souvenirs scolaires lointains, il me semble que c'est Richelieu qu'on surnommait l'Aigle de Luçon...

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C'est parce que nous avons vu des gens sortir par cette petite porte en fond de chapelle que nous avons découvert ce cloître d'une beauté à couper le souffle. Il n'est indiqué nulle part dans l'édifice. Et même si on ressort sur la place de la petite ville de Luçon, le visiteur est davantage happé par la porte principale de la Cathédrale Notre Dame de l'Assomption. La Vendée cache bien ses trésors.

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Et pour assouvir ma soif de l'Homme Rouge, ce n'est pas à la libraire pourtant cossue de la ville que j'ai déniché ce pavé très digeste pour qui aime l'Histoire de France. C'est à la Corderie Royale de Rochefort. L'ouvrage est à tout point de vue très enrichissant sur notre histoire et sur l'ascension prodigieuse d'un jeune homme promis à une belle carrière dans les armes devenu évêque parce que sa mère avait besoin de conserver dans l'escarcelle familiale les rentes de cet évêché. Luçon, à voir si vous passez par là avec un centre ville élégant et commerçant.

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vendredi 17 août 2018

FAIRE UNE VIREE à DEUX

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On ne va pas se mentir. Serions-nous allés nous perdre dans le Perche si nous n'avions pas cherché un point de chute pour notre retraite. On nous avait dit que Senonches à l'ouest de Dreux, aux portes d'un domaine naturel boisé et protégé pourrait nous convenir. Alors, nous y sommes allés, la fleur au fusil pour une virée à deux et occuper nos vacances.

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Il faisait beau et nous avions prévu le pique-nique. Nous avons été agréablement surpris de trouver ce plan d'eau avec ses berges aménagées, pourvues de tables et de bancs en bois. C'est donc bien agréablement que nous avons déjeuné, au calme, en pleine nature. La nature est grillée partout par cette satanée sécheresse et j'ai eu un peu de mal à trouver des fleurs à offrir à Nelly pour son bouquet [296] du vendredi. Celles-ci au pied du lavoir, plus au frais que les autres. 

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Senonches et son château féodal dont les origines remontent au XIIème siècle avec Hugues II, seigneur de Châteauneuf en Thymerais abrite une part d'une exposition originale intitulée "Poésies Métalliques". Ces sculptures de Jean-Alexandre Delattre se retrouvent également dans la cour de la mairie et, plus loin, jusque la Ferté Vidame. Nous n'irons pas si loin. En effet, nous avons fait l'erreur de pousser jusque La Loupe et le charme est tombé d'un coup sur la place de ce gros bourg sans âme, aucune. Nous avons quand même demandé des renseignements sur des maisons. On nous a trainé dans l'Orne, en visiter une, certes charmante mais à un prix défiant toute concurrence où, je ne m'imagine pas résider, en plein mois de décembre... J'ai aussi eu la sale impression que cet agent immobilier nous prenait pour des cons. Vous savez quoi ? J'étais presque contente de retrouver ma banlieue !

samedi 2 juin 2018

LE CHÂTEAU D'ANET

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C'est le dimanche où invités chez les enfants, nous étions en avance. Nous avons donc poussé jusque Anet pour nous balader autour du château, privé et habité, donc seulement ouvert à certaines plages horaires. C'est le bijou renaissance offert par Henri II à sa favorite, Diane de Poitiers. A chaque fois que nous passons devant, je me promets de caler une visite mais comme toujours, le temps file et mon emploi du temps se remplit de plein d'autres choses.

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Je ne peux pas, évidemment, sur ces quelques photos prises en extérieur vous conter l'histoire de ce château que l'on décrit volontiers comme pudique et élégant. Entre les murs d'enceinte, on devine de jolis jardins et l'intérieur visité par mes enfants est réellement très beau. Il appartient à la même famille depuis 1860. Elle peine à le maintenir en état et les recettes du ticket d'entrée sont consacrées à l'entretien de ce patrimoine. Vivement que Jules soit à la retraite pour, enfin, faire tout ce que nous avons sur notre to do list !

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