jeudi 26 septembre 2019

Ascenseur émotionnel et le géant aux pieds d'argile

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C'est mon fils qui m'a suggéré ce titre alors que j'envisageais davantage un ascenseur pour l'échafaud tant j'étais tétanisée à l'idée de monter tout là haut. Là haut, à l'Aiguille du Midi qui m'est apparue auréolée d'un ciel mauve dès mon lever par la fenêtre de ma chambre. Dès l'aube, il fallait se hâter car ces sommets se gagnent tôt le matin si on veut pleinement en profiter. Paroles de ceux qui m'entouraient lors de ce séjour et qui pratiquent avec assiduité la haute montagne, mon fils en "premier de cordée".

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Il est tôt et pourtant, il y a foule pour cette ascension matinale à 3842 mètres. Je ne suis pas très rassurée. Je crains autant cette foule bruyante que le trajet en deux étapes en télécabine. Comble de tout, presqu'au sommet et pour cause de travaux, un peu comme dans le métro, nous voici stoppés au-dessus d'un vide abyssal, la cabine ballotée par le vent, reculant, avançant avec peine. Là, je ne vous raconte pas... Je suis un peu chancelante à l'arrivée, le souffle court avec le manque d'oxygène et seulement 2° en place des 24° dans la vallée. Vite, on sort la doudoune enfouie dans le sac à dos.

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Une fois là haut, évidemment, toutes les appréhensions tombent devant le panorama d'une beauté à couper le souffle. Le Mont Blanc, pourtant, m'apparait comme un géant aux pieds d'argile. Les chemins qui mènent à son sommet sont devenues des autoroutes. On se presse et pas toujours avec respect. On imaginait jusqu'à il y a peu que la montagne était solide, immuable. On se leurrait...

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Je n'ai pas fait exprès. Ce billet était en préparation quand les tristes nouvelles sont, hier, tombées. Sur le versant italien, dans une vallée proche de Courmayeur, un glacier menace de se détacher de sa paroi. Il pourrait engloutir le paysage en seulement 80 secondes. Entendu à Plan Praz un guide expliquer à des randonneurs que côté français, nous n'étions pas mieux lotis et que Chamonix pourrait disparaitre dans les mêmes conditions. Du bus qui nous ramenait vers les Houches, j'observais ces fameux glaciers. Ils font grise mine, le permafrost est endommagé, les roches fragilisées se fendent comme des éventails. Sur l'Aiguille du Midi, des ouvriers travaillent sans relâche, haut perchés au-dessus du vide, pour solidement arrimer la plateforme. Illusion ? Nos petits enfants ne connaitront pas la montagne telle que nous avons pu en profiter. Le paysage va changer. A l'heure où une jeune génération nous bouscule pour endiguer la catastrophe, il est temps, grand temps de réagir avec force et détermination. Notre mode de vie, notre société doit profondément se transformer et vite !


mardi 24 septembre 2019

Première journée d'automne

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Nous avons profité du timide soleil de cette première journée d'automne pour aller perdre nos pas aux Capucins. Passer par l'escalier en face de l'ancienne prison et se dire que compte tenu de la pluie annoncée, c'est certainement la dernière fois que nous faisons cette promenade et, au-delà, réaliser que nous n'aurons plus guère l'occasion de revenir à Coulommiers dans les mois ou les années futurs.

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Cette promenade, toujours la même, était devenue un rituel, un automatisme dans notre quotidien. Aller au parc pour ne pas prendre la voiture et s'ennuyer à mourir à regarder les canards barboter dans l'eau du Grand Morin. Hier, j'ai ouvert les yeux plus grands sur un automne qui hésite encore à se colorer, les ginkgos en jaune et les liquidambars en rouge. J'ai connu le Parc des Capucins plus flamboyant. S'asseoir une dernière fois et se dire qu'il est temps, grand temps de déménager car jamais, auparavant, une première journée d'automne ne m'aura autant pesée.

vendredi 13 septembre 2019

Pourtant, que la montagne est belle... #2#

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Les Houches - Haute Savoie

A deux et en solo, à notre rythme, nous avons fait cette courte randonnée au-dessus des Houches par un après-midi brumeux. La température était  idéale pour ne pas souffrir de l'ascension vers ces alpages et ces chevaux que nous avions aperçus la veille depuis le bas de la station.

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Je n'ai eu le courage de gravir que la moitié de ce sentier balisé. Le lendemain, les coureurs de l'UTMB dévalaient la route et le chemin était sinon coupé, du moins plus encombré. Tranquillité absolue et oxigène garanti pour cette balade en altitude. Oui, pourtant que la montagne est belle mais j'ai du mal avec elle... En revanche, quelque soient les conditions météo, les photos sont toujours très belles !

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vendredi 6 septembre 2019

Balade sylvestre en forêt de Malvoisine

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Il faisait beau ce mardi. Nous n'allions pas restés enfermés alors que Jules doit marcher pour sa santé. Pas envie d'aller encore et encore déambuler dans les allées ou l'ile du Parc des Capucins. J'ai suggéré à quelques petits kilomètres de la maison, la forêt de Malvoisine, là où mes enfants ont appris, à l'école primaire, l'orientation en forêt. Depuis le site a bien changé à commencé par cette tempête de 1999 qui a considérablement modifié le terrain et les essences replantées.

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Six kilomètres de sentier balisé jusque ce village de Mortcerf où nous vivions, autrefois. Ce que je déplore, justement, c'est ce sentier de caillasses qui a fait place à celui herbeux. Ca crisse de trop sous les pieds. Bien entendu, nous ne sommes pas allés au bout mais à moitié malgré tout. Nous étions partis la fleur au fusil sans sac à dos, eau et encas. Des amateurs, quoi. J'ai quand même pu apprécier une faune et une flore au mieux préservée mais je n'ai pas eu envie d'y retourner une prochaine fois à cause de cette présence de badauds accompagnés de chiens de combat en liberté venant de leur babines peu rassurantes vous renifler. J'ai songé que cela pouvait être dangereux avec des enfants en bas âge. Etrange société, reflet de cette populace qui me pousse à quitter dare-dare Coulommiers.

dimanche 18 août 2019

Le Grand Bleu à Val d'Europe

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Première fois en six ans que Petit Poucet séjourne seul à la maison. Un évènement à fêter dignement. Nous avions prévu d'aller au parc des félins mais météo maussade oblige, nous avons du changer nos plans. Nous sommes donc allés à l'Aquarium Sea Life du centre commercial Val d'Europe. Je confesse une mauvaise qualité de mes photos prises avec mon téléphone dans une semi-obscurité.

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C'est toute la faune et la flore de nos océans qui sont passés en revue, des coraux au plancton en passant, bien entendu par les requins et les manchots dont l'univers est en danger pour cause de réchauffement climatique. Les enfants sont sensibilisés à cette cause écologique. Le parcours pédagogique n'est peut être pas assez poussé pour des petits auxquels les parents peinent à leur expliquer le pourquoi du comment. Petit Poucet a surtout retenu le côté spectaculaire des requins et les mimiques dignes d'un dessin animé des pingouins et manchots. Pour avoir visité d'autres aquariums dont celui de la Rochelle, j'ai envie de dire que le ticket d'entrée est assez onéreux. Cependant, nous avons partagé avec Petit Poucet un très bon moment.


mercredi 24 juillet 2019

Les terres brûlées

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Hier, nous étions à Aix en Othe, petite bourgade champenoise à mi-chemin entre Troyes à l'est et Sens à l'ouest. Aix en Othe et sa halle de type Baltard qui abrite un très beau marché deux fois par semaine. Dix heures du matin, il faisait déjà 27° au tableau de bord. Cependant l'air était respirable.

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Aix en Othe où nous nous sommes assis à la terrasse d'un des deux bistrots sur la place du bourg pour prendre un café et des forces car la journée s'annonçait rude à tout point de vue. On a critiqué sur Instagram ma gourmandise à cause de ce chausson aux pommes à tomber par terre. A ma décharge, le boulanger local est lauréat du meilleur feuilleté de la région. Les chevaux dans ce haras à l'entrée de la ville n'ont plus qu'un paillasson archi-sec à la place d'une prairie pour brouter sous un soleil de plomb.

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Au-delà d'Aix en Othe, le paysage change, l'influence de la Bourgogne proche se dessine sur ces reliefs encore champenois. De ces terres brûlées monte une poussière soulevée par le travail de forçat des moissonneuses qui tournent à plein régime. Sur la ligne d'horizon, nous avons aperçu des incendies. Dans ce village, derrière le clocher de l'église, nous avons visité une très belle maison avec des grappes de raisin sous l'auvent où une grande table était dressée pour les réunions de famille. Ca se situe dans l'agglomération troyenne desservie par une bretelle de l'A5. Nous voulions la voir. Si la maison est coquette, les deux chambres annoncées sur l'annonce n'y sont pas. Il faudra finir les travaux entamés sous les combles, rapidement, pour recevoir les enfants. Next. En attendant le canicule signe et persiste. La nature a soif d'eau.

mardi 16 juillet 2019

Pour un blog plus vert

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Cela fait un moment que je chercher à rédiger ce billet. Il aura fallu attendre le vide sidéral de mon inspiration pour me coller à cette rédaction. Vous imaginez peut-être, à tort, que planqué derrière votre écran, votre activité n'a aucun impact environnemental. Faux. Vous êtes-vous posés la question de savoir quelle était l'empreinte carbone de vos écrits sur la toile. Elle est loin d'être négligeable. D'après un test fait sur un site spécialisé, le mien représente l'équivalent d'un gros paquet de chips bien grasses, celui que vous emportez en pique-nique. Pourtant, consciente de cette pollution, je prends quelques précautions comme celle d'avoir un fond neutre et de diminuer en pixels les photos publiées. En nombre aussi, puisque je limite chaque billet à une douzaine de photos maximum parfois regroupées en mosaïque pour peser moins lourd sur notre environnement. Savoir que des serveurs data tournent à plein régime pour stocker nos données et qu'ils ont la digestion mal aisée. Je m'en suis rendue compte, en février, quand Canalblog a remonté à la surface, à ma demande, certains de mes vieux écrits. Tout y était même les brouillons mal ficelés et jamais publiés. J'étais stupéfaite. D'où l'intérêt de faire très attention à ses propos et ne jamais s'emballer. Prenons soin de notre planète car elle est de plus en plus agressée. Au mieux, elle va nous en faire baver. Au pire... Ne pas songer au pire et chacun à notre façon, contribuer à moins la polluer. Pour ma part, j'ai décidé à compter de ce jour de limiter mes publications à trois ou quatre par semaine surtout pour ne rien raconter. Sur Instagram, aussi, j'ai freiné ma frénésie. A vous de jouer !

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vendredi 12 juillet 2019

Terre de Singes (et d'oiseaux)

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Ca se passe à Lumigny-Nesles-Ormeaux en Seine et Marne de l'autre côté de la route où se situe le célèbre Parc des Félins. Depuis peu, les deux parcs animaliers ont décidé d'allier leur savoir faire de leaders mondiaux en matière de protection des animaux. Ce parc ci propose une extraordinaire expérience au milieu des singes et des perroquets. Nous nous y sommes rendus avec Petit Filou et, malgré son jeune âge, captivé, il a adoré. Nous aussi.

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Nous commençons notre visite par les volières aux oiseaux ou les soigneuses très à l'écoute de nos questions nous renseignent et nous rappellent quelques règles simples de sécurité puisque nous sommes au milieu des perroquets en totale liberté. On nous raconte comment les loriquets originaires d'Australie sont devenus des proies pour l'humain dans leur pays pour le commerce de leur plumage de toutes les couleurs. Ca piaille et les battements d'ailes servent de ventilateurs car ce samedi matin débute très chaud. Les soigneuses sont heureuses car la saison des amours porte ses fruits et des naissances sont attendues. De l'Australie à la Brie, c'est un comble car le climat n'est pas le même.

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L'univers des singes en sous-bois est un havre de fraîcheur et on écoute bien volontiers, les explications sur le mode de vie de ces primates très bien adaptés à leur résidence seine et marnaise puisque sont nés au printemps des petits déjà fort débrouillards. On nous raconte comment ces singes magots élisent leur chef. Une histoire de réseaux sociaux un peu comme nos followers. Plus un macaque de Barbarie a de "potes" qui le suivent, plus il s'élève dans la hiérachie. Il n'est pas forcément le plus fort mais simplement le plus à l'aise en société. Ici, il boulotte sa salade. Nous sommes au milieu d'eux et ils nous frôlent. Nous ne nous y attendions pas et c'est une belle surprise.

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En résumé, encore un beau parc animalier à une cinquantaine de kilomètres de Paris qui mérite le détour. Une leçon de choses comme on disait autrefois et un enseignement à retenir sur ces espèces menacées d'extinction par la sottise et l'avidité de l'humain. Le billet d'accès à Terre de Singes n'est pas très onéreux. On peut acheter un pass pour profiter des deux structures mais attention, il est conseillé d'arriver tôt le matin. Nous y retournerons début août avec, cette fois-ci, Petit Poucet. Chacun son tour.

SAFARI en SEINE et MARNE - La Stylettante

Tôt, samedi matin, à l'heure du petit déjeuner des grands fauves, nous sommes arrivés au Parc des Félins situé à Lumigny-Nesles-Ormeaux en Seine et Marne. Safari assuré dans un espace boisé, immense, où vivent des félins dans des conditions qu'on a voulu optimales pour eux.

http://www.stylettante.net

vendredi 28 juin 2019

Se croire en vacances

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A l'heure où certains commencent à prendre conscience de l'impact de leurs voyages au bout du monde sur notre environnement et alors que nombre (re)découvrent le tourisme au coeur de leur région, samedi soir, je me suis crue en vacances. Je ne suis pourtant pas partie loin. Il m'a suffit de descendre ma rue pour emprunter ce sentier, espace nature protégé encerclé par le Grand Morin. La boucle est longue de 3km300 à ce qu'on nous dit à l'entrée du Parc des Capucins. Arrivés à Pontmoulin, le Morin montre sa vraie nature, celle d'un torrent de plaine. Il chante et carcole.

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J'ai regretté n'avoir pas pris l'appareil photo car la flore est riche et il n'est pas toujours évident de bien capter couleurs et lumières avec un simple téléphone. Nous avons marché d'un bon pas et nous nous sommes imaginés sans peine sur un sentier de randonnée en moyenne montagne. L'illusion est bluffante. Nous ne sommes pourtant qu'à soixante kilomètres de Paris. Dès début juillet, ces barques et ces pédalos sur leur embarcadère seront disponibles tous les jours pour refaire le trajet sur l'eau. Nous comptons bien en profiter et, au retour, nous irons manger une glace en ville puisque le dépliant des activités estivales de la ville indique qu'il y a quatre glaciers dont le salon de thé de chez Mouilleron. Parfois, il n'est pas nécessaire de partir loin pour se dépayer. Bon weekend.

mercredi 19 juin 2019

Respiration - Puzzle #20#

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C'est le dimanche où je suis rentrée du marché de ma ville dépitée tellement il est nul. Cher et nul. J'ai réglé deux côtes de porc dans l'échine au prix de l'entrecôte. Bon le cochon mais onéreux. Ceci au point que Jules s'est souvenu avec nostalgie du marché Héloïse d'Argenteuil. C'est dire. L'après-midi, nous sommes donc allés à la Cuillette de Lumigny chercher fraises, salades, petits pois, carottes et courgettes. La prochaine fois, je tenterai le beignet de fleur de courgette. Il parait que c'est bon. Groseilles et cerises seront mûres la semaine prochaine. Les pommes sont étonnamment précoces par rapport à d'autres années. J'ai eu hâte d'être en automne. Je me suis offert un bouquet d'oeillets de poète. C'était une respiration...