vendredi 2 décembre 2016

Noël polaire aux Galeries Lafayette

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Là, chers lecteurs, vous direz merci à la dame parce que les Galeries Lafayette, je n'aime pas. Je suis restée traumatisée par un chantier foireux avec une bagarre au cuter entre plusieurs de mes ouvriers. Je ne suis pas fâchée d'avoir quitté le BTP. Depuis, je n'y vais que pour voir leur sapin de Noël, en papier cette année.

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C'est assez sympathique même si je préférais celui, plus glamour, de l'an passé. Je déplore, aussi, le manque de recul pour le photographier. Aucune envie de monter aux étages et hâte de ressortir car je supporte mal les effluves lourdes et entêtantes du rayon parfum au rez-de-chaussée.

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Comparées aux vitrines du Printemps, celles-ci sont plutôt jolies. En revanche, avec le plein soleil de cette belle première après midi de décembre, pas évident de faire des photos. Il faudrait, peut être, revenir de nuit. Je n'ai fait que passer, au galop, sur mes heures de boulot pour faire plaisir à une lectrice qui se demandait ce qu'était ce fameux sapin de papier. Je vous souhaite un bon weekend.

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jeudi 1 décembre 2016

Magie de décembre es-tu là ?

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Dimanche, j'ai terminé ma petite robe noire pour les fêtes. Le résultat est satisfaisant. Ensuite, je suis partie chez Truffaut pour me changer les idées. J'ai acheté quelques babioles pour mon sapin de Noël sur le thème de la nature. C'est tendance. J'ai regardé les prix des sapins. Comme l'an dernier, cette jardinerie offre un bon d'achat à ceux qui ramèneront leur roi des forêts début janvier. Comme tous les ans, je ne ferai ce sapin que quelques jours avant le jour J par pure superstition. Je n'ai pas trop le coeur à faire la fête. La magie de décembre, pour l'instant, n'opère pas. En attendant la petite étincelle qui, peut être, changera tout, je vous souhaite un beau dernier mois de l'année.

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dimanche 27 novembre 2016

Gâteau renversé à la banane

Premier dimanche de l'Avent. Ni crèches, ni bondieuseries, cette fois-ci. Le ciel, en cette année de la Miséricorde, n'a guère été clément. Je vais pécher de gourmandise, mon Dieu, avec une ronde (diabolique) de desserts de l'Avent. On commence avec ce gâteau renversé et ensoleillé aux bananes récupérées chez Belle Maman car j'ai bien peur qu'elle soit pour quelques temps à l'hôpital. C'est triste mais c'est ainsi. Décembre est proche et je te promets, Seigneur, le petit Jésus en culotte de velours au pied du sapin.

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Contrairement à ceux de la semaine dernière, il était particulièrement réussi. La recette est simplissime : 200 grammes de farine, 3 oeufs, 1 sachet de levure, un peu de sel, un peu d'huile végétale et un petit suisse. Le tout mélangé et réparti sur une couche de bananes coupées en rondelles sur du caramel. Cuisson au four thermostat 180° pendant 40 minutes. On peut, évidemment, ajouter un peu de rhum ou de la poudre d'amande. Je ne serai pas trop présente sur les blogs cette semaine car j'ai pas mal de choses à faire. Je vous souhaite un beau dimanche et très bel Avent.

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samedi 26 novembre 2016

¤ Le Grand Trianon ¤

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Chose promise, chose due. Nous voici, à nouveau, au Grand Trianon sous un ciel miraculeusement bleu, en ce mois de novembre. La peste soit de ces voiturettes électriques louées par les touristes et qui se garent n'importe où comme sur cette photo. Un tel lieu se mérite et puis, la balade est saine et belle depuis la Grille de la Reine. Savez-vous que quand j'étais enfant, je rêvais de me faire construire une telle "maison" ?

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Ce petit bijou de marbre rose à l'architecture sobre et élégante est signée Jules Hardouin Mansart. Il date de 1687 et succède au Trianon de porcelaine. Ont logé là, la petite fille de Louis XIV, la Duchesse de Bourgogne et Marie Leszczinska, épouse de Louis XV. Viendront ensuite, Napoléon Bonarparte qui le fera rénover ainsi que Louis Philippe et plus tard, Charles de Gaulle. Tous ont su apprécier l'intimité et la douceur du lieu.

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Tout n'est que luxe, calme et volupté sans ostentation. L'Empire a laissé sa signature sobre sur le mobilier et la décoration. Bleu délicat, le Salon des Glaces et sa vue, à l'horizon, sur le Grand Canal. Lui succède, la chambre de l'Impératrice, tout en douceur. Le temps, depuis des siècles a, ici, suspendu son vol.

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A chaque embrasure de fenêtres entre les lourds velours et brocarts des rideaux, la nature pérenne, symphonie maîtrisée signée André Le Nôtre, nous invite à rêver d'un monde apaisé de ses tourmentes.

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Les salons se succèdent et chacun est un pur émerveillement. J'ai, comme d'autres, fait des bonds en entendant la soit disant plaisanterie de Jean-Michel Apathie sur sa volonté de raser Versailles s'il était élu président de la République. Que de mépris pour tous ceux qui ont contribué à ce chef d'oeuvre. J'aime beaucoup la lettre imaginée par la philosophe David Brunat qui s'est glissé sous la plume du Roi Soleil.

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Avant de découvrir Trianon sous Bois, apanage de notre République, attardons-nous au cabinet topographique de l'Empereur ouvrant sur le Bosquet des Sources, petit bois par où passait Louis XVI pour s'en aller rejoindre Madame de Maintenon. Vient pour clore cette visite, la Galerie de Cotelle ornée de 24 tableaux de Jean Cotelle, précieux témoignage sur la splendeur des jardins tels qu'ils étaient au XVIIIème siècle. Le 4 juin 1920, on y signera le Traité de Paix avec la Hongrie. . Refermer, doucement, la porte et s'en aller serein. Versailles a encore de beaux jours à venir entre fêtes, célébrations et moments clés de notre histoire de France future...

vendredi 18 novembre 2016

Terrine thon et petits pois

Dans la rubrique cuisine du placard, voici cette terrine 

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Je déteste toujours manger la même chose. Que faire avec deux boites de thon au  naturel, des oeufs et de la crème ? J'ai eu envie d'essayer cette recette de terrine. Attention, à ne pas tenter si vous êtes pressés car la cuisson est un peu longue. Mes photos souffrent du manque de luminosité. On voit que les jours raccourcissent. A préparer à l'avance car encore meilleur le lendemain.

  • 2 boites de 140 grammes de thon au naturel
  • 3 oeufs
  • 20 cl de crème liquide
  • 75 grammes de farine
  • 1/2 sachet de levure
  • 1 poignée de petits pois surgelés
  • 1 échalotte
  • ciboulette et persil frais ou surgelé
  • sel, poivre, piment de cayenne
  • un yaourt bulgare et un citron pour la sauce légère

Préalablement, faire cuire les petits pois à l'anglaise dans l'eau bouillante. Les passer sous l'eau froide pour conserver leur couleur verte. Hâcher menu les persil, la ciboulette et l'échalotte. Réserver. Battre les oeufs avant d'ajouter la farine et la crème. Assaisonner généreusement. Doser le piment à votre goût. Emietter le thon dans la préparation. Ajouter les petits pois et les herbes ciselées. Mettre au bain marie, four thermostat 180° entre 45 minutes et une heure. Cela dépend de votre four. Quand la lame du couteau est sèche, la terrine est cuite. Attention à ne pas la laisser se déssécher. Servir tiède ou froid avec comme ici une sauce légère bulgare et citron, une mayonnaise ou une petite sauce tomate acidulée. C'est vraiment délicieux.

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dimanche 13 novembre 2016

Bistrots parisiens

bistrots parisiens
@Antoine Meurant

J'ai découvert le dessinateur parisien, Antoine Meurant, il y a un an, tristement... Tristement car au lendemain des attentats du mois de novembre. Tout de suite, j'ai aimé sa façon de croquer Paris. Les terrasses de nos bistrots parisiens sont souvent à l'honneur de ses dessins si réalistes, si ressemblants. C'est ainsi que j'ai choisi de rendre hommage à toutes les victimes des attentats. Ceux de novembre dernier, de Belgique, de Nice et de partout ailleurs. Un an, c'est court et c'est long. Nous avons repris nos habitudes tout en sachant que le danger reste, sournoisement présent. Dans quelques jours, sur nos zincs, nous fêterons l'avènement du Beaujolais Nouveau. Si je n'aime pas le vin rouge, j'aime l'idée de cette fête souvent amicale autour d'un gueuleton. Levons nos verres et trinquons sans modération comme un pied de nez à tous ces empêcheurs de tourner en rond et surtout, résistons.

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samedi 12 novembre 2016

Ca sent le sapin !

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Boulevard Haussmann, tôt, très tôt, hier matin. C'est mon premier billet à la rubrique esprit de fêtes et c'est une amère déception. S'il on fait abstraction de cette galerie animalière sympathique et plutôt réussie chez Brummel, pour le reste, inutile de faire le déplacement ! A mon sens.

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Oui, à mon sens car les shoes-addicts vont, certainement, adorer les vitrines supposées de Noël signées Jimmy Choo avec des jambes accrochées à des filins qui gesticulent au-dessus de dizaines de paires de chaussures et de marionnettes à la mine arrogante. J'ai hésité à mettre mes rares photos. J'y renonce car c'est moche et mercantile. Quant à la façade du grand magasin, rien, nada, pas une seule ampoule, ni aucune guirlande. Rien ne va plus à Paris. Ca sent le sapin

jeudi 10 novembre 2016

Un Président chez le Roi

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Cette exposition était notée depuis longtemps à mon agenda mais, voulant profiter du premier dimanche d'hiver de gratuité à Versailles, j'ai failli écoper d'une mauvaise météo. J'ai eu beaucoup de chance même s'il faisait froid. Le Grand Trianon fêtait le cinquantenaire de sa restauration, entreprise entre 1963 et 1966, à l'initiative d'André Malraux, alors ministre de la Culture. Ceci, pour les besoins diplomatiques de la République. Ca se terminait le 9 novembre, date anniversaire du décès de Charles de Gaulle

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Le Domaine de Versailles  ouvrait, exceptionnellement, ses archives et le dossier travaux de ce palais construit en 1687 par Hardouin Mansart . Ci-dessus, une photo du couple présidentiel mythique des Kennedy, en visite à Versailles en 1961. Clin d'oeil aux récentes élections aux Etats Unis que je n'ai pas souhaité commenter tellement, je suis dépitée

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Une fois, le péristyle du Trianon franchi vers l'aile nord, nous entrons dans un long corridor où sont exposés de nombreux documents de l'époque. Des notes écrites de Malraux d'une écriture fine et incisive, l'agenda de Charles de Gaulle et son emploi du temps de Président de la République. D'autres classés sous le sceau du secret comme le compte rendu de ses entretiens avec des chefs d'état étrangers. Où on voit qu'au Pavillon de la Lanterne le provisoire dure longtemps puisque de nos jours, encore, notre Président Normal compris, la République y séjourne souvent...

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Voici les détails chiffrés des travaux, devis à l'appui ainsi que les échantillonnages. J'ai le coeur qui bat la chamade à lire l'énoncé des entreprises de peinture et décoration puisque chez l'une des trois que je ne citerai pas, discrétion oblige, j'ai été, il y a dix ans, métreur et conducteur de travaux non pas en charge du Château mais, du Sénat. Chez une autre, en maçonnerie, mon arrière grand-père a été terrassier. Je ne m'attendais pas, en venant voir cette exposition, à tant d'émotion. Je n'ai, finalement, pas a rougir de ma carrière dans mon dos...

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Nous voici dans les appartements privée de la Présidence de la République, meublée par le Mobilier National. Les visiteurs se font silencieux. On devine des entretiens avec au coeur, les intérêts de la Nation. On débute par la salle des huissiers, puis ce salon d'attente des conseillers du Président, tout tendu de velours bleu.

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Le bureau de De Gaulle à l'ambiance feutrée, chaleureuse, sa chaise et son téléphone "rouge" en ébonite noire. Des bûches dans la cheminée car même avec le chauffage central, il fait froid à Versailles, en hiver. Ne pas oublier que la ville par la seule volonté d'un roi, de Mansart et de Le Nôtre a jailli d'un marécage.

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Salon et salle à manger privés du Président et ci-dessous, celle du personnel

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Le clou de cette visite nous le découvrons à la cave du Trianon. Ce sont les cuisines de l'Etat. Tout est moderne et fonctionnel pour préparer des repas dignes des grandes réceptions. Ci-dessus, voici le menu servi au Premier Ministre britannique Harod Wilson, le 19 juin 1967. Homard breton à la parisienne... Je demande à goûter avec le Dom Ruinart de mon année de naissance, svp ! On nous précise que chaque plat était photographié pour ne pas être servi deux fois dans la même présentation à nos invités. Prestige oblige.

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Nous ressortons, comme des laquais, par une porte de service dérobée à la vue des cette façade tout en marbre rose donnant sur de somptueux jardins. Je ferai, peut être ultérieurement, un billet sur l'aile sud là, où se trouve la petite Galerie des Glaces où avaient lieu les grandes réceptions bien que je trouve mes photos médiocres. J'ai passé un dimanche de conte de fée à Versailles.

mardi 8 novembre 2016

Versailles, un dimanche matin d'automne

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Dimanche, il est à peine 10 heures lorsque nous franchissons la Porte Saint Antoine pour accéder au domaine. Versailles s'éveille, diaphane apparition dans la brume matinale et sous les ors de l'automne. C'est ainsi que je l'aime. Peu de monde encore. Seuls des joggeurs et des promeneurs amoureux de ce théâtre de nature hors normes. Il fait frais et du terreau des feuilles mortes monte une odeur suave et sensuelle.

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Devant tant de magie les mots sonnent creux..

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Balade silencieuse dans ce décor royal, le long de la Grande Prairie où les moutons ne sont pas encore levés de leur lit de pâture. Au loin, l'ombre tutélaire du Château se dessine en contre-jour. Premier dimanche de gratuité des mois d'hiver, il attend ses visiteurs. Nous remontons tranquillement l'allée Saint Antoine en longeant le Petit Trianon où git la souche, vestige du tulipier de Marie Antoinette planté en 1681 qui, s'il a survécu à la tempête de 1999 s'est définitivement éteint lors de la canicule de 2003. Les visiteurs affluent, il est temps de battre en retraite.

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Place du marché, sortie de messe à Notre Dame, il y a foule. Je viens de faire pas moins de 8 kilomètres à pied entre domaine et centre ville. A Versailles, on marche bien, les pieds anesthésiés par la beauté des lieux.  J'ai faim et je mords sans vergogne dans cette bombe atomique, un bostock. Il s'agit d'une pâtisserie à base de brioche façon pain perdu, de crème d'amande et de chocolat dont Ladurée et la maison Lenôtre se disputent la paternité mais avant eux, Marie Antoinette. On n'en trouve pas partout. Gourmandise à haute teneur en calories, c'est une petite tuerie ! C'était Versailles, un dimanche matin en automne.

dimanche 6 novembre 2016

Roulé à compote de pommes

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Finalement, hier, je n'ai pas cousu. J'étais en mode off. Je me suis dit qu'il était dommage de tailler dans un aussi beau tissu, un jour de spleen. J'ai préféré tenter le diable en faisant du gâteau. Pas n'importe quel gâteau mais un roulé à la compote de pomme. Mardi, pour ma crêpes-partie, j'avais acheté un gros bocal. Il en restait. Noël approche et je m'étais jurée, l'an dernier, de faire une bûche moi-même.  Hélas, pour la pâte à roulé, j'étais une quiche ! J'avais déjà tenté l'aventure, il y a deux ans avec un résultat plus que mitigé. J'ai recommencé avec une recette tout ce qu'il y a de plus basique pour laquelle je me suis scolairement appliquée. La voici :

  • 4 oeufs
  • 100 grammes de farine
  • 100 grammes de sucre + 1 sachet de sucre vanillé (un peu trop de sucre à mon goût)
  • 1 sachet de levure chimique
  • 1 pincée de sel pour les blancs
  • de la compote de pommes
  • sucre glace

Séparer les blancs des jaunes d'oeufs. Avec le batteur, faire mousser pendant au moins 5 minutes les jaunes avec les sucres. Ajouter la farine et la levure. Mélanger jusqu'à ce que la pâte forme un ruban un peu épais sur les fouets. Monter les blancs en neige avec la pincée de sel. Incorporer les blancs à la pâte avec délicatesse. Etaler avec une spatule sur la plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé. Mettre au four thermostat 180°, ici, précisemment 13 minutes. Sortir et retourner sur un linge propre et humide. Rouler. Attendre une dizaine de minutes avant de dérouler pour garnir avec la compote en couche pas trop épaisse. Rouler à nouveau. Ebarber le gâteau pour avoir une ligne nette. Saupoudrer de sucre glace et servir au goûter. C'est finement délicieux.

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