samedi 12 novembre 2016

Ca sent le sapin !

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Boulevard Haussmann, tôt, très tôt, hier matin. C'est mon premier billet à la rubrique esprit de fêtes et c'est une amère déception. S'il on fait abstraction de cette galerie animalière sympathique et plutôt réussie chez Brummel, pour le reste, inutile de faire le déplacement ! A mon sens.

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Oui, à mon sens car les shoes-addicts vont, certainement, adorer les vitrines supposées de Noël signées Jimmy Choo avec des jambes accrochées à des filins qui gesticulent au-dessus de dizaines de paires de chaussures et de marionnettes à la mine arrogante. J'ai hésité à mettre mes rares photos. J'y renonce car c'est moche et mercantile. Quant à la façade du grand magasin, rien, nada, pas une seule ampoule, ni aucune guirlande. Rien ne va plus à Paris. Ca sent le sapin


jeudi 10 novembre 2016

Un Président chez le Roi

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Cette exposition était notée depuis longtemps à mon agenda mais, voulant profiter du premier dimanche d'hiver de gratuité à Versailles, j'ai failli écoper d'une mauvaise météo. J'ai eu beaucoup de chance même s'il faisait froid. Le Grand Trianon fêtait le cinquantenaire de sa restauration, entreprise entre 1963 et 1966, à l'initiative d'André Malraux, alors ministre de la Culture. Ceci, pour les besoins diplomatiques de la République. Ca se terminait le 9 novembre, date anniversaire du décès de Charles de Gaulle

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Le Domaine de Versailles  ouvrait, exceptionnellement, ses archives et le dossier travaux de ce palais construit en 1687 par Hardouin Mansart . Ci-dessus, une photo du couple présidentiel mythique des Kennedy, en visite à Versailles en 1961. Clin d'oeil aux récentes élections aux Etats Unis que je n'ai pas souhaité commenter tellement, je suis dépitée

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Une fois, le péristyle du Trianon franchi vers l'aile nord, nous entrons dans un long corridor où sont exposés de nombreux documents de l'époque. Des notes écrites de Malraux d'une écriture fine et incisive, l'agenda de Charles de Gaulle et son emploi du temps de Président de la République. D'autres classés sous le sceau du secret comme le compte rendu de ses entretiens avec des chefs d'état étrangers. Où on voit qu'au Pavillon de la Lanterne le provisoire dure longtemps puisque de nos jours, encore, notre Président Normal compris, la République y séjourne souvent...

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Voici les détails chiffrés des travaux, devis à l'appui ainsi que les échantillonnages. J'ai le coeur qui bat la chamade à lire l'énoncé des entreprises de peinture et décoration puisque chez l'une des trois que je ne citerai pas, discrétion oblige, j'ai été, il y a dix ans, métreur et conducteur de travaux non pas en charge du Château mais, du Sénat. Chez une autre, en maçonnerie, mon arrière grand-père a été terrassier. Je ne m'attendais pas, en venant voir cette exposition, à tant d'émotion. Je n'ai, finalement, pas a rougir de ma carrière dans mon dos...

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Nous voici dans les appartements privée de la Présidence de la République, meublée par le Mobilier National. Les visiteurs se font silencieux. On devine des entretiens avec au coeur, les intérêts de la Nation. On débute par la salle des huissiers, puis ce salon d'attente des conseillers du Président, tout tendu de velours bleu.

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Le bureau de De Gaulle à l'ambiance feutrée, chaleureuse, sa chaise et son téléphone "rouge" en ébonite noire. Des bûches dans la cheminée car même avec le chauffage central, il fait froid à Versailles, en hiver. Ne pas oublier que la ville par la seule volonté d'un roi, de Mansart et de Le Nôtre a jailli d'un marécage.

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Salon et salle à manger privés du Président et ci-dessous, celle du personnel

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Le clou de cette visite nous le découvrons à la cave du Trianon. Ce sont les cuisines de l'Etat. Tout est moderne et fonctionnel pour préparer des repas dignes des grandes réceptions. Ci-dessus, voici le menu servi au Premier Ministre britannique Harod Wilson, le 19 juin 1967. Homard breton à la parisienne... Je demande à goûter avec le Dom Ruinart de mon année de naissance, svp ! On nous précise que chaque plat était photographié pour ne pas être servi deux fois dans la même présentation à nos invités. Prestige oblige.

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Nous ressortons, comme des laquais, par une porte de service dérobée à la vue des cette façade tout en marbre rose donnant sur de somptueux jardins. Je ferai, peut être ultérieurement, un billet sur l'aile sud là, où se trouve la petite Galerie des Glaces où avaient lieu les grandes réceptions bien que je trouve mes photos médiocres. J'ai passé un dimanche de conte de fée à Versailles.

mardi 8 novembre 2016

Versailles, un dimanche matin d'automne

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Dimanche, il est à peine 10 heures lorsque nous franchissons la Porte Saint Antoine pour accéder au domaine. Versailles s'éveille, diaphane apparition dans la brume matinale et sous les ors de l'automne. C'est ainsi que je l'aime. Peu de monde encore. Seuls des joggeurs et des promeneurs amoureux de ce théâtre de nature hors normes. Il fait frais et du terreau des feuilles mortes monte une odeur suave et sensuelle.

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Devant tant de magie les mots sonnent creux..

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Balade silencieuse dans ce décor royal, le long de la Grande Prairie où les moutons ne sont pas encore levés de leur lit de pâture. Au loin, l'ombre tutélaire du Château se dessine en contre-jour. Premier dimanche de gratuité des mois d'hiver, il attend ses visiteurs. Nous remontons tranquillement l'allée Saint Antoine en longeant le Petit Trianon où git la souche, vestige du tulipier de Marie Antoinette planté en 1681 qui, s'il a survécu à la tempête de 1999 s'est définitivement éteint lors de la canicule de 2003. Les visiteurs affluent, il est temps de battre en retraite.

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Place du marché, sortie de messe à Notre Dame, il y a foule. Je viens de faire pas moins de 8 kilomètres à pied entre domaine et centre ville. A Versailles, on marche bien, les pieds anesthésiés par la beauté des lieux.  J'ai faim et je mords sans vergogne dans cette bombe atomique, un bostock. Il s'agit d'une pâtisserie à base de brioche façon pain perdu, de crème d'amande et de chocolat dont Ladurée et la maison Lenôtre se disputent la paternité mais avant eux, Marie Antoinette. On n'en trouve pas partout. Gourmandise à haute teneur en calories, c'est une petite tuerie ! C'était Versailles, un dimanche matin en automne.

dimanche 6 novembre 2016

Roulé à compote de pommes

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Finalement, hier, je n'ai pas cousu. J'étais en mode off. Je me suis dit qu'il était dommage de tailler dans un aussi beau tissu, un jour de spleen. J'ai préféré tenter le diable en faisant du gâteau. Pas n'importe quel gâteau mais un roulé à la compote de pomme. Mardi, pour ma crêpes-partie, j'avais acheté un gros bocal. Il en restait. Noël approche et je m'étais jurée, l'an dernier, de faire une bûche moi-même.  Hélas, pour la pâte à roulé, j'étais une quiche ! J'avais déjà tenté l'aventure, il y a deux ans avec un résultat plus que mitigé. J'ai recommencé avec une recette tout ce qu'il y a de plus basique pour laquelle je me suis scolairement appliquée. La voici :

  • 4 oeufs
  • 100 grammes de farine
  • 100 grammes de sucre + 1 sachet de sucre vanillé (un peu trop de sucre à mon goût)
  • 1 sachet de levure chimique
  • 1 pincée de sel pour les blancs
  • de la compote de pommes
  • sucre glace

Séparer les blancs des jaunes d'oeufs. Avec le batteur, faire mousser pendant au moins 5 minutes les jaunes avec les sucres. Ajouter la farine et la levure. Mélanger jusqu'à ce que la pâte forme un ruban un peu épais sur les fouets. Monter les blancs en neige avec la pincée de sel. Incorporer les blancs à la pâte avec délicatesse. Etaler avec une spatule sur la plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé. Mettre au four thermostat 180°, ici, précisemment 13 minutes. Sortir et retourner sur un linge propre et humide. Rouler. Attendre une dizaine de minutes avant de dérouler pour garnir avec la compote en couche pas trop épaisse. Rouler à nouveau. Ebarber le gâteau pour avoir une ligne nette. Saupoudrer de sucre glace et servir au goûter. C'est finement délicieux.

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mardi 1 novembre 2016

Niflettes maison

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Qui dit Toussaint pour les briards, dit niflettes. Briarde de coeur depuis longtemps, hors de question de passer à côté de cette tradition qui remonte au moyen âge. Dimanche, à potron minet, changement d'heure aidant, je me suis lancée dans la réalisation de ces petits gâteaux ronds garnis de crème pâtissière parfumée à la fleur d'oranger. J'ai déjà maintes fois raconté l'histoire des niflettes. A la Toussaint, du côté de Provins, les gens d'église partaient à la rencontre des orphelins leur porter ces petites douceurs en disant ne flete, ne pleurez pas en latin, d'où ce nom.

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J'avais trouvé, la veille, un lot d' emporte-pièces de taille idéale chez les Soeurs Grene à pour découper des disques de pâte feuilletée et confectionner des niflettes maison. La recette n'est pas difficile pour peu que vous sachiez préparer la crème pâtissière. Là, est mon talon d'Achille. Voici la marche à suivre. Dérouler les deux rouleaux de pâte. Avec le plus grand des emporte-pièces tailler des disques. Sur le second pâton, découper les mêmes disques dont vous percerez le centre avec un diamètre inférieur. Coller les deux cercles. Au centre, déposer de la crème pâtissière à la cuillère ou à la poche à douille. Dorer la pâte. Enfourner, thermostat 180° durant, environ, 20 minutes. Saupoudrer de sucre glace. Se déguste tiède avec du café, du thé ou du chocolat. Délicieux et réconfortant en cette saison. Et parce que je déteste jeter, surtout quand il s'agit de charité, j'ai fait une seconde fournée, plus petite, avec les chutes. Ne flete en ces fêtes de Toussaint !

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lundi 31 octobre 2016

¤ Octobre rouge ¤

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Dimanche matin, de bonne heure, à la Frette sur Seine (Val d'Oise), en bordure de fleuve. Le soleil se lève sur un paysage coloré de jaune et de rouge par l'automne. Monsieur, pourtant originaire de la région, ne connaissait même pas cet endroit charmant, parfait pour un shooting.

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Voici la robe rouge que je voulais porter, dimanche dernier, pour rencontrer les parents de la compagne de mon fils. J'ai été frileuse au propre comme au figuré. Je suis restée dans la zone de confort avec un pantalon de tailleur noir, une veste en simili, noire aussi et un pull couleur grenadine car j'ai vu rouge tout au long de ce mois d'octobre. Frileuse, également, à cette heure matinale, les pieds dans la rosée

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Halloween ce lundi. Voici une fête que je n'aime pas depuis que ma fille, ce jour il y a deux ans, a eu un accident de voiture sur le périphérique parisien. Rien de grave, rien de méchant mais je suis restée marquée au fer rouge. Prendre la pose n'a pas été aisé car la météo restait incertaine. C'est pour cette raison que j'ai devancé les nuages pour aller voir voguer canards et bateaux dans cette sublime lumière automnale.

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Octobre rouge en attendant un mois de novembre plus doux et plus apaisant.

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dimanche 30 octobre 2016

Versailles à l'heure d'hiver

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Je reste viscéralement attachée à ma ville. J'avais besoin d'aller y prendre l'air. Aller-retour express pour acheter un jean brut chez Eurodif et, chez Gibert, mon agenda de poche 2017. Versailles à l'heure d'hiver dans sa douce lumière mordorée. Passage obligé de cette visite devenue mensuelle, un café chez Bigot en sortant de la gare Rive Droite. Café et croissant, cela s'entend.

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Le ciel est momentanément bleu certainement pour saluer ma venue. J'aime toujours autant réviser mes classiques en regardant les fables de Jean de la Fontaine sur les coffrets électriques de la ville. Le Carré Richaud affiche ses couleurs d'automne.

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Le marché Notre Dame à l'heure des légumes à soupe et des chrysanthèmes. Plus pour longtemps.

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Le Père Noël prend ses quartiers chez les Soeurs Grene tandis qu'on dresse des tables festives chez Eurodif. Chez Gibert, on rappelle aux enfants que Noël rime avec Nativité. Chez Gaulupeau, les gâteaux ronds attendent la bûche. La rue de la Paroisse fait les essayages de sa robe de lumière. Dans quelques semaines, elle sera fin prête. J'ai été, à Versailles, autrefois, une petite fille heureuse. Alors, forcément, ici, les préparatifs de Noël m'émeuvent plus qu'ailleurs ! Changement d'heure, aujourd'hui.

mardi 25 octobre 2016

* Le Bouillon Racine *

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Si le bouillon est à Paris ce que le bouchon est à Lyon, on connait davantage le Bouillon Chartier de la rue du Faubourg Montmartre que celui-ci, situé tout près de la Sorbonne. Une belle découverte bien que je sois passée souvent dans la rue, sans même le remarquer, malgré sa superbe devanture. C'est là que mon fils et sa compagne nous avaient conviés, dimanche midi. Entrons.

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Les premiers bouillons sont apparus à Paris dès 1855. Celui-ci verra le jour en 1906. Dans cette chaîne de restauration du Paris populaire, on sert aux ouvriers, un bouillon accompagné d'un plat unique de viande. Ce lieu sublime Art Nouveau est racheté en 1956 par l'Université de Paris et sera jusqu'en 1993, la "cantine" du personnel de la Sorbonne voisine. En 1996, ce sont les Compagnons du Devoir qui s'atteleront à sa rénovation pour sauver avec des gestes d'autrefois, ce décor somptueux.

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Qu'est-ce qu'on y mange ? On y mange très bien de bons et beaux plats de notre patrimoine gastronomique comme le Potage Saint Germain aux petits pois, un cappucino de boudin noir, un millefeuille de tourteau. Ceci, en entrée. Viendront ensuite, le paleron de boeuf copieux, fondant et goûteux à souhait avec sa purée de carottes et panais, du pavé de boeuf ou de la cuisse de canard. Je ne sais pas la gaufre mais cela faisait longtemps que je n'avais pas mangé une île flottante aussi délectable. Je n'ai pas de mots pour décrire cette symphonie du goût !

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Les feux de l'automne au-dessus du Musée de Cluny avant le retour de la pluie. Nous avons passé un moment infiniment agréable en excellente compagnie. Une belle adresse à retenir sur la rive gauche de Paris. Attention, arriver de bonne heure car le dimanche, pour des raisons de personnel, le restaurant ferme ses portes à 15 heures. C'est le seul bémol.

* Le Bouillon Racine - 3, rue Racine - 75006 PARIS

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dimanche 23 octobre 2016

Cake citron et pavot

J'ai passé une mauvaise semaine. J'ai débuté le weekend sur des charbons ardents.

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Même aller au marché ne m'a pas détendue. Le brouillard et toutes ces choses de la vie agaçantes comme mon aînée qui ne répond pas au téléphone alors que je cherche à l'avertir que sa grand-mère ne va pas bien. J'ai fini par avoir Monsieur Gendre et tout s'est arrangé. Je lui dédicace ce gâteau car il adore. Pour évacuer les scories de ma nervosité, je me suis mise à pâtisser. Ca me déstresse. Je devais faire un carrot-cake mais j'ai eu la flemme de râper finement les carottes. J'ai donc fait un cake citron et pavot dont voici la recette :

  • 180 grammes de farine
  • 125 grammes de sucre
  • 125 grammes de beurre
  • 3 oeufs + 1 blanc
  • 1 sachet de levure
  • 1 pincée de sel
  • 1 citron zeste et jus pour la pâte
  • 1 cuillère à café de graines de pavot
  • 1 citon et du sucre glace pour le glaçage blanc

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Faire un puit dans la farine et ajouter la levure, le sel, le sucre, les oeufs un à un et le beurre fondu. Mélanger vigoureusement avant de râper le zeste du premier citron et de verser son jus. Ne faites pas comme moi et n'oubliez pas le pavot. J'ai rouvert le four de justesse pour l'incorporer. Mettre au four thermostat 180° pendant 40 minutes. Laisser refroidir avant de badigeonner avec le blanc d'oeuf, le sucre glace et le jus de citron mélangés pour le glaçage. C'est régressif donc forcément délicieux ! Bon dimanche.

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vendredi 21 octobre 2016

Mélancolie d'automne

mélancolie d'automne

Coup de coeur pour ces jolies roses couleur violine photographiées dans un parterre devant le Grand Palais. J'aime leur simplicité. En ce vendredi, elles accompagnent ma mélancolie d'automne. Je n'ai pas aimé cette semaine molle où je suis allée chez le coiffeur pour rencontrer, dimanche pour la première fois, les parents de la compagne de mon fils. Massacre à la tronçonneuse. Et encore, ai-je arrêté de justesse le ciseau ravageur de la shampouineuse à laquelle on avait confié ma tête faute de personnel. Dans le salon, on ne causait que des impôts locaux et taxes foncières de ma ville. On juge les hausses scandaleuses. Rien en vue, pour ma part, sur le front de ma recherche immobilière. Mon seul souci, ce vendredi, étant celui du dress-code de dimanche. Robe rouge ou pantalon noir. Telle est la question et la météo ne m'aide pas. Être futile pour ne pas songer à ce monde tel qu'il va. Passez un bon weekend.

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