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mardi 23 avril 2019

Notre Dame de Paris - état des lieux

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Notre Dame de Paris, état des lieux à peine une semaine après le sinistre de ce maudit lundi. Elle garde la face côté parvis, chancelante mais debout. Pourtant à mesure qu'on la contourne via le quai de Montebello, puis le Pont de l'Archevêché et, enfin, la rue du Cloître Notre Dame, on mesure l'ampleur des dégâts. Louer le professionnalisme des pompiers de Paris car sans leur travail acharné à combattre le feu, Notre Dame aurait pu ne plus être à ce jour qu'un tas de ruines. On est passé très près d'une castastrophe bien pire. 

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Etat des lieux car la reconstruction de la cathédrale prendra du temps, beaucoup de temps, une décennie ou plus et, non pas cinq ans comme envisagé par Monsieur Macron. Comme pour d'autres grands travaux à Paris, il ne fait aucun doute que je passerai faire des photos en me promenant. L'heure présente est aux constats, à l'enquête, aux purges et à la consolidation. Là encore, saluer ces professionnels des travaux périlleux qui même un dimanche pascal travaillent sans relâche perchés sur leur échafaudage léger pour conforter et étayer l'édifice en situation de grand péril.

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Et pendant ce temps, la Seine continue de couler et sur ses eaux, les bateaux mouches font recette. Pris d'assaut, ils sont bondés de touristes avides d'approcher Notre Dame au plus près par la voie du fleuve qui encercle l'Ile de la Cité. Une "base vie" s'organise autour du monument blessé. On croque Notre Dame au pastel ou, comme les journalistes de France 3 on campe au plus près de cette actualité "brûlante". Il est tôt et la foule est déjà dense, touristes et parisiens confondus.

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La rue du Cloître Notre Dame venait d'être rouverte au public lorsque nous sommes passés. Et là, on comprend que la noble dame a bien failli tomber. On frissonne à regarder l'étendue des dégâts et ce qui a déjà été étayé. Il va falloir des gestes précis de chirurgien pour évacuer l'échafaudage tordu et noirci des précédents travaux pour soulager l'édifice de son poids. On imagine que des spécialistes planchent malgré les jours fériés sur cet épineux problème. Dans la foule, curieusement, les gens murmurent entre eux comme si chacun craignait qu'un écho de voix porte préjudice à la structure du bâtiment malmené par le brasier.

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Passé le Pont d'Arcole, depuis le quai de l'Hôtel de Ville, on comprend très vite qu'il faudra redonner à Notre Dame sa flêche car il manque quelque chose à la vue. Pas n'importe quelle flêche futuriste comme on a pu en voir griffonnées à la hâte dans les médias. L'architecture et les vieilles pierres de l'Ile de la Cité conditionnent un projet plus classique. Etat des lieux, photos à l'appui qui je l'espère sera fait et bien fait par ceux qui valideront ce projet. J'étais pourtant une des premières à vouloir quelque chose de différent, en début de semaine dernière. Mea culpa... Paris sera toujours Paris.


mardi 16 avril 2019

Elle était si jolie...

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Ces photos ont six ans quasi jour pour jour. Je me souviens de ce jour de printemps où, avec ma cadette, nous nous étions promenées dans un Paris en habit de printemps. En avril, Notre Dame est (était) plus que photogénique. Hier soir, en apprenant la sinistre nouvelle, je me suis souvenue de ces clichés d'un autre temps désormais car même si notre Président Macron tient ses promesses, même si nous mettons tous selon nos modestes moyens, la main au porte-monnaie, il faudra un temps infini avant que Notre Dame se relève de ses cendres encore fumantes, ce matin.

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Triste ironie du sort, je voulais m'y rendre en balade pour Pâques car cela faisait longtemps que je n'étais pas allée me recueillir à Notre Dame. En cette Semaine Sainte comme ne pas être foudroyé et consterné par cette catastrophe sans nulle égale dans notre mémoire collective des temps modernes. Notre Dame de Paris avait survolé crânement des siècles d'histoire et survécu aux bombardements de la guerre. "Accidentellement" nous dit-on. Je ne jetterai pas la pierre mais j'ai bien peur, hélas, qu'une faute professionnelle soit à l'origine de ce sinistre. Attendons sagement l'évolution de l'enquête. Avant tout saluer et remercier les sapeurs pompiers qui, au péril de leur vie ont sauvé ce qui pouvait l'être. Oui, elle était si jolie...