mercredi 19 septembre 2018

UNE HALTE au BALBI

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Une halte au Balbi pour casser le rythme martial de mes billets, cette semaine. Je voulais la Pièce d'Eau des Suisses et Jules la tranquillité de ce jardin mitoyen du Potager du Roi. C'est la place de stationnement trouvée au plus près qui a joué les juges de paix. Entre les Journées du Patrimoine, les touristes ordinaires et les sorties de messe, pas évident de trouver à loger sa voiture sans descendre au parking, ce dimanche.

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Je ne sais pas si c'est la sécheresse de l'été ou cette arche en forme de bateau retournée qui n'est plus dans cette prairie, mais j'ai trouvé au Balbi quelque chose de changé. N'empêche, il était temps que nous finissions nos sandwichs façon pan-bagnat maison car une meute de jeunes loups est arrivée, à peine avions-nous fini de déjeuner. Louveteaux et jeannettes allaient se partager le terrain pour leurs jeux de plein air, un peu d'un autre temps... Oui, c'est aussi ça Versailles...

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mardi 18 septembre 2018

PATRIMOINE MILITAIRE (Caserne de Croÿ)

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Dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre 14/18, Versailles riche de son passé militaire ouvrait, en partenariat avec la Grande Muette ses casernes pour cette 35ème édition des Journées du Patrimoine. J'avoue être partie, un peu, beaucoup, la fleur au fusil et, au moment de rédiger ce billet, je m'aperçois que je n'ai pas vu le plus spectaculaire. Tant pis. L'essentiel étant d'avoir participé. Un peu avant midi car nous avions décidé de pique-niquer au Balbi, nous nous sommes arrêtés à l'ancienne Caserne de Croÿ située rue Royale. Un simple portail la signale mais ce dimanche, un blindé et des soldats en uniforme d'une autre époque racolaient à son entrée.

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Le lieu repris par la ville à l'Armée a l'habitude des mises en scène puisqu'on y joue des spectacles lors du Festival Mois Molière. Cette fois-ci, il était le théâtre de camps militaires. L'un de la seconde guerre, l'autre de celle de 14/18. La reconstitution était fidèle avec tous les objets du quotidien usuels du soldat sous les drapeaux. Ne me demandez pas de quel régiment faisait partie, ce sympathique bidasse qui a pris la pose pour une dame et moi-même. Les (trop) rares enfants présents étaient tous très intéressés et stupéfaits de découvrir cette vie de camp avec même des rats en jouet déposés près des campements. Cette expo de notre patrimoine guerrier et militaire était ludique et infiniment interessante. Je n'ai pas regetté mon choix de m'être éloignée de la foule.  

lundi 17 septembre 2018

SYMPHONIE PASTORALE

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On ne va pas se mentir. Ce ne sont pas les moutons de la Grande Prairie qui vont redynamiser mon blog. Je crois que je m'en fiche. Ce blog a du mal à faire sa rentrée. Symphonie pastorale dans un cadre bucolique que le monde entier nous envie mais, qui a cette heure dominicale matinale, appartient encore aux promeneurs avec ou sans chien et aux joggeurs. L'été se termine. Chaleur et sécheresse n'ont épargné personne, pas même Versailles et la Grande Prairie est grillée comme partout ailleurs.

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Rentrée affûtée de mes longues marches du côté de la Rochelle, je me suis à nouveau encroûtée dans mon quatrième étage avec terrasse et vue sur la Tour Eiffel. Je me suis donc offert une saine promenade en allant a pied du marché au Petit Trianon puis, au Grand Trianon avant de filer vers la Petite Venise. Ensuite retour vers la case départ. Journées du Patrimoine obligent nous avons choisi le thème militaire proposé, cette année,  par la ville de Versailles. Direction donc la Caserne de Croÿ et le plateau de Satory. Intéressant et loin des foules.

lundi 20 août 2018

MORDORE(E) - PUZZLE #15#

l'été en pente douce

Difficile d'exprimer avec des mots ce que cet adjectif réveille en moi. Adjectif d'une couleur brune, dorée et ambrée expliquée par une maîtresse d'école primaire, au détour d'une lecture, Colette, je crois. Impossible d'exprimer dans la page d'un billet, ce sentiment ressenti, mélange subtil de félicité, de sérénité et de promesses à peine murmurées sous la lumière, à la mi-août sous le ciel de Versailles. Lumière mordorée entre la cîme des platanes dont les feuilles se ramassent déjà à la pelle sur les trottoirs des avenues. Canicule et sécheresse ont sévèrement oeuvré, cette année, sans réussir à altérer, la poésie du chant du cygne de l'été.

Comme chaque année, à cette période précise, nous avons fêté l'anniversaire de Papa au Boeuf à la Mode, sa cantine, désormais. Oublié le Petit Marquis pourtant proche. Depuis mon initiation niçoise, me voici devenue accro au Spritz... à la robe orangée-mordorée. J'ai aimé le foie de veau et sa purée maison digne du regretté Joël Robuchon. En dessert, un baba. Monsieur a sacrifié à la spécialité maison, "l'incontournable ile flottante" servie à volonté avec son broc de crème anglaise. Les pommes, aussi, ont commencé à tomber dans les allées des Carrés Richaud. Versailles, au mois d'août, sous sa lumière mordorée... Bonne semaine à vous.

lundi 13 août 2018

UNE SEMAINE ROCAMBOLESQUE - PUZZLE #14#

semaine rocambolesque

La semaine dernière a été éprouvante et, surtout si on la toise avec un peu d'humour, rocambolesque. Elle a débuté par ce gros disque solaire, brûlant comme la lave dès son lever à 6 heures 30 du matin. Fenêtres et volets fermés n'ont servi à rien. J'ai vécu 48 heures avec 32° dans mon appartement. Alors, vous imaginez bien que mardi soir, une séance cinéma dans une salle bien climatisée s'est imposée. Dans la torpeur, recevoir cette jolie carte d'une amie blogueuse avec laquelle je corresponds depuis plusieurs années. L'amitié virtuelle est aussi sacrée que celle dans la vraie vie, je trouve.

Une jolie robe à la vitrine de chez Naf-Naf pour rêver et me pincer car mon assureur auquel je suis fidèle sans le moindre accro depuis 1992 m'apprend qu'il ne pourra plus m'assurer car les conditions ont changé. Ils ne couvrent plus les "jeunes conducteurs". Je viens de fêter le 5 août, mon 38ème anniversaire de permis mais je n'ai pas eu de voiture perso depuis plus de trois ans. Comme au Monopoly, retour à la case départ. Sur mes états passés, il m'assure un mois, un mois seulement, à 150€ réglés cash par CB en me priant d'aller me faire voir chez DA... Tout en sachant que la première année, le moindre clash me fera dégringoler dans la catégorie "grands malusés" et qu'on me taxera d'une prime à 3000€ l'année !

Depuis un mois que nous avions passé commande de ce véhicule en prévision du jour où Jules va rendre à son employeur son véhicule de fonction pour une retraite bien méritée, nous avions hâte de la récupérer. Nous avions rendez-vous chez le concessionnaire, samedi en fin de matinée et j'avais demandé à ma banque d'effectuer un virement à son ordre. "C'est le mois d'août, ils n'ont pas le personnel, ils ont oublié..." Qu'à cela ne tienne, je ferai avec un chèque de banque moyennant 25€50 de frais. Qu'on en finisse et point barre. Sauf que vendredi, quand j'ai téléphoné pour confirmer ma venue à l'agence le samedi dès l'ouverture, je me suis vue envoyer chier. Moyennant un mail interne rappelant point par point, toutes les conversations téléphoniques entretenues avec eux depuis le 2 août, j'ai obtenu bon gré, mal gré, mon chèque à l'heure prévue. Tout a changé et pas en bien dans cette agence de Crécy la Chapelle. Je n'ai jamais vu une directrice d'agence aussi vulgaire. Crécy aussi a changé. J'ai compris qu'il me fallait définitivement tourner la page sur ce pan de mon passé et avancer...

Avancer et aller au marché Notre Dame à Versailles, dimanche matin, pour respirer. Versailles, en centre ville, si tranquille, si sereine, si apaisée loin des foules du château... provinciale. Nous aurions du manger au restaurant pour fêter le 38ème anniversaire du jour où nous sommes sortis ensemble, Jules et moi. Nous avons préféré nous faire un festin d'un poulet rôti de chez Marguerite avec des petites pommes de terre nouvelles sautées. En dessert, j'ai craqué chez Bigot pour ce baba au rhum délicat et corsé ! C'est les vacances et il me faut occuper Jules avant notre départ. Ca me fait flipper pour le moment venu de son départ à la retraite... C'est pourquoi je vous donne rendez-vous, samedi, pour un nouveau billet.


jeudi 2 août 2018

UN PEU de TOUT, BEAUCOUP de RIEN #8#

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Tournez manège, Petit Poucet a déjà cinq ans. Pour mieux l'apprivoiser et puisqu'il aime tant venir à Versailles, nous nous y sommes retrouvés, mardi après-midi. Il faut dire que ce joli carousel sur l'avenue de Saint Cloud et les glaces de chez San Luis y sont pour beaucoup. Et pas que car il a voulu, aussi, un éclair au chocolat de chez Guinon. Petit Poucet s'il est natif du 9-3 connait son petit précis des bonnes adresses versaillaises par coeur ! Il rentrait de vacances dans le Cantal avec Mamie Pépin...

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C'est le mois d'août. Je continue à faire mon marché dominical à Versailles où si, pour cause de congés d'été, les étals sont moins nombreux, la qualité absolue demeure et c'est heureux. Se garer, boulevard de la Reine et traverser les Carrés Richaud somnolents dans la torpeur. Retour sur ma terrasse avec des lectures légères et le barbecue obligatoire du samedi soir avec des salades, des chips et le rosé de rigueur !

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C'est le mois d'août et, à regarder les feuilles des platanes voltiger sur l'avenue de Saint Cloud, j'ai des souvenirs d'enfance très doux qui remontent à ma mémoire. Versailles, en centre ville, si paisible et sereine alors que les hordes de touristes se bousculent devant les grilles du château. Entendu, un journaliste du Tour de France implorer le visiteur de faire un détour par le centre ville "si agréable à vivre" a-t-il dit. Que nenni me suis-je écriée. Que toute cette populace se cantonne au domaine. Protégeons ce pré carré où les mamies aiment promener leurs petits fils pour les initier aux douceurs d'antan et au bonheur qui va avec ! 

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mercredi 27 juin 2018

UN PEU de TOUT, BEAUCOUP de RIEN #6#

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Ou comment les voyages forment la jeunesse ou, me rappellent cette jeunesse qui me fait tant défaut désormais puisque je déteste de plus en plus prendre le métro et que pour échapper au spleen qui m'envahit à Montparnasse, je prends les chemins de traverse pour aller Eure et Loir. Lundi, partie garder Petit Filou, j'ai changé de train à Asnières pour aller à Versailles RD, avant de traverser le ville royale de part en part pour prendre le Paris-Dreux aux Chantiers. Gare de je n'aime pas beaucoup non plus mais qui tend à devenir plus accueillante depuis que le quartier se reconfigure par d'importants travaux. La gare RD, aussi, est en travaux. Elle devrait retrouver son lustre art déco d'antan sous peu.

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Mardi matin, être au taquet par un café pris au soleil matinal sur la table du jardin avant d'en découdre avec un Petit Filou qui a du tonus à revendre et de la suite dans les idées. Il cherchait le jeu que je lui ai montré sur mon téléphone mais l'écran était verrouillé. Alors, avisant mes lunettes sur la table du salon, il a tenté de les chausser. Puisque Mamie fait ainsi, ça aurait du marcher. Zut. Pour lui faire oublier sa déconvenue, je l'ai emmené se balader dans son joli village et ça, il adore. Sa maman rentrée, nous avons déjeuné à l'ombre du parasol avant de reprendre un Dreux-Versailles surchauffé.

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Sur le parvis de la gare de Chantiers, j'ai cru avoir un malaise, assommée de fatigue et de chaleur. J'ai voulu prendre un bus mais devant la foule à l'arrêt, j'ai renoncé. Cela aurait été pire que mieux. J'ai rasé les murs à l'ombre pour rejoindre l'avenue de Paris et marcher, tranquille, sous la fraîcheur relative des vieux platanes. Place du marché, je me suis accordée une pause chez le glacier San Luis et cette glace fraise-menthe m'a redonné la pêche. Assez de force pour affronter un retour vers ma ville qui m'a paru interminable puisque lorsque la SNCF n'est pas en grève, elle fait des travaux et c'est ainsi, qu'à Asnières, j'ai écopé de deux trains annulés... Bref, je suis rentrée lessivée ! Je ne ferai pas ça tous les jours...

dimanche 24 juin 2018

POUR UN éTé COMPLETEMENT GIVRE - PUZZLE #11#

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Des glaces pour un été complètement givré qui ont toutes un dénominateur commun. Elles sont versaillaises et datent de l'été 2015. Un bel été puisque j'habitais, encore, aux portes de la ville royale et, chacune de mes sorties en ville étaient prétexte à déguster une glace. Place du Marché chez San Luis dont les sorbets aux fruits n'ont nul égal ou bien, rue de Satory, à la Compagnie des Glaces où le parfum marron avec de gros morceaux gourmands dedans est un un pur régal. Ceci pour vous souhaiter un agréable dimanche et mettre ce blog en pause quelques jours puisque je pars à la campagne garder mon Petit Filou. A très bientôt.

vendredi 22 juin 2018

UN PEU de TOUT, BEAUCOUP de RIEN #5#

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Détail architectural d'une maison bourgeoise sur le boulevard de la Reine à Versailles. Dans ma ville, ces belles maisons sont démollies pour laisser place à du béton. C'est crève-coeur et révoltant. En place  de ces bâtisses élégantes, on érige des immeubles sans âme qui, dans quatre ans, comme celui où  je vis, accuseront, déjà, les outrages du temps. Le grand froid et les pluies diluviennes, chez moi, ont mis à nu les fers à béton et soulevé les dalles de la terrasse. Force est d'admette qu'on savait mieux bâtir autrefois que maintenant.

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J'ai besoin, une fois par semaine, d'aller à Versailles pour reprendre ma respiration. On n'est pas obligé d'aller au château, en cette saison, asphyxié par le tourisme de masse. Le centre ville est si agréable avec ses accents quasi provinciaux. On a, parfois, du mal à s'imaginer à seulement 18 km des portes de Paris. Pour s'en convaincre, il suffit de se poser en terrasse sur la place Charost. On se croirait dans un village. Comme le quartier de Montreuil, c'en était un, autrefois. Celui de Bel-Air. Acheter du pain bio chez ce petit nouveau, le Pain Journel, qui a une côte ascendante. Il parait qu'il est fort bon.

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J'attends la quille et, comme un prisonnier dans sa cellule de prison, je barre les jours sur un calendrier jusqu'au 1er octobre. A cette date précise, Jules sera officiellement à la retraite. Vivement. Se dire pour se donner du courage que nous ne passerons pas les fêtes de fin d'année à la même adresse. En attendant, offrir ces fleurs baignées d'une douce lumière, sur le marché aux fleurs, à Nelly pour son bouquet du vendredi et vous souhaiter bon weekend.

mardi 19 juin 2018

¤ RUY BLAS ¤

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Curieusement, je n'avais jamais vu Ruy Blas sur scène et, devant le succès des deux premières représentations de cette pièce de Victor Hugo, au Mois Molière, j'ai voulu assister à cette dernière. Ca se passait, samedi à 16 heures, sur le Parvis de la Cathédrale Saint Louis pendant qu'une autre troupe jouait le Bourgeois Gentilhomme, place du Marché et qu'on dansait sur la Place Charost. Versailles n'est pas avare de réjouissances. J'ai eu un moment d'hésitation car j'aime beaucoup Monsieur Jourdain...

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Théâtre en plein air dans la tradition de la Commedia dell'arte. On joue au centre et on s'asseoit autour. C'est ainsi que Monsieur de Mazières et Francis Perrin avaient initialement imaginé ce festival, à ses débuts, en 1995. Ici, ce sont les marches de la cathédrale qui servent de gradins. La pierre dure est très inconfortable mais on n'entendra pas piper mot durant tout le spectacle. Même le très jeune public, devant la scène, à même le pavé, captivé, ne bougera pas d'un cil et demandera des autographes à la troupe (à la Reine, surtout...) en fin de représentation. Victor Hugo a encore de belles heures devant lui...

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L'histoire se situe à la fin du XVIIème siècle à la Cour espagnole. Don Sallustre, obscur aristocrate, imagine une vengeance machiavélique contre son exil forcé. Il s'appuie sur son fidèle valet Ruy Blas qu'il charge de séduire la reine. La reine s'ennuie dans son palais. Son époux Charles II toujours parti à la chasse par monts et par vaux la laisse seule sous la surveillance de devôts et de chaperons. Elle confie à sa servante regretter son enfance heureuse et libre en Allemagne. C'est alors que Ruy Blas entre en scène mais le pauvre jeune homme est réellement fou amoureux de sa reine. Dans cette pièce en cinq actes, Victor Hugo pointe de  la plume nombre de sujets encore bien contemporains comme l'obscurantisme... Une pièce magistralement interprétée par les élèves de 3ème année de l'Académie Internationale des Arts du Spectacles (A.I.D.A.S.) Chapeau les artistes, vous nous avez enchantés avec panache et brio !