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mardi 19 novembre 2019

Paris en vrac - Grands magasins et autres considérations

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Alors que nous étions arrivés, le matin, sous un ciel couleur plomb, le soleil a déchiré les nuages tandis que nous étions au restaurant. Du coup, hâte de régler l'addition pour fouler les trottoirs. Le Gaumont Opéra où j'aimais aller me faire une toile, autrefois. Traverser et filer à grandes enjambées terminer nos courses, boulevard Haussmann car on murmure que les gilets jaunes pourraient faire irruption.

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Paris entre institutions et frivolités avec la très belle façade à l'horloge du Parquet National Financier du Tribunal de Paris, Pif goguenard et l'ancienne poste du Boulevard Haussmann muée en show room de lingerie. L'architecture de ce bâtiment haussmannien ainsi épurée est un écrin qui sublime les pièces de cette enseigne de simple prêt à porter. 

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Sirènes hurlantes, cris, crissements de pneus, mouvement de foule, une brigade de police armée jusqu'aux dents pénètre à grand fracas aux Galeries Lafayette pour en déloger des gilets jaunes. Lamentable et écoeurant. Il y a des familles avec enfants et des petits qui pleurent devant cette scène violente à leurs yeux alors qu'ils sont venus pour les vitrines. Les magasins évacuent et baissent leurs grilles les uns après les autres. Nous sommes à l'étage des Galeries Maison  et avons juste le temps de boucler nos achats. 

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Avant, j'ai pu rêver au rayon décoration de la maison de ce magasin annexe. C'est juste superbe et inspirant. Enorme coup de coeur aux luminaires avec ces ampoules fleuries et cette lampe en forme de cages aux oiseaux. 39€ l'ampoule décorative et 360€ l'abat-jour. Cher mais beau et made in France.

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Heureusement, le Printemps est plus téméraire. S'ils ont baissé les rideaux de grille sur le boulevard, les vigiles accueillent et filtrent les clients sur un accès, rue de Provence. Ceux qui veulent aller et venir dans les différents magasins emprunteront la passerelle. Ce que nous ferons. On n'allait pas partir sans saluer depuis la terrasse, le Sacré Coeur et la Tour Eiffel. Cette vue me manque. Ce n'est pas de gaité de coeur que je suis rentrée à la cambrousse dans ma maison. Pas grave puisque nous avons programmé une nouvelle virée à Paris en espérant que ces satanés gilets jaunes ne nous prennent pas en otages d'un combat perdu d'avance qui, de plus en plus, agace les gens.


jeudi 14 novembre 2019

Versailles en vrac - Demain s'écrit aujourd'hui

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Dans un article en lien ci-dessous, j'avais déjà parlé de la profonde mutation du quartier autour de la Gare des Chantiers. C'est à ce jour quasi terminé si on excepte l'opération logements signée Elisabeth de Portzamparc en phase de finition. Hier, de passage à Versailles, j'ai voulu voir de mes yeux voir le nouveau siège social tout de bois, de verre et d'acier de Nature et Découvertes. Saisissante mutation pour qui a connu l'ancienne halle ferroviaire laide à souhait. 

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C'est beau et élégant. Ca fait songer à des chalets de montagne. A côté s'est ouverte une Biocoop. Je suis entrée par curiosité. Tout faisait envie et beaucoup de choix en vrac. La ville mue lentement. Elle se débarrasse de son carcan pour écrire un nouveau chapître de sa longue histoire dans ses quartiers périphériques. Intéressant quand on sait que c'est là que se trouvait toute la logistique du chantier pharaonique du château. Demain s'écrit aujourd'hui mais on attend la suite en plus et mieux.

LES CHANTIERS (au propre, au figuré) - La Stylettante

J'étais partie deux jours à la campagne garder Petit Filou. Exceptionnellement, j'ai pris le Paris-Dreux à Versailles Chantiers, une gare que je n'aime pas comme son quartier. Les Chantiers parce que c'est là que se tenaient les ateliers de taille de la pierre destinée à la construction du château.

dimanche 3 novembre 2019

Blues chartrain

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C'était une première fois. Une première fois ratée car nous nous sommes cassés le nez sur tout ce jour de crachin. D'entrée, dès la sortie du parking souterrain, j'ai honni cette grande place aux allures post soviétiques. Je précise que j'ai voyagé là bas autrefois et que Chartres à mes yeux n'a pas même le charme slave de Tallinn ou Riga. En regardant de près la cathédrale, j'ai éprouvé de la nostalgie pour celle de Reims, pour la ville et pour le vignoble, aussi, car la Beauce est désespérante de platitude...

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Je n'ai pas photographié cette ancienne grande poste transformée en médiathèque mais son architecture pesante assomme le passant au premier regard. Certes, l'immeuble est signé d'un "architecte de l'Etat" comme précisé sur une plaque. N'empêche qu'on aurait pu mandater un cabinet d'archis novateurs pour la customiser et le lui donner un souffle un peu plus aérien. Sauf obligation, j'ai décidé de boycotter cette ville pour privilégier Dreux à l'esprit plus banlieue. Pour le reste, j'ai la quasi certitude que je ne ferai pas dans mon nouveau logis de vieux os. C'était un jour de blues chartrain... Allez, next, demain on parle de tout autre chose mais il fallait que j'édite ce billet car ce blog est aussi un journal et je ne suis pas un bisounours !

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jeudi 20 juin 2019

La BAP [2] le Grand Paris Express

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Voici un second volet de la BAP (Biennale d'Architecture et de Paysage) qui se tient à Versailles jusqu'à mi-juillet. Contrairement à mon billet précédent, celui-ci concerne davantage de monde puisqu'il est question du Grand Paris Express Horizon 2030 ou comment la vie des franciliens sur le front des transports est appelée à changer sur fond de JO 2024. Ca se tient dans l'ancienne poste de l'avenue de Paris tout près de la place d'Armes. Le bâtiment dépouillé est appelé à devenir une pépinière pour start-up. Je suis partagée sur le devenir de bâtiment somme toute assez particulier.

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Honnêtement, pour ce billet, je vais faire bref car je ne suis pas certaine que ça interesse grand monde, même si ça en concerne plus d'un au rang de mes lecteurs. Cette exposition retrace les fondamentaux de notre banlieue parisienne et, ce mea culpa en filigrane, sur l'explosion des banlieues de façon anarchique et, pire, celle de la circulation automobile inhérente et indissociable de ce phénomène de banlieue. L'utopie du "tout voiture" contre une politique générale d'aménagement des transports en commun nous ont menés là où nous sommes avec un souci de renverser, au plus vite, la vapeur pour cause de dérèglement climatique.

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J'ai aimé dans cette exposition l'exposé géologique sur les sous-sols de notre région et les difficultés sur certains terrains à creuser profond des tunnels. Ceci ainsi que cet herbier dit de toiture avec toutes ces espèces faciles à dompter sur les toitures franciliennes. C'était très pédagogique.

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Je ne vais pas vous illustrer ce billet de médiocres photos de projets architecturaux en devenir mais, simplement, au milieu de cette forêt de maquettes de toutes les futures gares du Grand Paris Express, montrer pour ceux qui connaissent la gare actuelle, ce que deviendra la station de Bécon les Bruyères dans les Hauts de Seine. J'ai quand même un peu de mal à intégrer ce projet futuriste dans son cadre. 

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Par la fenêtre, au premier étage et derrière les vitres sales, regarder l'avenue de Paris avec sur le trottoir en face, les vieux et nobles bâtiments signés Mansart. Se projeter et imaginer les sites des Olympiades de 2024. C'est loin et c'est demain. J'ai jusqu'au 13 juillet pour voir les autres sites de cette biennale. J'espère en avoir le temps. Je me demande si sera autorisé, cette année, le feu d'artifice du 14 juillet sur le tronçon de cette avenue comme autrefois car il est féérique avec le château en toile de fond. S'il a lieu, j'irai sans aucun doute.

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"Révolution"
Escalier métallique, oeuvre de Michel de Broin, sans haut ni bas

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dimanche 12 mai 2019

La BAP [1] Le mariage ville-nature

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Versailles accueille dans son écrin précieux, la première Biennale d'achitecture et de paysage de la région Ile de France. Jusqu'au 13 juillet, en différents sites de la ville royale, on peut découvrir le parcours imaginé par Djamel Klouche, architecte urbaniste. Hier, pour nous changer les idées nous sommes allés voir l'exposition Versailles, ville nature qui se tient à l'Espace Richaud.

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Quatre séquences : grands projets urbains, ville nature, patrimoine rénové et architecture, se partagent l'espace. Bien entendu ce billet sera complètement abscons pour qui ne connait Versailles que pour son château. Savoir cependant que cette ville dite nouvelle est sortie ex-nihilo d'un environnement marécageux par la seule volonté d'un roi. Sur la maquette, en haut, on voit assez clairement le Grand Canal et la Pièce d'Eau des Suisses. Cependant, c'est le futur du quartier militaire de Satory dont il est question. Plus bas, c'est une ancienne halle ferroviaire aux Chantiers qui devient de façon spectaculaire le siège de Nature-Découvertes. Sur la mosaïque en bas, ce sont les étangs Gobert et ce qui parle à moi, le square des Francine parce que j'allais y jouer quand j'étais petite en attendant maman qui travaillait juste à côté.

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Alors bien entendu, je peux mettre en page une kyrielle de clichés dont vous ne saisirez pas forcément le sens qu'ils ont pour moi comme cette vue sur des jardins familiaux labellisés Jardin Remarquable au milieu d'une cité HLM qui vient d'être modernisée de belle façon tout comme cet immeuble de la rue Borgnis Desbordes que j'ai connu moche quand je bossais à côté (photo en bas à droite) et qu'on peine à reconnaitre. J'avais déjà parlé ici-même de la future Cité Fertile sur le site de l'ancienne Caserne Pion aux portes du château dont les premiers batiments ne devraient pas tarder à sortir de terre. Si c'est comme la résidence construite en place de l'ancienne clinique du Dr Aumont, sur la Butte Montbauron (en bas, à gauche), les logements se sont vendus comme des petits pains en deux jours chrono.. Inutile donc d'espérer s'y loger... Et finalement, après débat c'est UGC qui a gagné contre la municipalité pour la rénovation en centre ville du vieux Cyrano où les Beatles se sont produits en 1962.

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Hier, il faisait beau, il faisait chaud place du Marché.
Nous nous sommes donc offert une glace chez San Luis. Parfum rose pour moi
.
C'était bien comme dirait Heure Bleue...


mardi 30 avril 2019

Les halles et la Brasserie du Boulingrin

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Ces halles du Boulingrin si j'en avais entendu parler, je ne les avais jamais visitées. Cet édifice à l'architecture curieuse et impressionnante abrite le marché du centre ville. Le bâtiment a été construit lors de l'entre deux guerres. Il a été rénové en 2012 pour reprendre du service. C'est parce que nous cherchions pour aller diner une place de stationnement gratuite que nous avons pu le découvrir. Nous cherchions, aussi, un restaurant et le hasard a voulu que la brasserie située en face nous convienne parfaitement.  

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Cet espace immense qui, le vendredi soir, héberge un petit marché bio m'a rappelé, un peu par son architecture et ses dimensions l'aéroport du Bourget. J'ai tout de suite imaginé le grand marché du samedi matin et ses espaces restauration pris d'assaut. La lumière du soleil couchant entrait à flot donnant à l'ensemble une illusion de cathédrale des temps modernes. C'est vraiment saisissant.

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le Boulingrin

A vrai dire, nous avions repéré quelques restaurants sur la place Drouet d'Erlon avant d'aviser cette brasserie où les habitués entraient joyeusement alors que nous consultions une carte alléchante sur le trottoir. Nous sommes donc entrés. Fort heureusement, il restait une table car il convient de réserver dans cet établissement qui tient le haut du pavé rémois depuis 1925. Au menu du marché à 27€, une cuisine de marché justement avec des asperges rôties sous un oeuf mollet, un risotto crevettes, coques et sauce au champagne dont mon palais se souvient encore. En dessert, une tartelette à la rhubarbe sous sa crème au citron. En résumé, une adresse où j'ai fermement l'intention de revenir tellement c'est sympa et bon !

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* La Brasserie le Boulingrin - 31, rue de Mars - 51100 Reims *

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lundi 29 avril 2019

Reims, sa Cathédrale Notre Dame et son architecture art-déco

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Alors que Notre Dame de Paris flambe encore, fragile, sous les assauts de la météo dans notre esprit, Notre Dame de Reims nous apparait comme la promesse d'une reconstruction efficace. Cette vielle dame de pierre qui a fêté ses 800 ans en 2011, depuis son parvis, impose par son élégance et la charge de son histoire puisqu'elle a été théâtre du sacre de nombre - 33 au total -  de nos rois de France.

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Ce chef d'oeuvre de l'art gothique a connu lors de la première guerre mondiale un incendie qui l'a quasi détruite, de fond en comble. Elle s'en est relevée à l'aide d'une charpente en béton considérée comme une prouesse architecturale. Elle abrite de très beaux vitraux dont ceux dessinés par Marc Chagall - non photographiés - et ceux-ci, modernes et lumineux, oeuvre de Ini Knoebel, cadeau de l'Allemagne à la France pour son jubilé de 2011. Lorsque nous sommes sortis, le soleil brillait de tous ses feux et j'ai failli rater l'Ange au sourire - à droite - sculpture médiévale elle aussi sauvée grâce à l'émission d'un timbre de 5F. 

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Entre nuages et éclaircies, nous sommes partis en balade dans ce quartier central de Reims, commerçant et animé. De l'Opéra à la Fontaine Subé surmonté d'un ange, allégorie à l'eau du département de la Marne. Nous avions pique-niqué et avons avisé la maison Waïda, pâtissiers de père en fils depuis trois générations, sur cette place Drouet d'Erlon pour nous offrir un goûter bien mérité.

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Dans cet écrin élégant art déco entre, mosaïques, bois précieux et velours carmin, nous avons vivement apprécié l'amabilité du service. Jules a pris un chocolat à l'ancienne et un glace maison. J'ai été sage avec un thé dit des moines et une tartelette aux pommes. Alentours, on trouve toutes ces chaînes de restauration sans âme au service anonyme. Je les zappe volontiers quand je trouve sur ma route une telle maison.

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A l'issue de la Grande Guerre, Reims est une ville de ruines, à feu et à sang. Il faut la reconstruire de part en part. La ville refusera le projet de l'Etat jugé peu ambitieux pour le confier à un architecte américain. En 1922, ce sont plus de 2000 permis de construire qui seront déposés en mairie. Voici pourquoi, il faut visiter Reims, le nez levé vers le ciel pour admirer toutes ces façades art-déco. L'immeuble Kodak a été le premier  doté d'un ascenseur. Pour finir, revenir au siècle second de notre ère avec cette Porte de Mars, vestige gallo-romain qui vient d'être rénové dans le cadre d'un vaste chantier de 10 millions d'euros pour la refonte totale des Promenades Jean-Louis Schneiter. Reims est une ville à aimer passionnément. Elle pétille...

mardi 23 avril 2019

Notre Dame de Paris - état des lieux

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Notre Dame de Paris, état des lieux à peine une semaine après le sinistre de ce maudit lundi. Elle garde la face côté parvis, chancelante mais debout. Pourtant à mesure qu'on la contourne via le quai de Montebello, puis le Pont de l'Archevêché et, enfin, la rue du Cloître Notre Dame, on mesure l'ampleur des dégâts. Louer le professionnalisme des pompiers de Paris car sans leur travail acharné à combattre le feu, Notre Dame aurait pu ne plus être à ce jour qu'un tas de ruines. On est passé très près d'une castastrophe bien pire. 

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Etat des lieux car la reconstruction de la cathédrale prendra du temps, beaucoup de temps, une décennie ou plus et, non pas cinq ans comme envisagé par Monsieur Macron. Comme pour d'autres grands travaux à Paris, il ne fait aucun doute que je passerai faire des photos en me promenant. L'heure présente est aux constats, à l'enquête, aux purges et à la consolidation. Là encore, saluer ces professionnels des travaux périlleux qui même un dimanche pascal travaillent sans relâche perchés sur leur échafaudage léger pour conforter et étayer l'édifice en situation de grand péril.

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Et pendant ce temps, la Seine continue de couler et sur ses eaux, les bateaux mouches font recette. Pris d'assaut, ils sont bondés de touristes avides d'approcher Notre Dame au plus près par la voie du fleuve qui encercle l'Ile de la Cité. Une "base vie" s'organise autour du monument blessé. On croque Notre Dame au pastel ou, comme les journalistes de France 3 on campe au plus près de cette actualité "brûlante". Il est tôt et la foule est déjà dense, touristes et parisiens confondus.

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La rue du Cloître Notre Dame venait d'être rouverte au public lorsque nous sommes passés. Et là, on comprend que la noble dame a bien failli tomber. On frissonne à regarder l'étendue des dégâts et ce qui a déjà été étayé. Il va falloir des gestes précis de chirurgien pour évacuer l'échafaudage tordu et noirci des précédents travaux pour soulager l'édifice de son poids. On imagine que des spécialistes planchent malgré les jours fériés sur cet épineux problème. Dans la foule, curieusement, les gens murmurent entre eux comme si chacun craignait qu'un écho de voix porte préjudice à la structure du bâtiment malmené par le brasier.

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Passé le Pont d'Arcole, depuis le quai de l'Hôtel de Ville, on comprend très vite qu'il faudra redonner à Notre Dame sa flêche car il manque quelque chose à la vue. Pas n'importe quelle flêche futuriste comme on a pu en voir griffonnées à la hâte dans les médias. L'architecture et les vieilles pierres de l'Ile de la Cité conditionnent un projet plus classique. Etat des lieux, photos à l'appui qui je l'espère sera fait et bien fait par ceux qui valideront ce projet. J'étais pourtant une des premières à vouloir quelque chose de différent, en début de semaine dernière. Mea culpa... Paris sera toujours Paris.

lundi 8 avril 2019

Renouveau urbain et floral

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Les Batignolles, ancien village, ancien terroir à la pointe d'un renouveau urbain et floral. Ceci m'a frappé vivement, vendredi, en allant chez mon fils. Depuis l'église Sainte Marie des Batignolles, j'observais de loin ces grands immeubles, pas même finis, émerger dans le ciel parisien avec des appartements en  hauteur avec verrière, terrasse arborée et vue probable à couper le souffle. Longeant le square éponyme, j'ai capté l'harmonie entre béton et nature, entre architecture et urbanisme, entre le brut minéral et la délicatesse des arbres en fleurs sous leur ciel de printemps. Bel effet, je vous jure.

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En regardant ce nouvel éco-quartier se construire prenant appui sur le passé, un regard neuf délibérément tourné vers l'avenir, je me suis dit que si j'étais riche, un appartement là me séduirait. Un cinéma neuf, de nouveaux commerces et supérettes avec de grandes enseignes qu'on ne trouve qu'en périphérie de ville, le tout relié en douce symbiose au 17ème arrondissement de Paris. Le tram est arrivé, la ligne 14 arrive à grand pas, la gare Pont Cardinet se rénove. A mon sens, cette ZAC Clichy Batignolles autour de son poumon de nature Martin Luther King a tous les ingrédients pour réussir son pari de développement durable.

vendredi 22 juin 2018

UN PEU de TOUT, BEAUCOUP de RIEN #5#

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Détail architectural d'une maison bourgeoise sur le boulevard de la Reine à Versailles. Dans ma ville, ces belles maisons sont démollies pour laisser place à du béton. C'est crève-coeur et révoltant. En place  de ces bâtisses élégantes, on érige des immeubles sans âme qui, dans quatre ans, comme celui où  je vis, accuseront, déjà, les outrages du temps. Le grand froid et les pluies diluviennes, chez moi, ont mis à nu les fers à béton et soulevé les dalles de la terrasse. Force est d'admette qu'on savait mieux bâtir autrefois que maintenant.

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J'ai besoin, une fois par semaine, d'aller à Versailles pour reprendre ma respiration. On n'est pas obligé d'aller au château, en cette saison, asphyxié par le tourisme de masse. Le centre ville est si agréable avec ses accents quasi provinciaux. On a, parfois, du mal à s'imaginer à seulement 18 km des portes de Paris. Pour s'en convaincre, il suffit de se poser en terrasse sur la place Charost. On se croirait dans un village. Comme le quartier de Montreuil, c'en était un, autrefois. Celui de Bel-Air. Acheter du pain bio chez ce petit nouveau, le Pain Journel, qui a une côte ascendante. Il parait qu'il est fort bon.

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J'attends la quille et, comme un prisonnier dans sa cellule de prison, je barre les jours sur un calendrier jusqu'au 1er octobre. A cette date précise, Jules sera officiellement à la retraite. Vivement. Se dire pour se donner du courage que nous ne passerons pas les fêtes de fin d'année à la même adresse. En attendant, offrir ces fleurs baignées d'une douce lumière, sur le marché aux fleurs, à Nelly pour son bouquet du vendredi et vous souhaiter bon weekend.