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dimanche 3 novembre 2019

Blues chartrain

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C'était une première fois. Une première fois ratée car nous nous sommes cassés le nez sur tout ce jour de crachin. D'entrée, dès la sortie du parking souterrain, j'ai honni cette grande place aux allures post soviétiques. Je précise que j'ai voyagé là bas autrefois et que Chartres à mes yeux n'a pas même le charme slave de Tallinn ou Riga. En regardant de près la cathédrale, j'ai éprouvé de la nostalgie pour celle de Reims, pour la ville et pour le vignoble, aussi, car la Beauce est désespérante de platitude...

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Je n'ai pas photographié cette ancienne grande poste transformée en médiathèque mais son architecture pesante assomme le passant au premier regard. Certes, l'immeuble est signé d'un "architecte de l'Etat" comme précisé sur une plaque. N'empêche qu'on aurait pu mandater un cabinet d'archis novateurs pour la customiser et le lui donner un souffle un peu plus aérien. Sauf obligation, j'ai décidé de boycotter cette ville pour privilégier Dreux à l'esprit plus banlieue. Pour le reste, j'ai la quasi certitude que je ne ferai pas dans mon nouveau logis de vieux os. C'était un jour de blues chartrain... Allez, next, demain on parle de tout autre chose mais il fallait que j'édite ce billet car ce blog est aussi un journal et je ne suis pas un bisounours !

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lundi 14 octobre 2019

Un peu de tout, beaucoup de rien #32#

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Je me doutais bien que cette rubrique ferait le job pour combler les vides de mon blog dans ma nouvelle vie au fond d'un jardin clos. Ceci d'autant que je ne souhaite pas communiquer sur les alentours précis de mon lieu de résidence. Et comme, je sors peu pour cause d'aménagement intérieur, il va me falloir trouver des parades. Pas de panique car derrière cette porte-fenêtre à droite, Jules est en train de m'aménager un atelier-couture de compétition. Machine à coudre et surjeteuse vont être en ébullition.

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D'une cathédrale à une autre avec celle de Meaux où j'ai fait mes adieux à la Seine et Marne et celle de Chartres où je suis allée me perdre parce que j'avais repéré un lave-vaisselle en promo. Chartres où je n'ai jamais mis un orteil et dont je ne connaissais que la silhouette lointaine de sa cathédrale depuis l'autoroute. Dépaysée, désorientée, déstabilisée. Du coup, pour faire court et vite, je suis allée faire mon marché du vendredi à Dreux parce que je connais et que la Blaise qui coule en centre ville me rappelle le Grand Morin. Bonne semaine à tous en attendant plus et mieux.

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lundi 29 avril 2019

Reims, sa Cathédrale Notre Dame et son architecture art-déco

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Alors que Notre Dame de Paris flambe encore, fragile, sous les assauts de la météo dans notre esprit, Notre Dame de Reims nous apparait comme la promesse d'une reconstruction efficace. Cette vielle dame de pierre qui a fêté ses 800 ans en 2011, depuis son parvis, impose par son élégance et la charge de son histoire puisqu'elle a été théâtre du sacre de nombre - 33 au total -  de nos rois de France.

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Ce chef d'oeuvre de l'art gothique a connu lors de la première guerre mondiale un incendie qui l'a quasi détruite, de fond en comble. Elle s'en est relevée à l'aide d'une charpente en béton considérée comme une prouesse architecturale. Elle abrite de très beaux vitraux dont ceux dessinés par Marc Chagall - non photographiés - et ceux-ci, modernes et lumineux, oeuvre de Ini Knoebel, cadeau de l'Allemagne à la France pour son jubilé de 2011. Lorsque nous sommes sortis, le soleil brillait de tous ses feux et j'ai failli rater l'Ange au sourire - à droite - sculpture médiévale elle aussi sauvée grâce à l'émission d'un timbre de 5F. 

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Entre nuages et éclaircies, nous sommes partis en balade dans ce quartier central de Reims, commerçant et animé. De l'Opéra à la Fontaine Subé surmonté d'un ange, allégorie à l'eau du département de la Marne. Nous avions pique-niqué et avons avisé la maison Waïda, pâtissiers de père en fils depuis trois générations, sur cette place Drouet d'Erlon pour nous offrir un goûter bien mérité.

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Dans cet écrin élégant art déco entre, mosaïques, bois précieux et velours carmin, nous avons vivement apprécié l'amabilité du service. Jules a pris un chocolat à l'ancienne et un glace maison. J'ai été sage avec un thé dit des moines et une tartelette aux pommes. Alentours, on trouve toutes ces chaînes de restauration sans âme au service anonyme. Je les zappe volontiers quand je trouve sur ma route une telle maison.

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A l'issue de la Grande Guerre, Reims est une ville de ruines, à feu et à sang. Il faut la reconstruire de part en part. La ville refusera le projet de l'Etat jugé peu ambitieux pour le confier à un architecte américain. En 1922, ce sont plus de 2000 permis de construire qui seront déposés en mairie. Voici pourquoi, il faut visiter Reims, le nez levé vers le ciel pour admirer toutes ces façades art-déco. L'immeuble Kodak a été le premier  doté d'un ascenseur. Pour finir, revenir au siècle second de notre ère avec cette Porte de Mars, vestige gallo-romain qui vient d'être rénové dans le cadre d'un vaste chantier de 10 millions d'euros pour la refonte totale des Promenades Jean-Louis Schneiter. Reims est une ville à aimer passionnément. Elle pétille...

mardi 23 avril 2019

Notre Dame de Paris - état des lieux

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Notre Dame de Paris, état des lieux à peine une semaine après le sinistre de ce maudit lundi. Elle garde la face côté parvis, chancelante mais debout. Pourtant à mesure qu'on la contourne via le quai de Montebello, puis le Pont de l'Archevêché et, enfin, la rue du Cloître Notre Dame, on mesure l'ampleur des dégâts. Louer le professionnalisme des pompiers de Paris car sans leur travail acharné à combattre le feu, Notre Dame aurait pu ne plus être à ce jour qu'un tas de ruines. On est passé très près d'une castastrophe bien pire. 

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Etat des lieux car la reconstruction de la cathédrale prendra du temps, beaucoup de temps, une décennie ou plus et, non pas cinq ans comme envisagé par Monsieur Macron. Comme pour d'autres grands travaux à Paris, il ne fait aucun doute que je passerai faire des photos en me promenant. L'heure présente est aux constats, à l'enquête, aux purges et à la consolidation. Là encore, saluer ces professionnels des travaux périlleux qui même un dimanche pascal travaillent sans relâche perchés sur leur échafaudage léger pour conforter et étayer l'édifice en situation de grand péril.

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Et pendant ce temps, la Seine continue de couler et sur ses eaux, les bateaux mouches font recette. Pris d'assaut, ils sont bondés de touristes avides d'approcher Notre Dame au plus près par la voie du fleuve qui encercle l'Ile de la Cité. Une "base vie" s'organise autour du monument blessé. On croque Notre Dame au pastel ou, comme les journalistes de France 3 on campe au plus près de cette actualité "brûlante". Il est tôt et la foule est déjà dense, touristes et parisiens confondus.

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La rue du Cloître Notre Dame venait d'être rouverte au public lorsque nous sommes passés. Et là, on comprend que la noble dame a bien failli tomber. On frissonne à regarder l'étendue des dégâts et ce qui a déjà été étayé. Il va falloir des gestes précis de chirurgien pour évacuer l'échafaudage tordu et noirci des précédents travaux pour soulager l'édifice de son poids. On imagine que des spécialistes planchent malgré les jours fériés sur cet épineux problème. Dans la foule, curieusement, les gens murmurent entre eux comme si chacun craignait qu'un écho de voix porte préjudice à la structure du bâtiment malmené par le brasier.

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Passé le Pont d'Arcole, depuis le quai de l'Hôtel de Ville, on comprend très vite qu'il faudra redonner à Notre Dame sa flêche car il manque quelque chose à la vue. Pas n'importe quelle flêche futuriste comme on a pu en voir griffonnées à la hâte dans les médias. L'architecture et les vieilles pierres de l'Ile de la Cité conditionnent un projet plus classique. Etat des lieux, photos à l'appui qui je l'espère sera fait et bien fait par ceux qui valideront ce projet. J'étais pourtant une des premières à vouloir quelque chose de différent, en début de semaine dernière. Mea culpa... Paris sera toujours Paris.

lundi 18 février 2019

Troyes, du c(h)oeur et des couleurs

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Troyes, cité médiévale de caractère, aux mille couleurs et dix clochers, a du coeur et des choeurs. Troyes que nous connaissions déjà puisque nous avons été, un temps, champenois. Troyes, un peu en diagonale, au soleil couchant car nous n'étions là que pour une soirée, notre destination finale étant ailleurs. Escapade surprise, décision de dernière minute pour prendre l'air, nous changer les idées et profiter d'un incursion du printemps en plein hiver. Balade dans cette belle ville au soleil couchant.

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Dépaysement garanti, en bord de Seine à 200 kilomètres de Paris avec toutes ces belles maisons à pans de bois magnifiquement restaurées, mises en valeur, la nuit tombée, par un éclairage subtil. Balade le long du Quai des Comtes de Champagne pour voir ce fameux coeur, idéal pour fêter avec un jour de retard la Saint Valentin. Et puis qui dit Troyes dit andouillette de Troyes, la fameuse, la AAAAA à la sauce champenoise pour clore une belle journée ensoleillée.

jeudi 13 septembre 2018

LUçON, sa CATHEDRALE et RICHELIEU

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Depuis que j'ai croisé le fantôme furtif et énigmatique de Richelieu dans les corridors du château de Condé en Brie (Aisne), je le traque pour tenter de comprendre la personnalité de cet homme aussi brillant qu'ambitieux. C'est ainsi que j'ai voulu voir son évêché et la cathédrale de Luçon situés en Vendée à une quarantaine de kilomètres de la Rochelle, fief autrefois, hautement, protestant.

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A vrai dire que ce soit sur place, dans les guides touristiques ou grimoires, on trouve peu de renseignements sur l'histoire et la construction de cet édifice de style gothique dont la flêche de 85 mètres serait la plus cloutée de France et de Navarre. On sait juste qu'elle date du XIIIème siècle et que les travaux seront achevés au XVème. Malmenée par les guerres sous le règne d'Henri III, le jeune évêque de Luçon se voit contraint de délier les cordons de la bourse familiale pour la faire restaurer pour assurer desseins et prestige. On ne dit rien de cet aigle au pupitre. Pourtant, dans mes souvenirs scolaires lointains, il me semble que c'est Richelieu qu'on surnommait l'Aigle de Luçon...

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C'est parce que nous avons vu des gens sortir par cette petite porte en fond de chapelle que nous avons découvert ce cloître d'une beauté à couper le souffle. Il n'est indiqué nulle part dans l'édifice. Et même si on ressort sur la place de la petite ville de Luçon, le visiteur est davantage happé par la porte principale de la Cathédrale Notre Dame de l'Assomption. La Vendée cache bien ses trésors.

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Et pour assouvir ma soif de l'Homme Rouge, ce n'est pas à la libraire pourtant cossue de la ville que j'ai déniché ce pavé très digeste pour qui aime l'Histoire de France. C'est à la Corderie Royale de Rochefort. L'ouvrage est à tout point de vue très enrichissant sur notre histoire et sur l'ascension prodigieuse d'un jeune homme promis à une belle carrière dans les armes devenu évêque parce que sa mère avait besoin de conserver dans l'escarcelle familiale les rentes de cet évêché. Luçon, à voir si vous passez par là avec un centre ville élégant et commerçant.

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jeudi 25 août 2016

Le vieux Lyon et ses traboules #5#

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Notre Dame de Fourvière, toujours, cette fois-ci, depuis les quais de Saône où on trouve comme à Paris des bouquinistes. Nous sortons de table et il fait chaud, très chaud. Prendre une inspiration au bord de l'eau car la visite du Vieux Lyon et la montée vers la colline de Fourvière sont instrites à notre emploi du temps alors que le mercure est en train de flirter avec 35°

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Les rues étroites bordées de bâtiments hauts du Vieux Lyon et son architecture typiquement renaissance avec ses enseignes remarquables et ses échoppes. Sur les pavés, nous longeons les murs pour marcher à l'ombre. La lumière sur les vieilles pierres est sublime malgré le soleil à son zénith

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Nous entrons au coeur des fameuses traboules ou passages piéton qui traversent les cours des immeubles pour aller de rue en rue. Pas facile, sans recul, entre l'ombre bienfaisante et la lumière crue qui tombe du ciel de réussir des photos. Ci-dessus, la fameuse Tour Rose. Profiter de cette liberté d'accès car, de plus en plus, ces lieux privés et résidentiels ne sont plus visibles pour cause de digicodes.

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A Lyon, se surtout pas oublier Guignol et ses comparses Gnafron et la Madelon. Ici, à la Maison de Guignol où on trouve tout ce qui touche ce célèbre théâtre de marionnettes. La compagne de mon fils entrée pour faire un cadeau à un proche est vite ressortie assurant que les prix sont éxagérés. Elle a vu beaucoup moins cher dans un autre quartier de la ville. A retenir

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A Lyon, outre Guignol, il y a aussi les canuts et la soie. Dans cette boutique, nous les filles, restons subjuguées par la beauté des pièces exposées pour la vente. Compter une centaine d'euros pour un très beau carré. Le mariage de cette matière noble et les couleurs chatoyantes de peinture faite à la main sur ces ouvrages nous fait rêver. Mon fils, hyper pragmatique, garde l'oeil sur sa montre et nous presse en raison du timing. Nous devons être à 18 heures à Croix Rousse pour une représentation théâtrale. Et le carrosse redevient citrouille

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Ce billet, non plus, n'a pas été aisé à construire car les photos se comptent à la pelle. J'ai choisi les plus emblématiques et les plus esthétiques. Nous abordons la rue Saint Jean vers la Cathédrale. Il fait une chaleur de four et les bouteilles d'eau dans nos sacs à dos sont bouillantes. Nous nous mouillons dans l'eau des fontaines. En d'autres circonstances, j'aurai capitulé. Je continue fascinée par la beauté de cette ville

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La Cathédrale Saint Jean de Lyon de style purement gothique que nous parcourons brièvement car Notre Dame de Fourvière nous attend au sommet de sa colline, juste au-dessus de nos têtes. Nous nous rapprochons. Ci-dessus la Maison des Avocats où se situe un musée sur l'emplacement d'une ancienne auberge du XIVème siècle. Ses façades ocres et roses rappellent l'Italie

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Allez, en route vers Notre Dame de Fourvière à bord de ce funiculaire !