<$CBTagMedias$>
jeudi 20 juin 2019

La BAP [2] le Grand Paris Express

DSC05126

Voici un second volet de la BAP (Biennale d'Architecture et de Paysage) qui se tient à Versailles jusqu'à mi-juillet. Contrairement à mon billet précédent, celui-ci concerne davantage de monde puisqu'il est question du Grand Paris Express Horizon 2030 ou comment la vie des franciliens sur le front des transports est appelée à changer sur fond de JO 2024. Ca se tient dans l'ancienne poste de l'avenue de Paris tout près de la place d'Armes. Le bâtiment dépouillé est appelé à devenir une pépinière pour start-up. Je suis partagée sur le devenir de bâtiment somme toute assez particulier.

DSC05127

DSC05134

grand paris express 2030

Honnêtement, pour ce billet, je vais faire bref car je ne suis pas certaine que ça interesse grand monde, même si ça en concerne plus d'un au rang de mes lecteurs. Cette exposition retrace les fondamentaux de notre banlieue parisienne et, ce mea culpa en filigrane, sur l'explosion des banlieues de façon anarchique et, pire, celle de la circulation automobile inhérente et indissociable de ce phénomène de banlieue. L'utopie du "tout voiture" contre une politique générale d'aménagement des transports en commun nous ont menés là où nous sommes avec un souci de renverser, au plus vite, la vapeur pour cause de dérèglement climatique.

DSC05148

DSC05150

J'ai aimé dans cette exposition l'exposé géologique sur les sous-sols de notre région et les difficultés sur certains terrains à creuser profond des tunnels. Ceci ainsi que cet herbier dit de toiture avec toutes ces espèces faciles à dompter sur les toitures franciliennes. C'était très pédagogique.

DSC05137

DSC05151

DSC05157

Je ne vais pas vous illustrer ce billet de médiocres photos de projets architecturaux en devenir mais, simplement, au milieu de cette forêt de maquettes de toutes les futures gares du Grand Paris Express, montrer pour ceux qui connaissent la gare actuelle, ce que deviendra la station de Bécon les Bruyères dans les Hauts de Seine. J'ai quand même un peu de mal à intégrer ce projet futuriste dans son cadre. 

DSC05153

DSC05129

Par la fenêtre, au premier étage et derrière les vitres sales, regarder l'avenue de Paris avec sur le trottoir en face, les vieux et nobles bâtiments signés Mansart. Se projeter et imaginer les sites des Olympiades de 2024. C'est loin et c'est demain. J'ai jusqu'au 13 juillet pour voir les autres sites de cette biennale. J'espère en avoir le temps. Je me demande si sera autorisé, cette année, le feu d'artifice du 14 juillet sur le tronçon de cette avenue comme autrefois car il est féérique avec le château en toile de fond. S'il a lieu, j'irai sans aucun doute.

DSC05123

"Révolution"
Escalier métallique, oeuvre de Michel de Broin, sans haut ni bas

Posté par Armelle-L à 07:19 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


dimanche 12 mai 2019

La BAP [1] Le mariage ville-nature

DSC04926

Versailles accueille dans son écrin précieux, la première Biennale d'achitecture et de paysage de la région Ile de France. Jusqu'au 13 juillet, en différents sites de la ville royale, on peut découvrir le parcours imaginé par Djamel Klouche, architecte urbaniste. Hier, pour nous changer les idées nous sommes allés voir l'exposition Versailles, ville nature qui se tient à l'Espace Richaud.

DSC04920

DSC04923

étangs gobert

Quatre séquences : grands projets urbains, ville nature, patrimoine rénové et architecture, se partagent l'espace. Bien entendu ce billet sera complètement abscons pour qui ne connait Versailles que pour son château. Savoir cependant que cette ville dite nouvelle est sortie ex-nihilo d'un environnement marécageux par la seule volonté d'un roi. Sur la maquette, en haut, on voit assez clairement le Grand Canal et la Pièce d'Eau des Suisses. Cependant, c'est le futur du quartier militaire de Satory dont il est question. Plus bas, c'est une ancienne halle ferroviaire aux Chantiers qui devient de façon spectaculaire le siège de Nature-Découvertes. Sur la mosaïque en bas, ce sont les étangs Gobert et ce qui parle à moi, le square des Francine parce que j'allais y jouer quand j'étais petite en attendant maman qui travaillait juste à côté.

DSC04914

bap 2

bap 3

Alors bien entendu, je peux mettre en page une kyrielle de clichés dont vous ne saisirez pas forcément le sens qu'ils ont pour moi comme cette vue sur des jardins familiaux labellisés Jardin Remarquable au milieu d'une cité HLM qui vient d'être modernisée de belle façon tout comme cet immeuble de la rue Borgnis Desbordes que j'ai connu moche quand je bossais à côté (photo en bas à droite) et qu'on peine à reconnaitre. J'avais déjà parlé ici-même de la future Cité Fertile sur le site de l'ancienne Caserne Pion aux portes du château dont les premiers batiments ne devraient pas tarder à sortir de terre. Si c'est comme la résidence construite en place de l'ancienne clinique du Dr Aumont, sur la Butte Montbauron (en bas, à gauche), les logements se sont vendus comme des petits pains en deux jours chrono.. Inutile donc d'espérer s'y loger... Et finalement, après débat c'est UGC qui a gagné contre la municipalité pour la rénovation en centre ville du vieux Cyrano où les Beatles se sont produits en 1962.

IMG_1360

Hier, il faisait beau, il faisait chaud place du Marché.
Nous nous sommes donc offert une glace chez San Luis. Parfum rose pour moi
.
C'était bien comme dirait Heure Bleue...

dimanche 17 mars 2019

¤ Un Hiver Flamboyant ¤

DSC04484

Pour une fois, je suis dans le coup ou, dans le vent au propre comme au figuré, ceci disant. Cette expo en plein air, au grand air, in situ sur les murs de ce petit village des Côtes d'Armor, j'en avais entendu parler à la télé. J'avais trouvé ça chouette sans même imaginer que j'irai visiter une maison dans un lieu dit rattaché à cette petite commune de la Bretagne profonde quelques jours plus tard.

DSC04487

hénon 1

DSC04496

hénon 2

DSC04491

DSC04488

Pour la maison, j'ai laissé tomber car terriblement isolée au milieu des vents hurlants et de nulle part où j'aurai certainement plus que flippé dès la nuit tombée. Pour l'expo, malgré les bourrasques et la bruine, j'ai vraiment adoré cet ¤ Hiver Flamboyant ¤ signé Alain Thomas, peintre du cru, chef de fil de la peinture "naïve primitive". Je vous laisse admirer quelques unes de ses toiles tout autour les murs de l'église et sur les pignons des maisons du bourg de Hénon. C'est juste innovant, original et terriblement plaisant dans toute cette grisaille de fin d'hiver ou d'avant printemps.

Posté par Armelle-L à 07:40 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

jeudi 7 mars 2019

¤ Séduisantes Correspondances ¤

IMG_1057

Au delà de ses clichés négatifs, la Ville d'Argenteuil fait de gros efforts pour conserver sa place de ville de l'impressionnisme. Elle vient même de signer jusqu'en 2020 un partenariat avec le Musée Branly qui offre au travers des "ateliers nomades", un pont entre l'art et les jeunes de banlieue. Tous les ans, dans l'atrium de sa mairie, des peintres amateurs, souvent issus du terreau viennent exposer leurs tableaux. En 2016, j'avais vivement apprécié le Paris en Seine d'une ancienne employée de mairie et l'an passé nous avions été agréablement happés par l'invitation au voyage de Dominique Maillochon. Cette fois-ci, Paris entre à nouveau en scène sous le pinceau d'un médecin d'origine italienne, Antonio Marraffa.

IMG_1058

IMG_1060

IMG_1059

Bien entendu l'Atrium de la mairie n'est pas Orsay et ces quelques oeuvres inspirées par Paris souffrent d'une mauvaise exposition à la lumière des néons. N'empêche de ces séduisantes correspondances, je retiendrai le Faubourg Saint Antoine, Beaubourg très stylisé, les toits parisiens et ce marché du Montparnasse, marché que j'affectionne particulièrement sur le boulevard Edgar Quinet. Il pleuvait, ce jour là et cette visite nous a permis de tuer un peu de notre temps trop élastique depuis que nous avons renoncé à louer cette maison en Normandie. Aucun regret, tout vient à point à qui sait attendre dit-on.

Posté par Armelle-L à 07:32 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : , , ,

samedi 5 janvier 2019

L'histoire en Playmobil à Versailles

p1

J’ai douté avant de catégoriser ce billet. Histoire et patrimoine s’est tout de suite imposé pour le lieu où cette exposition avait lieu et son thème. L’histoire, notre histoire universelle, celle des dynosaures à la conquête spatiale retracée en figurines de Playmobil. C’était le sortie de fin d’année promise à Petit Poucet. Pour entrer, même arrivés en avance, nous avons du patienter une heure. Un public d’enfants avec parents et grands parents se pressaient sur le pavé de l’ancienne chapelle royale devenue cet Espace Richaud dédié aux manifestations culturelles. Une heure mais ça valait la peine.

p2

p3

p4

Une histoire aussi variée que plaisante à regarder défiler dans toutes ces mises en scène. On réfléchit à la suite à donner, au climat, aux JO de 2024. De ils sont fous ces romains au cirque de nos campagnes en passant par les cours d’Angleterre ou celle de Napoléon. Je peine parfois à réaliser que lorsque j’étais petite fille, cette chapelle de l’ancien hôpital était si lugubre les jours d’enterrement. Cette transformation est une réelle réussite. On voit quoi l’année prochaine ? Une chose est certaine, où que je sois, j’ai déjà rendez-vous avec Petit Poucet au moins pour aller à la patinoire devant la mairie. Il me l’a fait jurer…

Posté par Armelle-L à 08:09 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


mercredi 19 décembre 2018

Musée Christian Dior à Granville

1

Il était le but et la raison de ma visite à Granville. Le Musée Christian Dior perché au-dessus de la mer, pimpant et rose quand nous l'avons découvert dans la lumière hivernale et matinale, en haut des escaliers de la falaise qui mène à lui. L'avantage de visiter cet endroit en hiver, c'est le calme et la sérénité. Le désavantage, jardin et parterres ne sont plus en fleur. N'empêche, j'ai été éblouie. La Villa des Rhumbs de son nom était propriété familiale depuis 1906. Le lieu fait face aux iles anglo-normandes. C'est un petit bijou. La maison appartient à la ville de Granville depuis 1932 et c'est en 1997 qu'elle deviendra musée en mémoire de celui qui affectionnait tant l'endroit.

2

3

4

5

6

7

8

9

J'étais venue pour l'exposition temporaire "les trésors de la collections" et, j'avoue être restée un peu sur ma faim. J'ai même secrètement déploré n'avoir pas eu le courage de me rendre à Paris, l'année dernière pour voir la fabuleuse collection consacréé à ce couturier d'après-guerre vraiment hors pair. On y découvre le parcours de celui qui a sublimé la silhouette féminine avec ses robes tiges ou corolles très inspiré par la nature. Quel divin plaisir de déambuler dans un musée en solitaire. Je n'ai pas boudé mon plaisir. Et puis se dire qu'il faut croire en sa bonne étoile comme le faisait Monsieur Christian Dior.

Posté par Armelle-L à 08:28 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

vendredi 9 novembre 2018

Sugimoto au Petit Trianon

DSC04144

Versailles n’en finit plus de me surprendre. Je croyais tout savoir du domaine, il n’en est rien puisque j’ai découvert, tout à fait par hasard, en bas d’une sente sinueuse et pavée le petit Théâtre de la Reine qui, hélas, ne se visite qu’en conférence. N’empêche. Au Petit Trianon, je me suis laissée séduire par le travail du japonais Sugimoto qui s’est collé au redoutable exercice de l’exposition annuelle d’art contemporain qui se tient désormais en hiver.

DSC04146

DSC04149

DSC04150

DSC04143

Cet architecte et photographe nous livre au Pavillon Français, petit écrin élégant où Marie-Antoinette recevait pour goûter, un travail sur des portraits ou moulages des grands de notre histoire. On est saisit par ces photos en N&B de Napoléon ou de Voltaire. On les croirait contemporains. Le mois prochain, je tâcherai d’aller voir la suite de cette exposition en d’autres lieux du domaine. Vivement.

Posté par Armelle-L à 07:07 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

vendredi 17 août 2018

FAIRE UNE VIREE à DEUX

DSC03581

On ne va pas se mentir. Serions-nous allés nous perdre dans le Perche si nous n'avions pas cherché un point de chute pour notre retraite. On nous avait dit que Senonches à l'ouest de Dreux, aux portes d'un domaine naturel boisé et protégé pourrait nous convenir. Alors, nous y sommes allés, la fleur au fusil pour une virée à deux et occuper nos vacances.

DSC03584

DSC03587

DSC03588

Il faisait beau et nous avions prévu le pique-nique. Nous avons été agréablement surpris de trouver ce plan d'eau avec ses berges aménagées, pourvues de tables et de bancs en bois. C'est donc bien agréablement que nous avons déjeuné, au calme, en pleine nature. La nature est grillée partout par cette satanée sécheresse et j'ai eu un peu de mal à trouver des fleurs à offrir à Nelly pour son bouquet [296] du vendredi. Celles-ci au pied du lavoir, plus au frais que les autres. 

DSC03593

DSC03595

DSC03597

DSC03598

DSC03600

Senonches et son château féodal dont les origines remontent au XIIème siècle avec Hugues II, seigneur de Châteauneuf en Thymerais abrite une part d'une exposition originale intitulée "Poésies Métalliques". Ces sculptures de Jean-Alexandre Delattre se retrouvent également dans la cour de la mairie et, plus loin, jusque la Ferté Vidame. Nous n'irons pas si loin. En effet, nous avons fait l'erreur de pousser jusque La Loupe et le charme est tombé d'un coup sur la place de ce gros bourg sans âme, aucune. Nous avons quand même demandé des renseignements sur des maisons. On nous a trainé dans l'Orne, en visiter une, certes charmante mais à un prix défiant toute concurrence où, je ne m'imagine pas résider, en plein mois de décembre... J'ai aussi eu la sale impression que cet agent immobilier nous prenait pour des cons. Vous savez quoi ? J'étais presque contente de retrouver ma banlieue !

dimanche 11 mars 2018

INVITATION au VOYAGE

10325381_516845365086466_4034345889171924419_n

Affiche de l'exposition Dominique Maillochon - Gare de triage à Argenteuil

Voyage quasi immobile pour moi puisque ça se passait dans le hall de la mairie d'Argenteuil. Exposition de peinture consacrée aux toiles du peintre argenteuillais, Dominique Maillochon. Peintre contemporain qui sculpte ses toiles au couteau. Il se définit comme un peintre de tout ce qui est "moche" dans notre environnement et excelle à reproduire voies ferrées, usines et autres "horreurs artistiques". Pourtant, son univers est loin d'être dénué de poésie. Pour preuve...

DSC02216

DSC02218

DSC02224

Dominique Maillochon

DSC02225

DSC02227

Parvenue dans l'agora ou hall de l'hôtel de ville, je m'attendais à croiser tankers, cheminées d'usines fumantes et, pourquoi pas Tchernobyl. Bien sur, quelques toiles sont de cette veine là. Pourtant, à côté, j'ai découvert un univers pictural champêtre, romantique, bucolique et de très belles marines. Je ne sais pas s'il a des origines bretonnes mais sa Bretagne insoumise juste sous le tableau de la 4CV (belle dame du temps jadis) m'a beaucoup plu. Je n'ai pas regretté ma visite malgré la pluie battante qui m'a rincée à la sortie. 

Posté par Armelle-L à 06:49 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

dimanche 18 février 2018

BALADE à L'HÔTEL de SOUBISE

1

Hôtel de Soubise dit Musée des Archives Nationales, sous le soleil de février, samedi après midi. J'ai réussi à trainer Jules voir cet expo "dessiner pour bâtir" sur le même thème que celle que j'avais vue, il y a dix ans, au Musée Carnavalet. Ou comment, les architectes au temps des rois, d'Henri IV à Louis XIV, travaillaient, engendraient de grands projets et maîtrisaient "l'art" de bâtir avec des outils rudimentaires.

2

3

6

C'est dans cet hôtel particulier, au coeur du Marais, que se tient cette exposition. Les photos étaient interdites. Parmi les visiteurs, nombre de professionnels du bâtiment, curieux et médusés, comme nous, de découvrir tous ces plans, esquisses, croquis à main levée, perspectives à l'encre et au lavis. Des documents manuscrits, contrats d'apprentissage, appels d'offres, devis, budgets prévisionnels, attestent du grand sérieux de ces gens là. Salomon de la Brosse, Le Vau, Mansart et quelques autres ont dessiné, aussi, cadre et déontologie d'une profession telle que nous la connaissons, aujourd'hui. Difficile de résumer sans support par moins de deux cents documents dont certains sont d'une nature exceptionnelle. 

7

8

9

10

11

Dans le prolongement de la salle des gardes où se tient l'expo, nous découvrons les anciens appartements, un peu malmenés, de Marie de Guise ainsi que de nombreux documents historiques tels, le testament olographe de Louis XIV, la dernière lettre de Marie Antoinette ainsi que ce carnet appartenant à sa dame d'atour avec ses échantillons d'étoffes. Nous ressortirons par la rue des Quatre Fils pour aller acheter du cidre au Breizh Café, rue Vieille du Temple en vue d'une crêpe partie familiale, mi-mars. C'était une chouette après midi.