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lundi 11 novembre 2019

Se souvenir - La Nécropole de Bligny

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En cette journée du souvenir du 11 novembre, j'ai choisi de me souvenir de cette virée à Reims, en avril dernier. Nous avions fait le choix pour économiser le prix du péage autoroutier d'emprunter les chemins de traverse. C'est ainsi que sillonnant la Montagne de Reims, nous avons croisé sur notre route toutes ces nécropoles érigées à la mémoire de ceux qui sont tombés au combat lors de la guerre 14-18, toutes nationalités et toutes confessions confondues.

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Nous nous étions arrêtés à la Nécropole de Bligny, impressionnante avec ses croix françaises et allemandes alignées sous ce ciel changeant de printemps. En tout et pour tout, sur un hectare que mesure ce cimetière, ce sont pas moins de 4554 soldats français qui reposent sous cette terre. En ce 11 novembre, se souvenir de cette boucherie sans nom et tout faire pour que jamais plus ne se reproduise une telle tragédie. Depuis le temps que j'en parle, j'ai décidé dès le printemps d'aller visiter le Musée de la Grande Guerre de Meaux. Peut-être, un billet au 11 novembre, l'année prochaine.


lundi 29 avril 2019

Reims, sa Cathédrale Notre Dame et son architecture art-déco

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Alors que Notre Dame de Paris flambe encore, fragile, sous les assauts de la météo dans notre esprit, Notre Dame de Reims nous apparait comme la promesse d'une reconstruction efficace. Cette vielle dame de pierre qui a fêté ses 800 ans en 2011, depuis son parvis, impose par son élégance et la charge de son histoire puisqu'elle a été théâtre du sacre de nombre - 33 au total -  de nos rois de France.

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Ce chef d'oeuvre de l'art gothique a connu lors de la première guerre mondiale un incendie qui l'a quasi détruite, de fond en comble. Elle s'en est relevée à l'aide d'une charpente en béton considérée comme une prouesse architecturale. Elle abrite de très beaux vitraux dont ceux dessinés par Marc Chagall - non photographiés - et ceux-ci, modernes et lumineux, oeuvre de Ini Knoebel, cadeau de l'Allemagne à la France pour son jubilé de 2011. Lorsque nous sommes sortis, le soleil brillait de tous ses feux et j'ai failli rater l'Ange au sourire - à droite - sculpture médiévale elle aussi sauvée grâce à l'émission d'un timbre de 5F. 

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Entre nuages et éclaircies, nous sommes partis en balade dans ce quartier central de Reims, commerçant et animé. De l'Opéra à la Fontaine Subé surmonté d'un ange, allégorie à l'eau du département de la Marne. Nous avions pique-niqué et avons avisé la maison Waïda, pâtissiers de père en fils depuis trois générations, sur cette place Drouet d'Erlon pour nous offrir un goûter bien mérité.

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Dans cet écrin élégant art déco entre, mosaïques, bois précieux et velours carmin, nous avons vivement apprécié l'amabilité du service. Jules a pris un chocolat à l'ancienne et un glace maison. J'ai été sage avec un thé dit des moines et une tartelette aux pommes. Alentours, on trouve toutes ces chaînes de restauration sans âme au service anonyme. Je les zappe volontiers quand je trouve sur ma route une telle maison.

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A l'issue de la Grande Guerre, Reims est une ville de ruines, à feu et à sang. Il faut la reconstruire de part en part. La ville refusera le projet de l'Etat jugé peu ambitieux pour le confier à un architecte américain. En 1922, ce sont plus de 2000 permis de construire qui seront déposés en mairie. Voici pourquoi, il faut visiter Reims, le nez levé vers le ciel pour admirer toutes ces façades art-déco. L'immeuble Kodak a été le premier  doté d'un ascenseur. Pour finir, revenir au siècle second de notre ère avec cette Porte de Mars, vestige gallo-romain qui vient d'être rénové dans le cadre d'un vaste chantier de 10 millions d'euros pour la refonte totale des Promenades Jean-Louis Schneiter. Reims est une ville à aimer passionnément. Elle pétille...

jeudi 27 septembre 2018

WHAT DID YOU EXPECT ? - PUZZLE #17#

Satory

Vous ne vous attendiez tout de même pas à ce que je passe à la trappe ces beaux véhicules de l’armée américaine exposés au Camp de Satory pour les Journées du Patrimoine. Le but était de sensibiliser le public au manque de deniers pour sauvegarder et remettre en état de marche cette flotte de guerre. Des baptêmes de chars étaient organisés moyennant participation. Des soldats faisaient monter des enfants à bord leur expliquant le fonctionnement de cette machinerie lourde. C’est au son d’une musique d’après guerre que des GI nous ont accueillis dès le parking avec le salut s’il vous plait. Ensuite, nous avons déambulé dans ces ateliers où on travaille à restaurer ce matériel hors du commun. Pour ma part, j’ai trouvé la visite intéressante. Vous, je ne sais pas mais j’avais envie, malgré tout, d’éditer ce billet…

Posté par Armelle-L à 06:24 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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mardi 18 septembre 2018

PATRIMOINE MILITAIRE (Caserne de Croÿ)

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Dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre 14/18, Versailles riche de son passé militaire ouvrait, en partenariat avec la Grande Muette ses casernes pour cette 35ème édition des Journées du Patrimoine. J'avoue être partie, un peu, beaucoup, la fleur au fusil et, au moment de rédiger ce billet, je m'aperçois que je n'ai pas vu le plus spectaculaire. Tant pis. L'essentiel étant d'avoir participé. Un peu avant midi car nous avions décidé de pique-niquer au Balbi, nous nous sommes arrêtés à l'ancienne Caserne de Croÿ située rue Royale. Un simple portail la signale mais ce dimanche, un blindé et des soldats en uniforme d'une autre époque racolaient à son entrée.

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Le lieu repris par la ville à l'Armée a l'habitude des mises en scène puisqu'on y joue des spectacles lors du Festival Mois Molière. Cette fois-ci, il était le théâtre de camps militaires. L'un de la seconde guerre, l'autre de celle de 14/18. La reconstitution était fidèle avec tous les objets du quotidien usuels du soldat sous les drapeaux. Ne me demandez pas de quel régiment faisait partie, ce sympathique bidasse qui a pris la pose pour une dame et moi-même. Les (trop) rares enfants présents étaient tous très intéressés et stupéfaits de découvrir cette vie de camp avec même des rats en jouet déposés près des campements. Cette expo de notre patrimoine guerrier et militaire était ludique et infiniment interessante. Je n'ai pas regetté mon choix de m'être éloignée de la foule.