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vendredi 12 avril 2019

La chèvre de Monsieur Seguin

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Hier, il a fait beau. J'ai eu envie d'un bol d'air et d'une grande marche à pied dans la nature pour évacuer mon stress de la veille. Nous avons passé notre journée de mercredi en voiture et dans des embouteillages monstres pour aller visiter deux maisons en Seine et Marne. J'avais surtout besoin de me décontaminer des propos fachos, xénophobes et toxiques de l'agent immobilier. J'ai besoin d'elle pour faire passer mon dossier et j'ai du me mordre les lèvres pour ne pas la remettre vertement à sa place. Alors me mettre au vert, hier, était une nécessité absolue.

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Si je ne vous dis pas où, certains ou certaines d'entre vous auront du mal à reconnaitre Versailles. Nous nous sommes garés à la Porte Saint Antoine et avons marché jusqu'aux halles du marché via le Bassin de Neptune dont la grille du Dragon est désormais ouverte au public pour faire plus court. En longeant la Grande Prairie, je me suis sentie revivre. Apercevant cette petite chèvre blanche aux abords du Trianon Palace, j'ai tout de suite songé à Alphonse Daudet et à sa chèvre de Monsieur Seguin. C'était doux, c'était bien.


jeudi 17 janvier 2019

Versailles, un jour d'hiver

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Mercredi, miraculeusement, le soleil de janvier s'est montré timide. J'ai bousculé Jules pour que nous allions marcher et, surtout, prendre l'air à Versailles. J'avais des emplettes à faire à la boutique cadeaux de la Petite Venise et, derrière la tête, une envie de chocolat chaud. Nous sommes entrés par la Porte Saint Antoine où on peut se garer gratuitement et avons marché jusqu'au Grand Canal

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Versailles, un jour d'hiver, insolite sans un seul touriste sur la ligne d'horizon. Nous n'avons croisé que quelques rares élégantes en train de courir. Et moi de pester que si j'habitais ma ville, je pourrai certainement perdre du poids plus facilement. Les moutons dans la Grande Prairie étaient sereins et tranquilles. Quant au Temple de l'Amour, il ne semblait nullement souffrir de silence et de solitude.

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Si je suis passée souvent, je n'avais jamais franchi le seuil de la Flotille, brasserie située devant l'embarcadère du Grand Canal. Il ne faisait pas très chaud et j'ai poussé Jules pour entrer boire un chocolat. Il est évident qu'en cette mi janvier, l'accueil a été courtois et agréable. Le lieu est vraiment cosy et sympathique. Nous nous sommes fait la promesse de revenir pour y déjeuner, au printemps, quand alentours les magnolias seront roses.

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Via le Tapis Vert, nous sommes remontés vers le château. La vue du Grand Canal baigné d'une lumière hivernale propre à Versailles est toujours aussi belle. Seul bémol, Latone m'est apparue grise et moussue. Plus rien à voir avec celle qui avait inauguré le bassin rénové, il y a quatre ans. La copie serait-elle plus fragile que son original à l'abri de la galerie des moulages ?

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Nous sommes, ensuite, redescendus vers le Bassin de Neptune avec un détour par le Bosquet du Théâtre d'Eau que Jules n'avait jamais vu. Bien entendu les boules en verre de Muranon de Jean-Michel Othoniel sont plus belles sous les soleil et quand elles sont en eaux. A revoir aux beaux jours.

 

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Puis, nous avons rejoint la sortie en longeant la prairie côté Trianon Palace. Comme au temps de mon enfance, on y voir chèvres, boucs et bouquetins. On se croirait très loin de Paris, à la campagne. Les enfants sont ravis, les adultes aussi. Nous avons fait une belle et saine promenade comme je les aime tant.

lundi 17 septembre 2018

SYMPHONIE PASTORALE

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On ne va pas se mentir. Ce ne sont pas les moutons de la Grande Prairie qui vont redynamiser mon blog. Je crois que je m'en fiche. Ce blog a du mal à faire sa rentrée. Symphonie pastorale dans un cadre bucolique que le monde entier nous envie mais, qui a cette heure dominicale matinale, appartient encore aux promeneurs avec ou sans chien et aux joggeurs. L'été se termine. Chaleur et sécheresse n'ont épargné personne, pas même Versailles et la Grande Prairie est grillée comme partout ailleurs.

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Rentrée affûtée de mes longues marches du côté de la Rochelle, je me suis à nouveau encroûtée dans mon quatrième étage avec terrasse et vue sur la Tour Eiffel. Je me suis donc offert une saine promenade en allant a pied du marché au Petit Trianon puis, au Grand Trianon avant de filer vers la Petite Venise. Ensuite retour vers la case départ. Journées du Patrimoine obligent nous avons choisi le thème militaire proposé, cette année,  par la ville de Versailles. Direction donc la Caserne de Croÿ et le plateau de Satory. Intéressant et loin des foules.

mardi 8 novembre 2016

Versailles, un dimanche matin d'automne

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Dimanche, il est à peine 10 heures lorsque nous franchissons la Porte Saint Antoine pour accéder au domaine. Versailles s'éveille, diaphane apparition dans la brume matinale et sous les ors de l'automne. C'est ainsi que je l'aime. Peu de monde encore. Seuls des joggeurs et des promeneurs amoureux de ce théâtre de nature hors normes. Il fait frais et du terreau des feuilles mortes monte une odeur suave et sensuelle.

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Devant tant de magie les mots sonnent creux..

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Balade silencieuse dans ce décor royal, le long de la Grande Prairie où les moutons ne sont pas encore levés de leur lit de pâture. Au loin, l'ombre tutélaire du Château se dessine en contre-jour. Premier dimanche de gratuité des mois d'hiver, il attend ses visiteurs. Nous remontons tranquillement l'allée Saint Antoine en longeant le Petit Trianon où git la souche, vestige du tulipier de Marie Antoinette planté en 1681 qui, s'il a survécu à la tempête de 1999 s'est définitivement éteint lors de la canicule de 2003. Les visiteurs affluent, il est temps de battre en retraite.

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Place du marché, sortie de messe à Notre Dame, il y a foule. Je viens de faire pas moins de 8 kilomètres à pied entre domaine et centre ville. A Versailles, on marche bien, les pieds anesthésiés par la beauté des lieux.  J'ai faim et je mords sans vergogne dans cette bombe atomique, un bostock. Il s'agit d'une pâtisserie à base de brioche façon pain perdu, de crème d'amande et de chocolat dont Ladurée et la maison Lenôtre se disputent la paternité mais avant eux, Marie Antoinette. On n'en trouve pas partout. Gourmandise à haute teneur en calories, c'est une petite tuerie ! C'était Versailles, un dimanche matin en automne.