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lundi 27 mai 2019

Dampierre en Yvelines, côté cour, côté jardins

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Souvenez-vous, à la veille de sa ré-ouverture au public, en mars dernier, je vous en avais parlé. Depuis quatre siècles propriété de la famille de Luynes, le château de Dampierre en Yvelines est devenu celle d'un membre d'une autre famille, celle des Mulliez du groupe Auchan. On nous promet mont et merveilles sur un horizon flou car cette belle bâtisse signée de l'architecte Jules Hardouin Mansart souffre plus qu'on ne peut l'imaginer depuis son enceinte sur rue des outrages du temps.

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Hier, nous avons succombé à son charme et avons visité ses jardins, vaste parc de 400 hectares partagé entre jardins à la française et jardins à l'anglaise. Nous avons eu de la chance avec le temps car lorsque nous sommes repartis, les nuages se faisaient menaçants. Longeant ces élégantes façades à la française, nous avons aperçu derrière les hautes fenêtres de belles pièces d'apparat. On se doute qu'il faudra du temps, beaucoup de temps et encore plus d'argent pour restaurer l'ensemble du domaine.

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Nous avons fait une longue balade apaisante, entre zones humides et sous-bois. De quoi nous régénérer dans cette période de transition entre deux déménagements. Je ne cache pas ma lassitude des cette situation. Découverte d'un milieu naturel préservé et mis en valeur par petites touches dans un souci du respect écologique. On y croise une faune et une flore d'une beauté époustouflante. Peut-être un peu cher le billet d'entrée à 10€ mais, sincèrement, heureuse de participer à la conservation d'un pan de notre histoire de France au coeur de la Vallée de Chevreuse.


lundi 29 avril 2019

Reims, sa Cathédrale Notre Dame et son architecture art-déco

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Alors que Notre Dame de Paris flambe encore, fragile, sous les assauts de la météo dans notre esprit, Notre Dame de Reims nous apparait comme la promesse d'une reconstruction efficace. Cette vielle dame de pierre qui a fêté ses 800 ans en 2011, depuis son parvis, impose par son élégance et la charge de son histoire puisqu'elle a été théâtre du sacre de nombre - 33 au total -  de nos rois de France.

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Ce chef d'oeuvre de l'art gothique a connu lors de la première guerre mondiale un incendie qui l'a quasi détruite, de fond en comble. Elle s'en est relevée à l'aide d'une charpente en béton considérée comme une prouesse architecturale. Elle abrite de très beaux vitraux dont ceux dessinés par Marc Chagall - non photographiés - et ceux-ci, modernes et lumineux, oeuvre de Ini Knoebel, cadeau de l'Allemagne à la France pour son jubilé de 2011. Lorsque nous sommes sortis, le soleil brillait de tous ses feux et j'ai failli rater l'Ange au sourire - à droite - sculpture médiévale elle aussi sauvée grâce à l'émission d'un timbre de 5F. 

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Entre nuages et éclaircies, nous sommes partis en balade dans ce quartier central de Reims, commerçant et animé. De l'Opéra à la Fontaine Subé surmonté d'un ange, allégorie à l'eau du département de la Marne. Nous avions pique-niqué et avons avisé la maison Waïda, pâtissiers de père en fils depuis trois générations, sur cette place Drouet d'Erlon pour nous offrir un goûter bien mérité.

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Dans cet écrin élégant art déco entre, mosaïques, bois précieux et velours carmin, nous avons vivement apprécié l'amabilité du service. Jules a pris un chocolat à l'ancienne et un glace maison. J'ai été sage avec un thé dit des moines et une tartelette aux pommes. Alentours, on trouve toutes ces chaînes de restauration sans âme au service anonyme. Je les zappe volontiers quand je trouve sur ma route une telle maison.

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A l'issue de la Grande Guerre, Reims est une ville de ruines, à feu et à sang. Il faut la reconstruire de part en part. La ville refusera le projet de l'Etat jugé peu ambitieux pour le confier à un architecte américain. En 1922, ce sont plus de 2000 permis de construire qui seront déposés en mairie. Voici pourquoi, il faut visiter Reims, le nez levé vers le ciel pour admirer toutes ces façades art-déco. L'immeuble Kodak a été le premier  doté d'un ascenseur. Pour finir, revenir au siècle second de notre ère avec cette Porte de Mars, vestige gallo-romain qui vient d'être rénové dans le cadre d'un vaste chantier de 10 millions d'euros pour la refonte totale des Promenades Jean-Louis Schneiter. Reims est une ville à aimer passionnément. Elle pétille...

mardi 23 avril 2019

Notre Dame de Paris - état des lieux

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Notre Dame de Paris, état des lieux à peine une semaine après le sinistre de ce maudit lundi. Elle garde la face côté parvis, chancelante mais debout. Pourtant à mesure qu'on la contourne via le quai de Montebello, puis le Pont de l'Archevêché et, enfin, la rue du Cloître Notre Dame, on mesure l'ampleur des dégâts. Louer le professionnalisme des pompiers de Paris car sans leur travail acharné à combattre le feu, Notre Dame aurait pu ne plus être à ce jour qu'un tas de ruines. On est passé très près d'une castastrophe bien pire. 

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Etat des lieux car la reconstruction de la cathédrale prendra du temps, beaucoup de temps, une décennie ou plus et, non pas cinq ans comme envisagé par Monsieur Macron. Comme pour d'autres grands travaux à Paris, il ne fait aucun doute que je passerai faire des photos en me promenant. L'heure présente est aux constats, à l'enquête, aux purges et à la consolidation. Là encore, saluer ces professionnels des travaux périlleux qui même un dimanche pascal travaillent sans relâche perchés sur leur échafaudage léger pour conforter et étayer l'édifice en situation de grand péril.

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Et pendant ce temps, la Seine continue de couler et sur ses eaux, les bateaux mouches font recette. Pris d'assaut, ils sont bondés de touristes avides d'approcher Notre Dame au plus près par la voie du fleuve qui encercle l'Ile de la Cité. Une "base vie" s'organise autour du monument blessé. On croque Notre Dame au pastel ou, comme les journalistes de France 3 on campe au plus près de cette actualité "brûlante". Il est tôt et la foule est déjà dense, touristes et parisiens confondus.

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La rue du Cloître Notre Dame venait d'être rouverte au public lorsque nous sommes passés. Et là, on comprend que la noble dame a bien failli tomber. On frissonne à regarder l'étendue des dégâts et ce qui a déjà été étayé. Il va falloir des gestes précis de chirurgien pour évacuer l'échafaudage tordu et noirci des précédents travaux pour soulager l'édifice de son poids. On imagine que des spécialistes planchent malgré les jours fériés sur cet épineux problème. Dans la foule, curieusement, les gens murmurent entre eux comme si chacun craignait qu'un écho de voix porte préjudice à la structure du bâtiment malmené par le brasier.

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Passé le Pont d'Arcole, depuis le quai de l'Hôtel de Ville, on comprend très vite qu'il faudra redonner à Notre Dame sa flêche car il manque quelque chose à la vue. Pas n'importe quelle flêche futuriste comme on a pu en voir griffonnées à la hâte dans les médias. L'architecture et les vieilles pierres de l'Ile de la Cité conditionnent un projet plus classique. Etat des lieux, photos à l'appui qui je l'espère sera fait et bien fait par ceux qui valideront ce projet. J'étais pourtant une des premières à vouloir quelque chose de différent, en début de semaine dernière. Mea culpa... Paris sera toujours Paris.

mardi 16 avril 2019

Elle était si jolie...

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Ces photos ont six ans quasi jour pour jour. Je me souviens de ce jour de printemps où, avec ma cadette, nous nous étions promenées dans un Paris en habit de printemps. En avril, Notre Dame est (était) plus que photogénique. Hier soir, en apprenant la sinistre nouvelle, je me suis souvenue de ces clichés d'un autre temps désormais car même si notre Président Macron tient ses promesses, même si nous mettons tous selon nos modestes moyens, la main au porte-monnaie, il faudra un temps infini avant que Notre Dame se relève de ses cendres encore fumantes, ce matin.

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Triste ironie du sort, je voulais m'y rendre en balade pour Pâques car cela faisait longtemps que je n'étais pas allée me recueillir à Notre Dame. En cette Semaine Sainte comme ne pas être foudroyé et consterné par cette catastrophe sans nulle égale dans notre mémoire collective des temps modernes. Notre Dame de Paris avait survolé crânement des siècles d'histoire et survécu aux bombardements de la guerre. "Accidentellement" nous dit-on. Je ne jetterai pas la pierre mais j'ai bien peur, hélas, qu'une faute professionnelle soit à l'origine de ce sinistre. Attendons sagement l'évolution de l'enquête. Avant tout saluer et remercier les sapeurs pompiers qui, au péril de leur vie ont sauvé ce qui pouvait l'être. Oui, elle était si jolie...

vendredi 29 mars 2019

Balade à Dampierre en Yvelines

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Hier, nos pas nous ont menés dans la Vallée de Chevreuse, à Dampierre en Yvelines. Et me voici au coeur de l'actualité puisque ce château ayant appartenu à la famille de Luynes, après travaux, va rouvrir ses portes au public dès demain. Ce qui me navre, c'est d'apprendre que la célèbre famille du Duc de Luynes, favori de Louis XIII a vendu son âme à la famille Mulliez. Son nouveau propriétaire voit grand, trop grand peut-être pour son nouveau joujou quand on apprend que la grande distribution n'a plus le vent en poupe.

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Ce château est un bijou dont l'architecte n'est autre que Jules Hardouin-Mansart. De style classique, il date de 1675. Il se situe dans le charmant village de Dampierre en Yvelines. Autrefois, du parking en contre-bas de l'église, on pouvait admirer et photographier les jardins du château. La sente a été bouchée. Il faudra, désormais, en passer par la machine à cash de Jacky Mulliez alias Monsieur Kiloutou. On se console en se disant que pour une fois, ce n'est pas un prince du pétrole qui a raflé la mise et que ce nouveau châtelain se fait épauler par Pascal Thévard, directeur de Chambord ainsi que d'un éminent architecte des monuments historiques. J'espère de tout coeur que la famille du mignon de Louis XIII conservera sa "maison mère" à Luynes, en Touraine, belle bâtisse visitée avec bonheur, il y a quelques années.


dimanche 24 février 2019

L'église Saint Quentin de Dienville

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Si on excepte que Saint Quentin de Dienville dans l'Aube est classée monument historique depuis 1907, rien ne distingue vraiment cette église de tant d'autres en France. Rien, si ce n'est la lumière spirituelle qui l'habite et rayonne sur ceux qui en franchissent le seuil. Ou comment retrouver la foi sous ses voûtes baignées de ce divin halo. Cette église de Brienne de style ogival date de la Renaissance. Elle abrite un statuaire de bois fabuleux ainsi qu'une collection de trésors des églises de Champagne. Sa grille de choeur est signée d'un sieur Lesueur de l'Abbaye de Clairvaux.

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Au bout du pont qui enjambe l'Aube qui caracole claire et joyeuse, je crois que cette église si je m'étais décidée à acheter la maison du Lac aurait été une motivation supplémentaire à mon souhait de me marier, même à retardement, religieusement. Certains lieux vous éblouissent plus que d'autres. Dienville en Champagne, son église, son lac, sa nature m'ont séduite. C'est un coup de coeur absolu et si mes prières sont entendues, je reviendrai y brûler un ou même plusieurs cierges. Faire du stand up paddle, aussi car je suis mortelle. En attendant, nous avons choisi le chemin de la raison. A moins que...

mercredi 20 février 2019

Une nuit à l'Hôtel Saint Georges

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Rien à dire, cet ancien hôtel particulier rénové et transformé en appart-hôtel, en plein centre ville de Troyes a de l'allure. Pourtant, pour y avoir séjourné une nuit, je n'en ferai pas que des éloges et c'est davantage le ratio prix-prestations qui pêche que l'accueil chaleureux et l'élégance du cadre historique.

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Je ne parlerai que pour ma paroisse, à savoir cette "suite" Chrétien de Troyes, la moins chère d'une dizaine proposées à la location dans cet établissement. Certes, on a su tirer parti de chaque cm² sous les combles de ce bel hôtel particulier sauf que... La salle d'eau est exigüe, la cuvette de wc est placée sous le rempant et la vasque posée sur une colonne ne laisse guère de place pour un verre à dent. Nous avons du couper la clim réversible car elle faisait beaucoup de bruit. Heureusement, la couette était bien chaude car en Champagne, il fait frisquet un petit matin de février.

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Et puis, l'angoisse d'être prise au piège, le soir quand nous sommes rentrés du restaurant. La cour de l'hôtel ne propose que trois places de parking facturées 10€ en semaine et 20€ le weekend. Sauf que ce soir là, deux véhicules garés dans l'allée nous empêchaient de sortir alors que nous dévions partir très tôt. On m'a assuré à la réception que ces touristes anglais avaient forcé le passage contre leur avis. J'en doute. Et puis, dommage faute de salle de restaurant, ne pas pouvoir apprécier ce petit déjeuner copieux composé d'excellents produits locaux ailleurs que sur la table mal fichue de notre pseudo suite, à la hâte aussi, car le réceptionniste était en retard. En conclusion, un hôtel de chaine de gamme moyenne-supérieure aurait été plus confortable et plus économique. Le charme a son prix et c'était une belle découverte.

Posté par Armelle-L à 07:21 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
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lundi 18 février 2019

Troyes, du c(h)oeur et des couleurs

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Troyes, cité médiévale de caractère, aux mille couleurs et dix clochers, a du coeur et des choeurs. Troyes que nous connaissions déjà puisque nous avons été, un temps, champenois. Troyes, un peu en diagonale, au soleil couchant car nous n'étions là que pour une soirée, notre destination finale étant ailleurs. Escapade surprise, décision de dernière minute pour prendre l'air, nous changer les idées et profiter d'un incursion du printemps en plein hiver. Balade dans cette belle ville au soleil couchant.

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Dépaysement garanti, en bord de Seine à 200 kilomètres de Paris avec toutes ces belles maisons à pans de bois magnifiquement restaurées, mises en valeur, la nuit tombée, par un éclairage subtil. Balade le long du Quai des Comtes de Champagne pour voir ce fameux coeur, idéal pour fêter avec un jour de retard la Saint Valentin. Et puis qui dit Troyes dit andouillette de Troyes, la fameuse, la AAAAA à la sauce champenoise pour clore une belle journée ensoleillée.

lundi 10 septembre 2018

LE CHATEAU D'OLERON

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Où, je me suis rendue compte que de mon passage éclair sur l'Ile d'Oléron, je n'avais rien photographié ou presque. Il faut croire que ce séjour en Poitou-Charentes ne m'a pas vraiment inspiré. Il faisait beau, la lumière sur l'ile et sur la mer était limpide, je me suis contentée de contempler ce lieu inconnu pour moi, à la limite de l'indifférence, comme si je n'étais pas concernée par cette visite. Ca m'interpelle...

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Nous nous sommes promenés dans cette citadelle construite par Vauban, le nez levé vers le vent venu, léger, depuis la mer. J'ai fait des photos sans voir ce que je faisais et ce n'est que rentrée, à la maison, sur mon ordinateur, que j'ai vu Fort Boyard sur la ligne d'horizon. C'est là, aussi, que j'ai reçu le sms m'informant que mes nouvelles lunettes étaient prêtes, à ma disposition. Ca m'a arrangeait pour avancer au vendredi au lieu du samedi notre départ pour aller, au plus vite, les récupérer.

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L'Ile d'Oléron est beaucoup plus vaste que celle de Ré. Le pont franchi parce que le soleil s'était levé et que c'est gratuit, nous nous sommes arrêtés au Château d'Oléron. Qaund j'ai vu dans mon flou ces cabanes colorées, j'ai naïvement cru que c'était authentique. Ce ne sont, hélas, que des pièges à touristes. J'ai trouvé amusant ces coquilles d'huîtres, suspendues aux ponts comme à Paris, nous avons les cadenas. La vertu de ces coquilles est d'être plus légères et écologiques. Bref, vous l'aurez compris, j'ai vraiment eu du mal avec ces vacances. J'ignore pourquoi. Aux suivantes !

Posté par Armelle-L à 06:37 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
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samedi 9 juin 2018

CONCERT D'ORGUE et RECITAL à SAINT LOUIS

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Lundi soir, nous sommes arrivés à bride abattue à Versailles après le travail de Monsieur. Nous avons diné d'une salade en Tupperware sur le tableau de bord de la voiture pour être bien placés dans le choeur de la Cathédrale Saint Louis. C'est aussi ça le Mois Molière et les versaillais sont des gens très organisés quand il est question d'art et culture. On pique-nique volontiers, debout en battant le pavé des Grandes Ecuries !

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Jean-Pierre, organiste en chef à Versailles depuis 46 ans, toujours aussi passionné par son art et notre belle histoire de France nous annonce le programme et le pourquoi, ce concert se tient dans le "coeur" de l'édifice. Le Grand Orgue Historique est malade. Maladie de nos temps modernes. Ses éléments collés à la colle de poisson par nos ancêtres en 1759 ont été "révisés" en 1989 pour le bicentenaire de la Révolution. Révision à la colle vinylique qui a failli le rendre muet à tout jamais par des émanations acides. Il s'en sort car il officie tous les  jours et qu'on a détecté à temps son mal. Il est en réparation jusqu'en 2020 chez un grand facteur de Strasbourg. La Cathédrale d'Orléans connait le même triste sort.

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C'est donc le second orgue de choeur datant, lui, de 1880 qui a pris le relais, le temps que l'on répare les outrages faits à son grand frère. Concert plus intime avec à la manoeuvre, le talentueux  Francis Vidil, professeur au Conservatoire de Versailles. Il parait timide. C'est pourtant un virtuose de réputation mondiale avec à son actif plus de 2000 concerts. Spécialiste de l'improvisation, il passe allègrement de Bach à Satie en passant par un générique de James Bond et Claude François. On imagine mal ce registre joué sur grand orgue. Magique et prodigieux.

Et puis, en clôture de spectacle, cette voix tombée des cintres, miraculeuse, sous ces voûtes sacrées, pas même inscrite au programme de la soirée, pour un Ave Maria qui saisit un public pourtant averti au point que tétanisé, il a du mal à réaliser au moment d'applaudir. Rassurez-vous, cette belle et mystérieuse inconnue a été rappelée par des battements de pied comme dans un concert pop, ensuite. Versailles a encore réussi à m'émerveiller.